EnvoyĂ© comme observateur laĂŻc par le roi Henri II au Concile de Trente, le juriste Michel de L’Hospital fit part de son impression au Chancelier de France : « Que d’abord on rĂ©forme les mƓurs. On rĂ©formera plus tard les croyances ». Ce pourrait ĂȘtre le slogan du PrĂ©sident nouveau, s’il veut tenir sa seule promesse aisĂ©ment rĂ©alisable.

Il est Ă©vident qu’aucun prĂ©sident traditionnel ne pourra inverser le processus du chĂŽmage de masse induit par la dĂ©sindustrialisation du pays et l’inadĂ©quation de l’instruction publique aux nĂ©cessitĂ©s de l’époque. De mĂȘme, l’on n’attend pas de l’homme lige de la finance cosmopolite qu’il arrĂȘte l’immigration-invasion. Du moins, est-on en droit d’espĂ©rer qu’aprĂšs le rĂšgne nĂ©gatif de son prĂ©dĂ©cesseur, l’on assiste Ă  un retour en force des vĂ©ritables valeurs de la dĂ©mocratie.

Celle-ci n’est nullement rĂ©sumĂ©e par le droit de vote et moins encore par le respect des « droits » catĂ©goriels et communautaires – qui, toujours et partout, furent l’imposition, Ă  la majoritĂ© honnĂȘte mais amollie des citoyens, de la dictature des minoritĂ©s.

La vĂ©ritable DĂ©mocratie rĂ©side dans l’égalitĂ© de tous les citoyens face Ă  la Loi (en terme savant, cela se dit : Isonomia) et dans la mĂ©ritocratie.

En clair, si le PrĂ©sident nouveau tient Ă  passer Ă  la postĂ©ritĂ© pour un homme d’État (on n’en a pas connu depuis Raymond PoincarĂ©), il se doit de lutter contre la corruption des politiciens, mais aussi celle des hauts fonctionnaires et de tous ceux qui manipulent les fonds publics. Il doit lutter contre l’influence maçonnique, communautaire, religieuse et politique dans l’attribution des postes publics, financĂ©s par l’argent des impĂŽts et taxes.

Aucun Ă©tranger ne doit rester en France s’il commet le moindre dĂ©lit. Aucun Ă©tranger ne doit accĂ©der au titre de citoyen français s’il n’a pas dĂ©montrĂ© ses capacitĂ©s de travail et de probitĂ© lors de son sĂ©jour en France
 et tout dĂ©lit doit entraĂźner la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©. La citoyennetĂ© française apporte trop d’avantages pour n’ĂȘtre pas attribuĂ©e au seul mĂ©rite.

Le respect de la loi sur les rĂ©fugiĂ©s politiques ou religieux doit ĂȘtre absolu. Aucun individu recueilli Ă  ce titre ne doit faire de propagande ni se rendre coupable des moindres agissements qui pourraient mettre en difficultĂ© l’État et la Nation de France.

Enfin et surtout, un prĂ©sident de la RĂ©publique française doit se prĂ©occuper, par-dessus tout, de la sĂ©curitĂ© et des besoins des citoyens français. En cas de pĂ©ril – et le chĂŽmage de masse, l’immigration-invasion d’extra-EuropĂ©ens souvent peu utiles et parfois dĂ©linquants voire criminels, le terrorisme mahomĂ©tan forment une somme suffisamment grande de pĂ©rils pour que la Nation se sente en Ă©tat de prĂ©-guerre civile –, l’égoĂŻsme national est un devoir.

En clair : que l’on se prĂ©occupe de moralitĂ© et de grands principes et, surtout, que l’on se moque des doctrines politico-Ă©conomiques. Le XXe siĂšcle, le plus sanglant et le plus immonde de l’histoire, a amplement dĂ©montrĂ© la dangerositĂ© extrĂȘme des dogmes. Place Ă  la morale et Ă  l’équité  l’intendance suivra !

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

Articles similaires