17 juin 2018

« Le monstre Salvini »

Par Richard Dessens

Décidément les politiques et les journalistes européens donnent dans la nuance en délivrant sans cesse des leçons de démocratie… sous forme d’injures et d’insultes au droit des peuples.

Matteo Salvini.

Matteo Salvini.

Les élections italiennes ont ouvert un boulevard à nos grands démocrates, critiquant le vote « populiste » pour la Ligue du Nord et le M5S présentés ouvertement comme des fascistes sur de nombreux grands médias.

L’improbable alliance qui pourtant a battu en brèche la sacro-sainte dichotomie gauche/droite au nom d’intérêts supérieurs enfin reconnus, a réussi à s’imposer malgré les résistances « démocratiques » du Président italien et le déchaînement de haine de la France notamment.

Une fois l’apocalypse annoncée, les insultes continuent au quotidien, à la fois contre la décision de Matteo Salvini concernant les migrants, mais aussi sur la nature même du gouvernement italien (Emmanuel Macron), ce qui sort des règles du respect de la démocratie italienne.

Les injures, le mépris condescendant, les leçons hautaines, l’arrogance, les slogans outranciers débordant de primarité, pullulent au quotidien. Yannick Jadot, député écologiste européen, c’est dire sa légitimité démocratique irréprochable, parle sur une grande station de radio, Europe 1, dont on connaît déjà la rigoureuse objectivité, du « monstre Salvini » à chaque fois qu’il évoque son nom, sans que le journaliste ne commente ni tempère de tels propos, comme si ce vocabulaire était évident et conforme aux règles normales de la démocratie apaisée. Si on traitait M. Collomb de « monstre Collomb » les tribunaux ne manqueraient pas de condamner sévèrement de tels propos.

Lega per Salvini Premier

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut et ouvre la porte à tous les excès, que leurs auteurs considèrent par ailleurs comme faisant l’objet d’un consensus des élites intelligentes… et donc du peuple ! Emmanuel Macron qualifie très tranquillement de « cynisme et d’irresponsabilité le gouvernement italien », lui, le petit ange de la politique mondiale, le modéré surdoué gardien du respect de toutes les valeurs. C’est aussi une indication sur les véritables desseins d’Emmanuel Macron en matière d’immigration entre autres sujets inquiétants.

Mais faut-il s’étonner encore de la manière dont les « grandes démocraties » traitent leurs partenaires ?

Poutine ? Les injures ne cessent de le qualifier sans vergogne. « Il intervient partout, je veux dire en Europe et aux États-Unis, pour fragiliser nos démocraties. Parce qu’il pense que c’est bon pour son pays », déclare Emmanuel Macron sans sourciller.

Poutine veut « fragiliser nos démocraties » selon lui, dans des propos très graves insinuant des intentions antidémocratiques de Poutine et même des visées invasives et guerrières peut-être…

Orban ? Une sorte de néonazi ridiculisé et insulté.

« Je ne partage rien de ses valeurs » affirme Emmanuel Macron, au nom d’une Europe unie bien sûr qu’il assure vouloir développer sans a priori politique, lui le champion de la tolérance métissée… mais sans Orban, sans Beata Szydlo, sans l’Autriche, sans la République tchèque, sans l’Italie maintenant dont « il ne partage rien de leurs valeurs ».

Rien, qu’on se le dise. Il rêve d’une Europe dont il serait le chef unique et incontesté, après en avoir aboli la démocratie réelle.

Beata Szydlo ? Première ministre polonaise attaquée elle aussi violemment par Emmanuel Macron.

Trump ? Là, la liste est infinie : raciste, misogyne, complotiste, « le connard laqué » (humour bien sûr), etc.

Faudra-t-il donc s’étonner que la majorité des peuples européens se figent sous les insultes dont ils sont gratifiés par le grand croisé de la démocratie financière internationale, Emmanuel Macron ? S’il n’est pas toujours l’auteur des injures proférées, il en donne l’impulsion en les encourageant.

L’Europe est vraiment en mauvaise posture devant le fossé grandissant qui sépare une vision macronienne financiaro-démocratique et celle de plus en plus de peuples qui en ont peut-être assez d’être injuriés et insultés par les élites qui se permettent tous les excès.

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