29 novembre 2020

Le Parlement européen étend la notion d’état de droit à l’avortement

Par Euro Libertes

par Olivier Bault.

Alors que les Premiers ministres polonais et hongrois devaient se réunir jeudi à Budapest pour discuter ensemble de leur veto au budget et au plan de relance de l’UE, le Parlement européen prévoyait de voter ce jour-là une résolution critiquant la situation de l’état de droit en Pologne dans le contexte de la récente décision du Tribunal constitutionnel de ce pays interdisant les avortements eugéniques.

Ouvrant le débat sur cette résolution mercredi, la commissaire européenne à l’égalité, la travailliste maltaise Helena Dalli, a reconnu que, « du point de vue juridique, il est clair que l’UE n’a pas de compétence en ce qui concerne le droit à l’avortement dans les pays membres ». Mais elle a tenu à préciser combien la défense des droits des femmes lui était chère et que l’accès à l’avortement en faisait partie.

Si elle ne se reconnaît pas (encore) de compétence sur la question de l’avortement en Pologne, Dalli revendique en revanche celui de refuser les fonds européens aux pays comme la Pologne qui ne respecteraient pas, selon elle, les « droits LGBT ». Pourtant, cela n’entre pas plus que l’avortement dans la sphère des compétences de l’UE. Et d’ailleurs, même en matière d’avortement, Mme Dalli a remis en cause la légitimité du Tribunal constitutionnel polonais en se référant aux reproches formulés depuis 2015 à la Pologne par la Commission européenne. Elle a aussi apporté son soutien aux manifestations féministes de ces dernières semaines alors que celles-ci se sont accompagnées notamment d’attaques contre les églises, ce qui ne semble pas gêner la travailliste maltaise. Cela ne semblait pas non plus gêner la présidente du groupe socialiste, l’Espagnole Iratxe García, qui arborait un tee-shirt avec l’éclair rouge semblable à la rune de la victoire des nazis servant de symbole à l’organisation polonaise d’ultragauche Strajk Kobiet (« Grève des femmes »).

Dans le même temps, des féministes manifestaient devant le Parlement européen, recouvertes d’un drap blanc de style burka, avec sur la tête une couronne de fleurs blanches de style jeune mariée et une énorme tache rouge représentant du sang dégoulinant du bas-ventre jusqu’aux pieds.

Les eurodéputés du PiS ont protesté mercredi contre cette nouvelle ingérence des institutions européennes dans un domaine réservé aux Etats membres. « Nous sommes un pays souverain et les jugements de notre Tribunal constitutionnel sur la base de notre Constitution sont des jugements souverains qui ne peuvent pas être remis en cause par les institutions de l’UE », a fait remarquer la Polonaise Beata Kempa tandis que sa compatriote Beata Mazurek demandait, puisque l’on veut faire de l’avortement un droit des femmes, ce qu’il en était des droits de l’enfant en gestation.

 Il ne faisait quasiment aucun doute que la résolution proposée par le groupe socialiste, les centristes libéraux et l’extrême gauche serait adoptée jeudi, le groupe de centre droit PPE ayant comme d’habitude promis son soutien, peut-être avec quelques objections comme, par exemple, sur la clause de la résolution appelant la Commission européenne à « intégrer le droit à l’avortement dans la prochaine stratégie de l’UE pour la santé ».

Intervenant au nom du groupe Identité et démocratie, l’eurodéputé français Nicolas Bay (RN) a fait remarquer à la majorité du Parlement européen qu’en agissant comme elle le fait et en ayant réussi à imposer au Conseil le nouveau mécanisme devant conditionner les fonds européens à l’état de droit et aux « valeurs européennes », c’est elle la première responsable du blocage du budget et du plan de relance, et c’est elle qui viole l’état de droit.

Une chose est sûre, la discussion de mercredi au Parlement européen sur l’avortement en Pologne ne peut qu’inciter les dirigeants polonais et hongrois à maintenir leur veto tant que ce mécanisme n’aura pas été supprimé ou redéfini de manière à garantir le respect des traités européens et de leur souveraineté.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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