25 avril 2016

La chute de François et de la théologie en calotte courte

Par Nicolas Bonnal

 

J’ai été l’un des premiers dans le monde libre du web à « tonner contre » Bergoglio et sa révolution vaticane. Sa cool attitude, son effroyable nullité théologique, sa gauchiste démagogie, mais aussi sa cruauté envers ses opposants m’ont tout de suite répugné. Mon récent voyage à Milan et la profanation de cette cathédrale par les pubs Samsung et Eros de Versace m’ont aussi confirmé qu’il serait temps pour beaucoup d’âmes de changer de chapelle.

Car la prostitution des prophéties est en marche.

Si j’ai été insulté par les papimanes dont se moquaient déjà des esprits comme le frais Rabelais (ah, ces papes modèles de la Renaissance !) ou par mon vieux Léon Bloy, je me sens un peu moins seul maintenant. Certes, les médias« mainstream » aux ordres de Soros ou Sutherland (fidèles soutiens de Bergoglio et de notre envahissement) et gavés de subventions continueront de célébrer la finissante idole, même si elle n’a pas eu la diligence ou l’énergie de réaliser toutes les avanies réformatrices qu’elle s’était promises, mais tout de même !

Car la base de ce néo-catholicisme papiste, si infantilisée qu’elle ait été depuis Vatican II, ne suit plus. Et cela donne les résultats suivants rappelés par Antonio Socci en Italie : « Moins 30 % en un an, c’est un effondrement vertical. Même effondrement pour la présence aux Angélus du pape : 150 000 pèlerins contre 390 000 pour la même période en 2014. La cérémonie d’ouverture du Jubilé, le 8 décembre, qui a été suivie par la moitié de l’assistance prévue (50 000 personnes) a elle aussi été un flop. »

Socci poursuit : « Dans les chiffres sur la fréquentation des audiences papales que la Préfecture de la Maison pontificale a fournis – comme c’est la tradition – pour la centième audience de Bergoglio, la chose la plus claire est l’effondrement qui s’est vérifié entre la première et la troisième année de son pontificat : 1 548 500 présences aux 30 audiences de 2013, 1 199 000 présences aux 43 audiences de 2014 et – attention – 400 100 présences aux 27 audiences tenues jusqu’au 26 Août 2015. »

C’est que François fonctionne, malgré son culte apotropaïque, comme un repoussoir, comme le PS ou Obama à Cuba.

« Des chiffres terribles. Et la tendance est également confirmée par le calcul de la participation moyenne aux audiences générales. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’à l’enthousiasme initial des premiers mois a succédé une amère déception, avec pour conséquence la fuite des rencontres papales. »

Socci explique ainsi ce déclin : « Mais l’immigration n’est qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles le peuple chrétien s’éloigne de Bergoglio. Même pas la plus grave. 2016 sera l’année de vérité. »

Je ne sais pas si 2016 sera l’année de vérité pour ce pape comme pour Wall Street, les socialistes et tout ce monde de maudits qui les accompagne. Mais je prévois au moins une chose : un jour François ne remplira sa cour vitrée du Vatican que des réfugiés de la planète…