Le mardi 24 septembre 2019 restera dans l’histoire europĂ©enne comme une journĂ©e de deuil. Ce jour-lĂ , les Cours suprĂȘmes britannique et espagnole ont pris des dĂ©cisions contraires Ă  la volontĂ© populaire et Ă  la rĂ©alitĂ© historique.

La Cour suprĂȘme du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord existe depuis 2009. Elle remplit des fonctions judiciaires jusque-lĂ  assumĂ©es par la prĂ©historique Chambre des Lords. Elle dĂ©crĂšte Ă  l’unanimitĂ© que la suspension du Parlement pour cinq semaines voulue par le Premier ministre Boris Johnson est « illĂ©gale, nulle et sans effet ». Le Speaker (prĂ©sident) de la Chambre des Communes, John Bercow, convoque alors pour le lendemain une nouvelle session parlementaire.

Il s’agit d’un indĂ©niable coup d’État judiciaire qui accĂ©lĂšre la mutation du systĂšme politique britannique. De rĂ©gime parlementaire rationalisĂ© dans lequel le Premier ministre dĂ©tenait un pouvoir discrĂ©tionnaire pour une durĂ©e illimitĂ©e, seulement interrompue par les Ă©lecteurs ou par sa propre majoritĂ©, la Grande-Bretagne passe dans un rĂ©gime d’assemblĂ©e soumis Ă  la pression permanente des clĂ©ricatures mĂ©diatique et judiciaire.

Boris Johnson est devenu Premier ministre parce qu’il veut rĂ©aliser le Brexit approuvĂ© par 51,89 % des votants. Or la classe politique britannique n’entend pas se sĂ©parer de l’Union dite europĂ©enne. Certains anti-Brexit suggĂšrent mĂȘme l’organisation d’un nouveau rĂ©fĂ©rendum. Et si on refaisait les Ă©lections dĂšs que leurs rĂ©sultats dĂ©plaisent au politiquement correct ? Le cas s’est dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© pour l’Irlande avec le traitĂ© de Lisbonne, d’abord rejetĂ© par les Irlandais, le 12 juin 2008, avant que cette pĂąle copie du TraitĂ© constitutionnel europĂ©en soit finalement adoptĂ©e le 2 octobre 2009.

Le mĂȘme jour Ă  Madrid, la Cour suprĂȘme espagnole rejette les recours dĂ©posĂ©s par la Fondation Franco, bientĂŽt interdite pour une supposĂ©e « apologie du franquisme », l’Association de dĂ©fense de la Valle de los Caidos et la communautĂ© bĂ©nĂ©dictine du lieu. Elle autorise le gouvernement minoritaire et prĂ©bendier du sociĂ©taliste Pedro Sanchez Ă  exhumer la dĂ©pouille du Caudillo Francesco Franco ainsi que, dans un second temps, celle du martyr JosĂ© Antonio Primo de Rivera.

La violation illĂ©gitime de la sĂ©pulture du chef d’État espagnol a eu lieu jeudi dernier, 24 octobre, dans des conditions iniques qui bafouent le respect dĂ» au dĂ©funt et Ă  sa dignitĂ©. Le gouvernement espagnol souhaiterait ensuite transformer ce lieu de recueillement historique en « Disneyland » de la mĂ©moire hĂ©miplĂ©gique. Il s’agit d’effacer la victoire incontestable de la Croisade de libĂ©ration nationale commencĂ©e en juillet 1936. Pedro Sanchez aimerait rĂ©Ă©crire, huit dĂ©cennies plus tard, un conflit largement perdu par les siens de la gauche dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.

Exhumer les tombes de Franco et de JosĂ© Antonio relĂšve de la profanation, acte tristement pratiquĂ© par les « Rouges » entre 1936 et 1939. Cette pratique infĂąme sape d’ailleurs les piliers d’une Espagne contemporaine toujours redevable Ă  Franco. Dans De Gaulle, 1969. L’autre rĂ©volution (Perrin, 2019, 301 p., 22 €), Arnaud Teyssier rapporte ce propos du GĂ©nĂ©ral De Gaulle Ă  son collaborateur, Pierre-Louis Blanc, aprĂšs son sĂ©jour passĂ© en Espagne au printemps 1970. Il Ă©voque l’Ɠuvre du Caudillo : « Tout bien pesĂ©, le bilan de son action est positif pour son pays. Mais, Dieu, qu’il a eu la main lourde ! »

L’auteur de cet ouvrage prĂ©cise que « De Gaulle avait notĂ© un jour dans ses carnets cette phrase de Joseph de Maistre : “Un acte politique ne se juge pas aux victimes, mais aux maux qu’il Ă©vite”. »

Pas sûr que le minable Pedro Sanchez comprenne cette profonde réflexion.

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