L’« affaire Mila » dĂ©montre une nouvelle fois que la soi-disant « Droite nationale » aime se fourvoyer avec ses pires ennemis au risque d’en perdre sa singularitĂ© dĂšs qu’elle entend le couplet Ă©culĂ© de l’« unitĂ© nationale ».

Mila est cette lycĂ©enne de 16 ans vivant Ă  Villefontaine en IsĂšre. Le 18 janvier dernier, elle insulte l’Islam sur le rĂ©seau social Instagram. HabituĂ©e Ă  Ă©taler sa vie privĂ©e sur cette place publique virtuelle, elle repousse ce jour-lĂ  les lourdes avances d’un pitoyable dragueur probablement de confession musulmane. TouchĂ© dans sa fiertĂ©, celui-ci la tance vertement. Mila rĂ©plique en vilipendant la religion musulmane. Elle suscite en rĂ©action une vague de commentaires haineux, de menaces de mort et d’appels au viol. DĂ©scolarisĂ©e quelques semaines, Mila et ses proches vivent maintenant sous protection policiĂšre. Si la police cherche Ă  identifier les auteurs des menaces, le Parquet a finalement dĂ©cidĂ© un non-lieu concernant une supposĂ©e incitation Ă  la haine raciale. On ignorait que les mahomĂ©tans appartinssent Ă  une race


Des politiciens (et surtout des politiciennes !) se distinguent par leur condamnation explicite des propos de l’adolescente. Les viragos du fĂ©minisme, si promptes d’habitude Ă  dĂ©noncer le premier Gabriel Matzneff venu, se font pour l’occasion bien discrĂštes. D’autres, en particulier ceux du Rassemblement ex-national, lui apportent un soutien mĂ©diatique et s’alignent sur la « gauche Charlie ». Ainsi l’avocat de l’hebdomadaire satirique, Richard Malka, la dĂ©fend-il. Marine – Malka, mĂȘme combat ? Un cauchemar


Outre le rĂŽle dĂ©lĂ©tĂšre des rĂ©seaux sociaux dans la construction psychique des enfants mineurs qui ne devraient pas les utiliser avant leur majoritĂ© lĂ©gale, cette affaire prouve la nocivitĂ© de cinq dĂ©cennies d’immigration extra-europĂ©enne avec l’inĂ©vitable islamisation qui en dĂ©coule. Ce phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant profite de l’anomie grandissante d’une sociĂ©tĂ© soumise aux lubies minoritaires inclusives, multiculturalistes et gendĂ©ristes Ă  tel point que l’intersectionnalitĂ© tant vantĂ©e en fac atteint ici ses limites conceptuelles.

En effet, invitĂ©e le 3 fĂ©vrier sur TMC dans l’émission de l’ineffable Yann BarthĂšs « Quotidien », Mila relate ce qui dĂ©clencha la colĂšre de son soupirant Ă©conduit et le torrent de critiques virulentes Ă  son encontre. Elle discute alors sur le rĂ©seau social, suivie en direct par des dizaines d’internautes, – ce qui ne correspond donc pas Ă  une conversation privĂ©e -, avec une abonnĂ©e qui l’interroge sur ses prĂ©fĂ©rences sexuelles. Eh oui ! À 16 ans, on s’exhibe volontiers au risque d’ĂȘtre impudique. DĂ©jĂ  bien dĂ©vergondĂ©e, Mila dĂ©voile sa vie intime : « Je lui ai dit que j’étais lesbienne. Elle m’a demandĂ© quel Ă©tait mon style de fille, m’a dit qu’elle, personnellement, n’aimait pas particuliĂšrement les Rebeus et les Noires. Je lui ai dit que c’était pareil pour moi (LibĂ©ration des 8 et 9 fĂ©vrier 2020) ».

Toujours prĂȘt Ă  rĂ©agir, BarthĂšs reste coi. Ne pas apprĂ©cier des Beurettes et des Africaines, n’est-ce pas une preuve flagrante de discrimination ? Mila n’avoue-t-elle pas un dĂ©sir de sĂ©grĂ©gation ? Refuserait-elle le paradis multiracial arc-en-ciel ? La lycĂ©enne isĂ©roise ne serait-elle pas une sympathisante cachĂ©e du nationalisme queer ? C’est une nouvelle manifestation du gendĂ©risme.

Cette approche se retrouve dans la proposition de loi constitutionnelle dĂ©posĂ©e par 41 dĂ©putĂ©s LR – UDI et non-inscrits. Le texte prĂ©voit d’ajouter dans l’article 4 de la Constitution de 1958 la laĂŻcitĂ© et d’inscrire dans l’article 1er que « nul individu ou nul groupe ne peut se prĂ©valoir de son origine ou de sa religion pour s’exonĂ©rer du respect de la rĂšgle commune », c’est-Ă -dire du Diktat franc-maçon. Les partis dits « communautaristes » ne bĂ©nĂ©ficieraient plus du financement public et pourraient se voir dissoudre pour provocation Ă  la discrimination, Ă  la haine ou Ă  la violence. Le mouvement national-catholique Civitas ou des formations favorables Ă  la prĂ©fĂ©rence nationale et Ă  « la France aux Français » seraient les premiers ciblĂ©s. En revanche, un dĂźner annuel hautement communautaire auquel sont conviĂ©es toutes les autoritĂ©s du RĂ©gime se poursuivra sans aucun problĂšme.

Le Code pĂ©nal comporte vingt-trois critĂšres de discrimination (l’ñge, le sexe, l’origine, l’appartenance ou non Ă  une race, Ă  une nation ou Ă  une ethnie, la grossesse, l’état de santĂ©, le handicap, les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, l’orientation sexuelle, l’identitĂ© de genre, les opinions politiques, syndicales et philosophiques, les croyances ou l’appartenance ou non Ă  une religion, la situation de famille, l’apparence physique, le nom, les mƓurs, le lieu de rĂ©sidence, la perte d’autonomie, la vulnĂ©rabilitĂ© Ă©conomique, la glottophobie et la domiciliation bancaire). Pourquoi cette restriction aux seules origine et religion ? Un intersexuel non binaire ou un chauve Ă  forte surcharge pondĂ©rale pourraient-ils, eux, y dĂ©roger lĂ©galement ?

Pis, cette proposition de loi constitutionnelle stipule que tout agent public avant de prendre sa fonction devrait prĂȘter serment d’« adhĂ©rer loyalement Ă  la RĂ©publique, Ă  ses valeurs de libertĂ©, d’égalitĂ© et de fraternitĂ© et Ă  la Constitution ». « En cas de parjure, explique ce texte affligeant, l’agent serait automatiquement dĂ©mis de ses fonctions car nul ne peut servir la RĂ©publique sans adhĂ©rer aux valeurs de celle-ci et de ses textes fondateurs ». On notera l’occultation complĂšte de la France par rapport Ă  la sinistre «  Ripoublique », validant notre thĂšse gallovacantiste.

CrĂ©ature Ă©chappĂ©e de la mĂ©nagerie chiraquienne, le prĂ©sident de la commission des Lois du SĂ©nat, Philippe Bas, justifie l’initiative de ses collĂšgues par un argument invraisemblable : « Comme en 1789, nous avons besoin de renouer notre accord sur le principe du vivre-ensemble (Le Figaro du 3 fĂ©vrier 2020) ». Philippe Bas (d’esprit) ne cache pas son ignorance presque rĂ©visionniste de l’histoire


La RĂ©publique française devient sous couvert d’un vivre-ensemble infernal une nouvelle divinitĂ© laĂŻque. Viendront bientĂŽt l’interdiction de l’Action Française et de la Nouvelle Action Royaliste, l’expulsion de la Maison d’OrlĂ©ans et la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ© des princes Louis de Bourbon, NapolĂ©on et Sixte-Henri de Bourbon-Parme tandis qu’un islamisme fomentĂ© depuis Riyad, Doha et Ankara s’implante durablement dans les banlieues de l’immigration sans cesse renouvelĂ©e. L’islamisme tue des vies tandis que le gendĂ©risme massacre des Ăąmes. Le BorĂ©en du XXIe siĂšcle doit combattre ces deux menaces Ă©quivalentes au nom d’une troisiĂšme voie dĂ©cente.

Dans ces circonstances difficiles, n’espĂ©rons rien du Rassemblement ex-national. Celui-ci prĂ©fĂ©rera toujours traduire devant son conseil de discipline sa tĂȘte de liste Ă  GuĂźnes dans le Pas-de-Calais, Laurent MarĂ©caux, trente ans de militantisme au Front national. Sa faute ? Avoir proposĂ© sur sa page Facebook, le 26 janvier dernier, « l’instruction des adultes et des enfants au tir de dĂ©fense, face aux menaces islamistes prĂ©sentes et futures ». Scandale au CarrĂ© de Nanterre !

Cette suggestion lĂ©gitime ne va pourtant pas assez loin. À l’instar de la prĂ©paration militaire obligatoire en Russie, c’est toute la jeunesse albo-europĂ©enne de France qui devrait recevoir de vĂ©ritables cours martiaux, y compris la post-binaire Mila, grande amie d’une partie seulement du genre humain, qui dĂ©couvrira enfin le maniement des gros calibres.

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