Les düners en ville vous font rencontrer des personnes dont vous ignoriez encore l’existence quelques instants plus tît et avec lesquelles vous n’auriez eu, par ailleurs, aucune raison de lier connaissance. Mais ne dit-on pas que les amis de nos amis sont nos amis


Ce type de manifestation est Ă  l’origine d’échanges plus ou moins oiseux qui, le plus souvent, permettent de refaire le monde de fond en comble. Il faut bien alimenter la conversation et, pour ce faire, la situation Ă©conomique et sociale du pays ainsi que sa sĂ©curitĂ©, fournissent, par les temps qui courent, un combustible inĂ©puisable.

C’est Ă  ce genre d’exercice que je me trouve confrontĂ© alors que, autour d’une plantureuse paella, surgissent les inĂ©vitables questions concernant la remise en cause d’une sociĂ©tĂ© anĂ©miĂ©e et d’une civilisation occidentale menacĂ©e dans ses fondements judĂ©o-chrĂ©tiens. De lĂ  Ă  Ă©voquer le Travail, la Famille et, pourquoi pas, la Patrie il n’y a que l’épaisseur cristalline d’un verre de sangria ou d’un ballon de rosĂ©, alors


Alors, intervient un convive choquĂ© par ces relents pĂ©tainistes nausĂ©abonds. Il est vrai qu’on ne saurait comparer une boisson prĂ©tendument ibĂ©rique ou un RasiguĂšres de belle origine, Ă  une eau de Vichy tristounette, fĂ»t-elle consommĂ©e avec la bĂ©nĂ©diction du bon Saint-Yorre prodigue en fines bulles.

Régime des retraites, ils en ont parlé !

Régime des retraites, ils en ont parlé !

Vous commencez Ă  me connaĂźtre et mon tact innĂ©, ma prudence lĂ©gendaire, ne sauraient vous surprendre. Je me glisse donc dans l’échange qui devient virulent, m’efforçant de calmer les esprits en rappelant certaines vĂ©ritĂ©s intangibles et en ouvrant quelques pistes symboliques qui pourraient conduire Ă  l’éradication de ces concepts malsains du siĂšcle dernier. Ne polluent-ils pas l’atmosphĂšre vivifiante du vivre ensemble dans laquelle nous aimerions nous prĂ©lasser le plus longtemps possible ?

Les Ă©volutions rĂ©centes concernant, mariage, filiation et procrĂ©ation rendent incontestablement dĂ©suets des usages aux origines parfois sulfureuses. Ainsi, ne pourrait-on pas prioritairement supprimer cette « FĂȘte des mĂšres » qui perd de sa crĂ©dibilité ? Qui plus est, elle a Ă©tĂ© officialisĂ©e Ă  l’instigation de PĂ©tain lui-mĂȘme qui, le jour de son institutionnalisation, a osĂ© profĂ©rer des propos plus que jamais discriminatoires : « Vous seules, savez donner Ă  tous ce goĂ»t du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous ĂȘtes les inspiratrices de notre civilisation chrĂ©tienne. »

Quand on sait que, par ailleurs, c’est par une loi dite « Belin » (alors secrĂ©taire d’État au travail) qu’est instituĂ©e, le 24 avril 1941, toujours Ă  l’initiative d’un PĂ©tain, plus sĂ©nile que jamais, « La fĂȘte du travail et de la concorde sociale », fixĂ©e le 1er mai et que, sous le gouvernement Darlan, elle devient jour fĂ©riĂ©, chĂŽmĂ© et payĂ©, ses origines collaborationnistes, ne justifieraient-elles pas sa suppression dans les dĂ©lais les plus brefs ?

C’est encore sous le rĂ©gime de Vichy que Belin, encore lui, aprĂšs avoir fait adopter, dĂšs le 11 octobre 1940, un projet de loi sur l’instauration d’un rĂ©gime de retraite par rĂ©partition, met en place, quelques mois plus tard, « l’allocation des vieux travailleurs salariĂ©s », premier systĂšme intĂ©gral par rĂ©partition. Alors que la rĂ©forme des retraites est d’actualitĂ©, pourquoi ne pas rompre avec cette forme hypocrite de solidaritĂ© qu’est cette rĂ©partition, pour revenir au principe de capitalisation beaucoup plus responsabilisant ? Celui-ci serait davantage en adĂ©quation avec l’individualisme qui caractĂ©rise notre sociĂ©tĂ© actuelle. On abandonnerait ainsi cette forme de paternalisme camouflĂ© qui vise Ă  infantiliser la population pour mieux la neutraliser avant de l’exploiter.

Quant Ă  la Patrie, en cette heure oĂč il n’est question que d’Europe, de mondialisation, de village planĂ©taire et de sauvetage de la planĂšte, que voulez-vous en faire, si ce n’est vous en tamponner le coquillard avec une plume de hareng saur, bio bien entendu. TrĂšs symboliquement pourrait ĂȘtre abandonnĂ© le dĂ©suet « Amour sacrĂ© de la Patrie le jour de gloire est arrivé  »

Pour le remplacer, il serait fait appel aux meilleurs rappeurs des territoires perdus de la RĂ©publique, ce qui, trĂšs accessoirement, permettrait peut-ĂȘtre de les faire rentrer dans son giron maternel.

C’est ainsi, et j’en suis fier, que je calme cette assemblĂ©e surchauffĂ©e, avant de l’abandonner, (avec la prudence qui me caractĂ©rise) face Ă  un abĂźme de perplexitĂ©. AbĂźme d’autant plus profond que la plupart des convives, sinon tous, ignorent le volet social du « Vichysme » abhorrĂ©.

Note

(1) J’ai sciemment bouleversĂ© l’ordre de ce titre, pour ne pas attirer l’attention des censeurs de la bien-pensance et protĂ©ger mon rĂ©dacteur en chef, de leurs foudres jupitĂ©riennes. DĂ©cidĂ©ment je serai un parfait faux cul jusqu’à mon dernier souffle.

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