30 août 2017

Comparution posthume du sieur Arouet devant le tribunal de la pensée

Par Jean-Pierre Brun
François-Marie Arouet, dit Voltaire.

François-Marie Arouet, dit Voltaire.

Pour donner suite aux plaintes déposées par les secrétariats des groupes parlementaires en voie de décomposition, du Conservatoire National des Institutions et de son institut médico-légal, du Conseil de surveillance de l’odieux visuel, de l’Association des futurs anciens élèves de l’École Nationale d’Administration, de la Confrérie du Bon Sauvage et de la Fraternelle de la Repentance,

Pour avoir écrit que :

« La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain » ;

« La politique est le moyen pour les hommes sans scrupule de diriger des hommes sans mémoire » ;

« La politique, c’est l’art de mentir à propos » ;

« Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu’il soit instruit ; il est indigne de l’être » ;

« Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu » ;

« Le système de l’égalité a toujours paru l’orgueil d’un fou » ;

« Je ne connais guère que Jean-Jacques Rousseau à qui on puisse reprocher ces idées d’égalité et d’indépendance et toutes ces chimères qui ne sont que ridicules » ;

« On n’a jamais fait croire de sottises aux hommes que pour les soumettre » ;

« On trouve en bonne politique le secret de faire mourir de faim ceux qui cultivent la terre et font vivre les autres » ;

« L’art de gouverner consiste à prendre le plus d’argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner aux autres » ;

« La multitude des lois est, dans un État, ce qu’est le nombre des médecins : signe de maladie et de faiblesse » ;

« Chaque science, chaque étude, a son jargon inintelligible, qui semble n’être inventé que pour en défendre les approches. »

Le sieur François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, employé comme allumeur de réverbères à la Compagnie européenne des Lumières, mort chrétiennement à Paris, le 30 mai 1778, en l’hôtel du marquis de Villette, quai de Seine, demeurant ce jour, à titre posthume et par effraction, à l’Hôtel des Grands Hommes, place du Panthéon, est condamné à aller se faire inhumer dans la fosse commune d’un lazaret à déterminer par ses ayants droit. Les lieux devront être désinfectés et laissés dans l’état de propreté constaté lors de l’inhumation initiale.

Par ailleurs et pour tenir compte de ses condamnations antérieures pour propos racistes, anti-mahométans, antisémites et homophobes, la totalité de son œuvre sera brûlée. L’autodafé sera exécuté par la caserne de pompiers « Élysée-Beauvau » sous le contrôle du commissaire de la pensée Farenheit 451.

Le boulevard qui porte son nom sera impérativement débaptisé pour honorer désormais une figure incontestable de l’ouverture au monde et du vivre ensemble.

Au titre de peine accessoire, les fauteuils Voltaire devront être réformés dans les trente jours suivant le prononcé du jugement. Il appartient de droit à la magistrature assise (qui ne manque pas de ressort) de veiller à l’exécution de ladite peine, compte tenu de l’épaisseur du dossier.

Les attendus seront publiés dans Gali, Voilà, L’Homo ça pince, La vie cathodique illustrée, La Mazette du Parlement et La Loge en folie (organe syndical des concierges homosexuels maçons).

Anna Stasi, Présidente de la 10e Chambre ardente.

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