24 septembre 2020

Bientôt un ministère de la Vérité en Espagne ?

Par Euro Libertes

par Olivier Bault.

Loi « mémorielle »

Pablo Casado, le chef du principal parti d’opposition, le Parti populaire (PP) de centre-droit, à Pedro Sánchez le 16 septembre au Congrès des députés : « vous prétendez juger ce qui s’est passé il y a 80 ans et couvrir ce qui s’est passé il y a 80 jours ? » La veille, le gouvernement socialo-communiste de Sánchez approuvait en conseil des ministres un projet de loi de mémoire démocratique censée remplacer, pour aller encore plus loin, la funeste loi de mémoire historique de 2007. Une loi que le PP avait promis d’abroger sans jamais passer à l’acte une fois revenu au pouvoir. Et d’ailleurs Casado n’a pas prononcé directement le nom du projet qu’il critiquait par sa question au Premier ministre, ce qu’a en revanche fait Santiago Abascal, le leader du parti libéral-conservateur Vox : « Le parquet du nouveau régime ne veut pas enquêter sur les mensonges et les négligences qui ont coûté 53 000 morts. Mais il va installer un procureur au ministère du Temps pour réécrire l’histoire au goût de Staline. »

Les 53 000 morts, ce sont les morts du coronavirus (un chiffre contesté par le gouvernement de Sánchez mais qui provient des données publiées par les régions). « Ils veulent gagner ce qu’ils ont perdu sur le champ de bataille », a encore déclaré Macarena Olona, secrétaire générale de Vox au Congrès des députés, à propos de cette loi qui, selon ses mots, portera atteinte aux « droits fondamentaux » comme la « liberté d’expression, d’association et d’idéologie ».

En effet, le projet de loi de mémoire démocratique prétend interdire toute forme d’apologie de la dictature et de Franco tout en mettant à jour les programmes d’histoire à l’école et à l’université. Pour le ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire démocratique, la socialiste Carmen Calvo qui porte ce projet, les Espagnols pourront ainsi « se rencontrer à nouveau autour d’une histoire brillante des libertés qui doit être présente dans la conscience collective et dans les salles d’enseignement ».

Concrètement, tout discours positif sur Franco, le franquisme et la dictature pourra être puni d’amende et les enseignants qui s’y oseraient seront sanctionnés. Il sera créé à la Cour suprême un nouveau ministère public spécialisé dans les questions liées à la guerre civile de 1936-39 et à la dictature franquiste. La Valle de los Caídos (« la vallée de ceux qui sont tombés »), rassemblant les corps des victimes des deux camps et dont Sánchez avait fait expulser celui du général Franco il y a un an, perdra son caractère religieux et ce sera au tour des moines bénédictins d’en partir. La Fondation Francisco Franco et toutes les associations considérées comme faisant l’apologie de la dictature seront délégalisées. La loi d’amnistie en vigueur depuis la transition démocratique et concernant la période franquiste sera rendue caduque.

Question du professeur Francisco José Contreras, député de Vox, dans le média Libertad Digital : « le texte d’Orwell qui parle du camp républicain comme d’un règne de la terreur et qui mentionne des milliers de prisonniers franquistes ne fait-il pas indirectement l’apologie de ceux qui combattaient contre lui ? » Avec cette nouvelle loi mémorielle, citer Orwell et parler des horreurs commises (y compris avant le début du soulèvement militaire) par les socialo-anarcho-communistes du Front populaire de 1936-39 pourrait en effet facilement devenir un délit.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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