23 septembre 2020

Les leçons du phénomène Legault

Par Rémi Tremblay

Malgré la mise sur pause de la démocratie au Québec, le peuple se range derrière le Premier ministre.

François Legault, depuis le début de la pandémie du coronavirus en mars dernier, bénéficie d’un taux de popularité qui, de mémoire d’homme, est inégalé, du moins au Québec. Surfant sur une vague de 76% d’appuis, il est de loin le Premier ministre le plus consensuel et populaire des dernières décennies.

Cela a de quoi surprendre, car il est aussi celui qui interfère le plus dans la vie des gens. Jour après jour, il multiplie les annonces concernant les aspects les plus anodins de la vie des citoyens québécois, qui sont désormais encadrés dans toutes les sphères de leur vie, et même jusque dans leur domicile. Mais, les gens aiment les leaders forts, d’où le pourquoi de la popularité du chef caquiste.

L’omniprésence du gouvernement québécois dans les affaires personnelles des citoyens n’est certes pas sans rappeler celle de l’État soviétique, la répression en moins. Mais, cette mainmise de l’État se base sur le consentement de la population, ce qui représente une autre différence notoire avec l’ancienne république communiste. Cet état de fait donne tort à l’ancien premier ministre canadien conservateur, Stephen Harper, qui aimait répéter sans toutefois appartenir à la frange libertarienne, que moins les citoyens entendaient parler du gouvernement, le mieux ils se portaient. Il semble au contraire que la population aime être encadrée, car cela lui procure un certain sentiment de sécurité. Et les gens ne se portent pas plus mal de la levée du Parlement. La démocratie exprime ici une de ses nombreuses contradictions. Jamais un premier ministre n’a eu une cote de popularité aussi élevée et jamais un premier ministre québécois n’a eu autant de pouvoir, car les pouvoirs de ce dernier ont été accrus à cause de « l’urgence sanitaire », qui lui donne carte blanche dans tous les domaines. Était-ce ce paradoxe que ressentait feu Jean Raspail lorsqu’il déclarait qu’« il y a comme de la monarchie dans l’air » ? On peut le croire. L’attachement du peuple à la démocratie semble fragile. Lorsqu’une crise survient, la démocratie se met sur pause et tout le monde en est satisfait. La démocratie parlementaire, c’est pour les beaux jours. Lorsqu’une guerre ou une pandémie éclate, tous sont prêts à la sacrifier de bon cœur.

La vague populiste doit beaucoup à ce phénomène. Les Trump, Bolsorano et autres « leaders forts », qui s’affirment et osent aller à contre-courant, offrent aux foules ce même sentiment de sécurité. Ils ne se cachent pas derrière des comités d’étude et des commissions d’enquête, ils dirigent selon leur intuition et leur propre vision du monde, faisant fi des institutions officielles, ce qui plaît à la population qui, malgré ce qu’elle clame, aime les hommes forts et autoritaires.

La popularité de Legault survivra-t-elle à la fin de la pandémie, on peut en douter. Churchill et les dirigeants de crises ont rarement survécu à la fin de celles-ci. Mais d’ici la fin de cette crise, on peut s’attendre à encore plus d’ingérence dans les affaires privées des citoyens, car c’est exactement ce que ces derniers espèrent.

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