L’annĂ©e 2020 commence par un coup de tonnerre en Autriche. Dans la soirĂ©e du 1er janvier, aprĂšs quatre mois d’intenses tractations, le conservateur Sebastian Kurz et le Vert Werner Kogler (photo) annoncent qu’ils gouverneront ensemble.

Le 29 septembre dernier, les Autrichiens Ă©lisaient un nouveau Conseil national aprĂšs la dissolution du prĂ©cĂ©dent qui, le 27 mai 2019, avait pour la premiĂšre fois renversĂ© le gouvernement conservateur de Kurz. L’adoption de la motion de censure rĂ©sultait de l’explosion de l’alliance entre les conservateurs et les nationaux-populistes du FPÖ, victimes de l’« Ibizagate », un coup montĂ© contre le prĂ©sident du FPÖ, Hans-Christian Strache, par des officines probablement austro-allemandes.

Par l’application de la proportionnelle, aucun parti n’obtient seul la majoritĂ© absolue des siĂšges. Les grands vainqueurs du scrutin sont les conservateurs (37,54 %, 71 Ă©lus, soit un gain de neuf dĂ©putĂ©s) et les Verts (13,80 %) qui reviennent au Parlement avec 26 dĂ©putĂ©s ainsi que, dans une moindre mesure, les libĂ©raux europhiles de NEOS (Nouvelle Autriche et Forum libĂ©ral) (8,06 %, 15 siĂšges, soit cinq de plus). Les grands perdants s’appellent le FPÖ (16,21 %, 31 dĂ©putĂ©s et une perte de vingt siĂšges) et les sociaux-dĂ©mocrates du SPÖ (21,22 %, 40 Ă©lus et douze dĂ©putĂ©s en moins). L’entente gouvernementale conservateurs – Verts concrĂ©tise fort logiquement le refus du plus jeune chancelier de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Autriche de renouer avec le FPÖ ou de tenter une Ă©niĂšme « Grande Coalition » avec des sociaux-dĂ©mocrates dĂ©catis.

Pour la premiĂšre fois en Autriche, aprĂšs que leurs dĂ©lĂ©guĂ©s ont entĂ©rinĂ© Ă  93,18  % l’accord de gouvernement lors d’un congrĂšs extraordinaire, les Verts disposent de quatre postes ministĂ©riels. Les transports et l’énergie dĂ©pendent d’un seul grand ministĂšre technique. Le ministĂšre de la Justice revient Ă  une ancienne rĂ©fugiĂ©e bosniaque, une autre premiĂšre. Werner Kogler devient pour sa part vice-chancelier. Cette alliance confirme l’embourgeoisement des Verts, leur conversion au libĂ©ralisme Ă©conomique et leur collusion avec le conservatisme libĂ©ral-sĂ©curitaire. Gardons Ă  l’esprit que Kurz veut interdire le mouvement identitaire autrichien de l’hĂ©roĂŻque Martin Sellner, trĂšs actif contre l’immigration de peuplement.

Le rapprochement entre les Verts et les conservateurs a probablement Ă©tĂ© encouragĂ© en coulisse par le prĂ©sident fĂ©dĂ©ral lui-mĂȘme Ă©colo-compatible, Alexander Van der Bellen. Sans surprise, l’Église catholique autrichienne se fĂ©licite de cette nouvelle donne qui met en pratique les aspirations du « pape » conciliaire Bergoglio. Historiquement, Ă  l’instar de son homologue allemand, le clergĂ© autrichien n’a jamais cachĂ© son adhĂ©sion au modernisme et aux conclusions spĂ©cieuses du soi-disant concile Vatican II.

Concomitant Ă  l’effondrement de la gauche sociale-dĂ©mocrate, le succĂšs des Verts en Autriche, en Allemagne, en Belgique et en Suisse prouve que les classes moyennes de gauche se dĂ©tournent de leurs formations habituelles et protestent Ă  leur tour en privilĂ©giant les Verts. Berlin regarde avec attention l’évĂ©nement autrichien. La CDU d’Angela Merkel et d’Annegret Kramp-Karrenbauer cherche dĂšs Ă  prĂ©sent un partenaire de remplacement au SPD. ChrĂ©tiens-dĂ©mocrates et GrĂŒnen administrent dĂ©jĂ  depuis quatre ans le Land du Bade-Wurtemberg. Plusieurs municipalitĂ©s sont mĂȘme dirigĂ©es par des attelages CDU – SPD – Verts ou CDU – Verts – libĂ©raux. Il fut mĂȘme un temps question d’une entente ministĂ©rielle fĂ©dĂ©rale « JamaĂŻque » noire (CDU) – jaune (libĂ©raux) – Verte


Cette nouvelle configuration politique prend forme en raison de l’aveuglement de la mouvance nationale aux enjeux de la nature, des Ă©cosystĂšmes et des paysages. L’hyper-classe mondiale rĂ©ussit ce que l’opposition nationale, populaire et europĂ©enne aurait dĂ» entreprendre depuis au moins trente ans : permettre l’indispensable convergence des luttes identitaires, sociales et Ă©cologiques.

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