7 juillet 2020

Philippe, roi des Belges : un triste sire !

Par Jean-Claude Rolinat

Philippe, roi de Belgique – un pays ami et voisin, qui est rongé par un conflit ethno culturel entre Flamands et Wallons –, a cru bon au nom de son peuple, de présenter le 30 juin dernier, à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Congo, des excuses au peuple congolais. Il a déclaré, je cite, qu’il exprimait « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo. »

Ça fait immédiatement songer au candidat Emmanuel Macron, reconnaissant en 2017 à Alger, de pseudos « crimes contre l’humanité » commis par la France. Quelle honte ! Rappelons que le Congo, avant d’être Belge, fut de 1885 à 1908 un « État indépendant », en fait la propriété personnelle du roi Léopold II, reconnu internationalement.

C’est l’explorateur américano-britannique Stanley, qui l’avait conquis pour le compte du souverain. Après 24 ans d’existence sous cette forme juridique, le Congo fut officiellement rattaché au royaume d’outre Quiévrain. C’est vrai qu’à l’époque tout ne fut pas rose, si je puis dire, pour les Noirs.

Philippe, roi de Belgique.

Philippe, roi de Belgique.

Ce fut l’honneur de l’Europe d’abolir l’esclavage

Mais les Blancs abolirent l’esclavage, pratique très répandue chez les Arabes, et bien pratiquée entre les ethnies en guerre. Il faut le rappeler et le marteler : si le commerce triangulaire a existé, c’est comme pour la drogue, s’il y a des acheteurs, c’est qu’il y a des vendeurs.

Au moins, la colonisation apporta cet avantage, même si, ici ou là, de temps à autre, il faut bien le reconnaître, on fit usage comme au Moyen Âge chez nous, de la corvée, et que l’on eut, parfois, recours aux travaux forcés. Mais les Belges n’avaient pas l’exclusivité de ces pratiques, France, Portugal, Royaume-Uni, Allemagne, chacun dans sa sphère coloniale, utilisa et réquisitionna de la main-d’œuvre. Mais de ces travaux « un peu forcés », il y eut des résultats positifs pour le développement de ces colonies, dont leurs peuples ont bénéficié ultérieurement, par exemple le chemin de fer Congo-océan, au Congo Brazzaville.

Mais on ne peut pas juger une époque à l’aune de notre période contemporaine, c’est comme pour la Guerre de Sécession aux États-Unis, où les éradicateurs du passé voudraient abattre toutes les statues des héros confédérés.

À titre de comparaison, en Russie, par pragmatisme et fidélité à l’histoire, on conserve les tristes souvenirs du passé communiste. Il y a donc encore beaucoup de Lénine statufiés. Les Russes assument leur passé. Alors, à propos du Congo belge, il faut dresser un bilan objectif de la colonisation, sous toutes ses facettes.

Les Blancs n’ont pas à rougir de leur passé colonial

D’abord, les missionnaires, les « Pères blancs », s’ils évangélisèrent des peuplades primitives, ils les éduquèrent dans le même temps pour les « amener à la hauteur de la civilisation », comme aurait dit Jules Ferry. Le Congo, transféré officiellement à la Belgique en septembre 1908, fut la fierté des Belges jusqu’au fatidique 30 juin 1960, qui le vit accéder dans l’anarchie et le désordre – c’est le moins que l’on puisse dire –, à l’indépendance.

Avant, il y eut la médecine de brousse, le combat contre les maladies, l’ouverture de routes et la création de chemins de fer. On navigua sur les fleuves, notamment sur ce Zaïre cher à feu Séséko Mobutu, on creusa des ports, Matadi et Boma. De plus, par ses richesses minières et agricoles, le Congo belge pouvait vivre fiscalement en autosuffisance.

Le seul réel reproche que l’on pourrait faire à la Belgique, c’est de ne pas avoir assez développé le système scolaire, se contentant de bien irriguer le pays uniquement au niveau de l’enseignement primaire, négligeant ainsi la formation de cadres supérieurs, ce que ne firent ni les Français, ni les Britanniques. Lesquels permirent, tout de même, l’émergence dans leurs sphères d’influence respectives, d’élites noires réellement à la hauteur : chez nous, pensons à des gens comme le docteur ivoirien Houphouët Boigny, ou le normalien sénégalais Léopold Sédar Senghor, condisciple de Georges Pompidou, sans oublier que le Guyanais Gaston Monnerville, fut président du sénat, deuxième personnage de l’État.

Alors non Sire, il n’était pas nécessaire de faire votre numéro de reptation, cet exercice de repentance, cette autoflagellation nauséabonde qui caractérise, ces temps-ci, le monde occidental.

Non, les Américains comme les Français, dans leur immense majorité ne sont pas des « racistes » primitifs ou compulsifs. Oui, des Noirs obtiennent aux États-Unis des postes importants dans l’administration ou les affaires. Et s’il y a des poches de pauvreté chez eux, n’oublions pas que, symétriquement, il y a aussi ceux que l’on appelle « les petits Blancs ».

Le professeur Bernard Lugan, africaniste distingué s’il en est, le spécialiste numéro un de ce continent noir en France, a écrit sur son blog, je crois, que « les regrets du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges de l’histoire de son pays ». Il a raison. Philippe de Belgique ne sert pas l’idée monarchique.

Comme le ci-devant monarque d’Espagne façonné par Franco, pour occuper le prestigieux trône de Madrid, Philippe de Belgique, souverain d’un pays bancal à deux doigts d’éclater, ferait mieux de tenter de resserrer les boulons de son royaume qui part en quenouille !

À titre de comparaison, je n’imagine pas Sa majesté Elisabeth II s’agenouiller pour une quelconque repentance de la part de Britannia pour son impérialisme, notamment les dures conditions qu’elle infligea aux Irlandais. La république en Belgique ? La Belgique en deux morceaux pour le prix d’une ? Pourquoi pas ! Il est, hélas, triste de constater qu’il y a de tristes… Sires ! Sur ce, je m’en vais relire le Tintin au Congo de mon enfance…

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