Parlement europĂ©en contre Pologne : l’Etat de droit n’est qu’une excuse

par Olivier Bault

Si l’on en doutait encore, la prĂ©sentation cette semaine d’un nouveau rapport contre la Pologne Ă  la commission des libertĂ©s civiques (« commission LIBE ») du Parlement europĂ©en a dĂ©montrĂ© Ă  quel point l’État de droit est instrumentalisĂ© Ă  Strasbourg et Bruxelles pour imposer l’idĂ©ologie progressiste. Deux rĂ©unions avaient lieu cette semaine : la premiĂšre lundi Ă©tait retransmise en direct, la deuxiĂšme mercredi se dĂ©roulait Ă  huis clos. Qui avait-on invitĂ© pour venir agrĂ©menter la prĂ©sentation de ce rapport ? À une exception prĂšs, uniquement des reprĂ©sentants d’organisations fĂ©rocement hostiles au PiS. Deux voix dissidentes parmi les membres de la commission LIBE : celle du dĂ©putĂ© polonais du PiS, Patryk Jaki, qui fait remarquer au rapporteur espagnol, Juan Fernando LĂłpez Aguilar, les inepties et contradictions de son rapport, en citant des exemples prĂ©cis, mais qui n’obtient aucune rĂ©ponse ; celle ensuite du dĂ©putĂ© français du RN Nicolas Bay, qui se heurte Ă  la mĂȘme rĂ©action dĂ©sintĂ©ressĂ©e de la part du rapporteur.

Le Français fait remarquer que les reproches concernant la sĂ©paration insuffisante des pouvoirs aprĂšs les rĂ©formes de la Justice par le PiS pourraient s’appliquer de la mĂȘme maniĂšre Ă  la France et Ă  l’Italie, et il donne des exemples concrets Ă  l’appui de ses affirmations. Il conclut que si les dĂ©putĂ©s au Parlement europĂ©ens ont le droit de critiquer les gouvernements du PiS, en dernier recours c’est aux Ă©lecteurs de dĂ©cider.

Le Polonais, de son cĂŽtĂ©, termine son intervention en rĂ©futant l’affirmation des reprĂ©sentants d’autres groupes, notamment les centristes-libĂ©raux de Renew Europe et les Verts, selon lesquels l’avortement serait un droit fondamental. Pour Jaki, le droit fondamental, c’est le droit Ă  la vie de l’enfant Ă  naĂźtre.

Et c’est bien lĂ  le cƓur du conflit permanent entre la majoritĂ© au Parlement europĂ©en et la majoritĂ© en Pologne. Dans son rapport contre la Pologne, le socialiste espagnol LĂłpez Aguilar prĂ©tend lui aussi que l’avortement serait un droit fondamental, alors qu’il n’est reconnu comme tel ni par le droit europĂ©en ni par le droit international. Pourtant, les autres dĂ©putĂ©s de la Commission LIBE, quand ils n’étalent pas leur profonde ignorance des dossiers en formulant des reproches mal informĂ©s Ă  propos des rĂ©formes de la justice (comme c’était le cas de la reprĂ©sentante du PPE), choisissent de demander des sanctions contre leur propre pays faute d’avoir su convaincre les Ă©lecteurs (exemple de la reprĂ©sentante polonaise du groupe socialiste) ou appellent Ă  Ă©largir les procĂ©dures de sanction contre la Pologne Ă  des questions comme les restrictions sur l’avortement ou le refus de l’idĂ©ologie LGBT (exemple des reprĂ©sentantes des groupes Renew Europe et Verts).

Le prĂ©sident LĂłpez Aguilar avait rĂ©servĂ© les interventions de ses invitĂ©s les plus sulfureux pour la rĂ©union Ă  huis clos de mercredi, et pour cause ! La militante d’extrĂȘme gauche Karolina Wieckiewicz, prĂ©sentĂ©e comme une simple « juriste », choque jusque dans les milieux pro-avortement en Pologne avec les campagnes de son « Abortion Dream Team » censĂ©es convaincre que se faire avorter, c’est bien. GrĂące Ă  nos sources au sein de la commission LIBE, nous savons que, de concert avec la reprĂ©sentante de la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme, une ONG financĂ©e par Soros, Wieckiewicz est venue assurer que la Pologne, non contente de limiter l’accĂšs Ă  l’avortement Ă  des cas bien prĂ©cis, restreint aussi l’accĂšs Ă  la contraception. PressĂ©es d’ĂȘtre plus prĂ©cises, les deux militantes ont expliquĂ© que la contraception n’était pas gratuite en Pologne, et que c’est dĂ©jĂ  en soi une violation des droits civiques. VoilĂ  donc Ă  quoi s’occupent les dĂ©putĂ©s du Parlement europĂ©en pendant la plus grave crise qu’ait connue le continent ces derniĂšres dĂ©cennies !

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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