Depuis plus de six mois de contestation chaque samedi dans les rues et souvent sur les ronds-points, les « Gilets jaunes », par-delĂ  leur sympathique spontanĂ©itĂ© et leur hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© socio-politique, se retrouvent sur une mĂȘme (et seule ?) revendication : le rĂ©fĂ©rendum d’initiative populaire ou « citoyenne ». Cette proposition serait bienvenue si elle s’appliquait en prioritĂ© aux problĂšmes communaux et dĂ©partementaux, voire Ă  la rigueur rĂ©gionaux.

L’usage de ce droit d’initiative implique en effet au prĂ©alable une rĂ©elle implication pour la chose publique ainsi qu’une vĂ©ritable connaissance des enjeux grĂące Ă  une information impartiale. Ces conditions ne sont pas valables pour l’heure en France en raison de la psychologie collective statolĂątrique des Français.

Les « Gilets jaunes » considĂšrent nĂ©anmoins l’initiative rĂ©fĂ©rendaire comme la panacĂ©e alors qu’elle peut se rĂ©vĂ©ler pĂ©rilleuse. La votation suisse du 19 mai dernier le confirme amplement. Avec une estimation de 2,3 millions d’armes, la ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique se place au seiziĂšme rang mondial pour le nombre d’armes par habitant.

Signataire des accords de Schengen et de Dublin, la Suisse a dĂ» intĂ©grer dans son droit fĂ©dĂ©ral une directive de l’Union dite europĂ©enne de lutte contre le terrorisme, d’interdiction des armes semi-automatique et pour le traçage des armes et de leurs composants. Principale formation hostile Ă  l’UE, l’UDC – PPS (Union dĂ©mocratique du Centre – Parti populaire suisse) et le groupe d’influence favorable aux armes ProTell ont jugĂ© cette transposition liberticide, d’oĂč la votation (ou rĂ©fĂ©rendum fĂ©dĂ©ral d’initiative populaire).

La participation est moins Ă©levĂ©e que prĂ©vu (43,3 %). Le oui Ă  la directive l’emporte largement Ă  63,73 %. Seul le Tessin la rejette Ă  54,5 %. Il s’agit d’une grande victoire pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral, les partis de gauche et les pharisiens du dĂ©sarmement civique. Certes, le citoyen suisse conservera le droit de dĂ©tenir son arme de combat pour le service militaire. Il ne pourra plus en revanche la transmettre Ă  son hĂ©ritier ou la vendre. Les possesseurs d’armes seront en outre mieux identifiĂ©s et donc fichĂ©s. Un permis d’acquisition d’une arme semi-automatique (soit un chargeur de dix cartouches pour un pistolet ou de vingt pour un fusil) sera obligatoire. Le texte approuvĂ© renforce enfin l’étroite collaboration des autoritĂ©s helvĂ©tiques avec l’Union pseudo-europĂ©enne.

Si ce projet de durcissement de la loi actuelle avait Ă©tĂ© rejetĂ©, la Suisse aurait Ă©tĂ© contrainte de sortir des accords de Schengen et de Dublin bien que ces textes prĂ©voient des exceptions que Berne aurait pu faire valoir. Par ailleurs liĂ©e en matiĂšre de dĂ©fense Ă  l’OTAN malgrĂ© la neutralitĂ© revendiquĂ©e, la Suisse appartient dĂ©sormais de facto Ă  une Union supposĂ©e europĂ©enne.

Il faut corrĂ©ler la victoire du oui aux rĂ©centes dĂ©convenues arrivĂ©es aux candidats de l’UDC-PPS dans plusieurs communes et cantons. Les nouveaux Ă©lecteurs suisses semblent prĂȘts Ă  rejoindre Ă  plus ou moins longue Ă©chĂ©ance l’UE et, pourquoi pas ? l’Alliance Atlantique. Comment ?

En usant Ă  leur tour de l’initiative populaire rĂ©fĂ©rendaire ! Qu’elle soit reprĂ©sentative ou semi-directe, la dĂ©mocratie moderne est en soi un mal majeur pour notre civilisation borĂ©enne.

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