20 mai 2020

Retour sur le 8 et 9 mai

Par Richard Dessens

Il y a 75 ans, le 8 mai (le 9 à 1h du matin pour les Russes) 1945 marquait la fin de la IIe Guerre mondiale en Europe, à l’issue de cinq années de catastrophes terribles, de tueries gigantesques et sans pitié de tous côtés. Cette date était aussi celle de la mort d’une idéologie et de la première guerre dans laquelle s’opposaient des conceptions politiques aux antipodes les unes des autres. La haine et les violences extrêmes qui caractérisent cette guerre en sont sûrement la conséquence, bien au-delà des guerres précédentes aux motivations traditionnelles d’impérialisme, de colonialisme ou de développements économiques rivaux.

Imperialisme USA

La fin du national-socialisme, bien sûr à l’origine et au destin funestes, fut aussi celle de la politique en général, délégitimée, rejetée dans le camp du mal au profit d’un tout-économique de plus en plus pressant. Si la politique doit mener à de tels désastres, mieux vaut l’écarter des préoccupations humaines en les orientant vers le bien-être béat d’une société qui allait devenir « de consommation », à outrance, pour seul devenir de l’Europe (de l’Ouest alors) dans un premier temps.

Les conséquences de la IIe Guerre mondiale n’en finissent pas de porter leurs fruits ; fruits pourtant de plus en plus amers en réalité et avec le recul du temps. Les nouvelles idéologies qui en sont nées (libéralisme économique et primauté de l’économie, droits-de-l’Homme, cosmopolitisme, immigration et mondialisme, individualisme institutionnalisé entre autres) ont peu à peu, après une accélération majeure en mai 1968, modifié profondément les comportements des peuples européens, valorisé les nouvelles exigences d’un homme sacralisé, arraché les dents qui restaient encore à l’Europe, vouée à être le paillasson repentant du monde nouveau.

L’Europe et le monde – surtout depuis 1991 – sont sous asservissement (volontaire) américain depuis 1945 et il n’est pas surprenant que les États-Unis s’arrogent tous les fruits de la victoire de 1945 en Europe puisqu’ils en sont les principaux bénéficiaires et ont fait « profiter » l’Europe des bienfaits d’un « american way of life » largement amélioré depuis.

Les vainqueurs d’aujourd’hui ne peuvent qu’être les vainqueurs d’hier et en cela ils n’ont pas tort, alors que l’URSS qui a mis presque seule à bas l’Allemagne, a été, elle-même, rayée de la carte politique en 1991. Tout ce que l’on peut reconnaître aux USA c’est d’avoir empêché Staline d’arriver jusqu’à Paris… et ce n’est pas rien ! Vae victis !

D’ailleurs, si le 8 mai est célébré dans l’Europe des vainqueurs et en Russie, il ne l’a jamais été aux USA dont la victoire, bien réelle celle-là, sur le Japon, au prix d’atrocités nucléaires inouïes – mais excusables car commises par les « bons » –, est bien considérée comme un fait national.

Mais lorsque la Maison Blanche s’approprie la « victoire » de 1945, comme elle vient de le faire, on comprend que la Russie élève de vives protestations. Avec le temps, la volonté de maintenir une image de libérateur absolu des USA, grâce à 1945, leur permet de se poser en censeur légitime de tous les abus dans le monde… lorsque cela les arrange. C’est le cas vis-à-vis de la Chine actuellement.

Une autre date, cinq ans après presque jour pour jour, est celle de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950 qui anticipait la création d’un « marché commun » européen. Cette date a été adoptée comme celle de l’Union européenne et donne lieu chaque année à des commémorations convenues. Ce 9 mai était donc le 70e anniversaire symbolique de l’Europe unie, pacifiée et solidaire…

Véritable chef-d’œuvre de technocratie, de la synarchie, de l’écrasement des peuples et de la victoire éclatante du tout financier, l’Union européenne n’en finit pas de s’autocongratuler. Même en plein marasme et au sommet de son impéritie.

Finalement, le 8 mai 1945 a remplacé un désastre patent par un autre sur le long terme et en profondeur ; peut-être sans retour. Mais de nature différente et moins voyant. L’asservissement des peuples par des superstructures économico-financières, la liberté de diffuser l’expression ratiocinée, la mixité anarchique, la dépendance de l’Europe du reste du monde, la fin de toute sa souveraineté effective, et tous les maux qui se sont abattus sur les identités européennes, dressent un bilan de 75 ans d’après-guerre et de 70 ans d’Europe suicidaire.

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