11 novembre 2020

Le deuil d’un animal de compagnie

Par Jill-Manon Bordellay

Lorsque notre compagnon animal disparaît, il est difficile de se montrer affecté tant l’animal disparu n’est pas considéré comme l’égal d’un humain.

Beaucoup de propriétaires d’animaux qui pleurent leur compagnon, se cachent, ayant honte du regard quelque peu étonné de personnes ne comprenant pas ce chagrin, car après tout, disent-ils : « Ce n’est qu’un animal ! Prenez-en un autre ! »

Comme si un animal pouvait être remplacé par un autre.

Et pourtant, la douleur du manque reste la même, et même parfois est plus intense que pour la perte d’une personne humaine qui partage notre vie.

Mais comment est-il possible de ressentir tant de peine pour un animal ? C’est ainsi du moins, que semble penser la plupart des personnes qui n’ont jamais eu d’animaux.

Ceci invite à réfléchir sur cette douleur du deuil qui paraît inadaptée à nos sociétés et pourtant la relation homme-animal peut très souvent être fusionnelle au point où l’animal décédé emporte avec lui une partie de l’histoire qu’il tissait avec son maître.

En effet, entre le maître et son animal de compagnie se noue une vraie vie construite jour après jour au rythme des habitudes, des sorties, des complicités. Ainsi beaucoup considèrent l’animal de compagnie comme faisant partie intégrante de la famille, comme un enfant.

C’est le cas d’Akira Mizubayashi, écrivain japonais né en 1951 et dont le roman s’intitule Mélodie : chronique d’une passion (Babelio). Il décrit l’histoire de la fin de vie de sa chienne golden retriever.

Si nous projetons un grand avenir bien construit pour un enfant, il n’en est pas de même pour l’animal qui nous quitte en général bien souvent avant nous et qui a, de ce fait, une courte longévité disproportionnée à l’amour que nous lui portons et à l’attachement qu’il a pour nous.

En même temps, si l’animal est dépendant de nous comme un enfant, il a une relation plus proche et surtout plus constante que celle de l’enfant, lequel progressivement se détache de ses parents jusqu’à s’y opposer.

Jules Renard (1864-1910) écrivait avec humour dans Histoires naturelles : « Entre le chien et son maître, il n’y a qu’un saut de puce ». C’est ainsi qu’au-delà du langage, l’animal décrypte les expressions de son maître et absorbe comme une éponge ses émotions.

Qui mieux que notre animal nous connaît autant ?

L’animal ne nous reproche rien, ne nous critique pas, il accepte que nous soyons anxieux, malade, handicapé, vieux, pauvre et reste fidèlement à notre côté : « Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu’il n’a pas d’âme » (Victor Hugo, 1802-1885).

Ainsi, la société ne prend pas suffisamment au sérieux le fait du deuil ressenti lors de la perte de l’animal. Il n’y a pas de rituels de deuil, pas d’avis de décès dans les journaux ni de cérémonies, ce qui n’aide pas à faire le deuil, ni à surmonter la perte.

Akira Mizubayashi dans son livre décrit de façon discrète, mais authentique la maladie et la disparition de sa chienne. Partageant la passion de la musique classique, le narrateur nomme sa chienne Mélodie parce que la musique est l’atmosphère sonore qui unit chaque membre de la famille, y compris sa chienne, au centre, au cœur, de cette communauté affective. Il écrit : « Elle était lénifiante, pourvoyeuse d’une énergie saine, vivifiante, rééquilibrante… Elle était toujours là, avec moi, à côté de moi, entre nous, parmi nous. »

Ainsi Franz Cappé, dans son ouvrage Mon chien, mon chat va partir (Albin Michel) souligne que l’animal de compagnie serait alors un moyen de combler le manque d’affection des personnes en proie à l’isolement. Aux USA et au Canada, des entreprises permettent à leurs employés de prendre des jours de congé au moment du décès de leur animal. De plus, des organisations de groupes de parole existent pour exprimer sa douleur et la faire entendre. Car avec l’animal de compagnie nous sommes sans doute garants de n’être jamais vraiment seuls.

Alphonse de Lamartine (1789-1869) dans Confidences écrit : « Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien. »

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