21 septembre 2019

Le musée d’Amsterdam débaptise le Siècle d’or

Par Lionel Baland

La stratégie visant à saper les fondements de la culture et de la civilisation européenne touche aussi les Pays-Bas et son fabuleux passé maritime. L’autoflagellation historique conduit désormais une institution amstellodamoise à s’attaquer à la dénomination « Siècle d’or ».

En effet, le Musée d’Amsterdam a décidé de supprimer, avec effet immédiat, l’utilisation du terme « Siècle d’or » (Gouden Eeuw) en son sein, alors que ce dernier caractérise la florissante période du XVIIe siècle qui a vu la République des Pays-Bas unis être une puissance économique et maritime de premier ordre.

Cette institution est le musée historique de la cité dont il porte le nom. Ce lieu présente au public divers objets tels que des maquettes, tableaux, traces archéologiques, photographies et autres artefacts ayant trait au passé de la ville.

Le conservateur du musée Tom van der Molen communique que l’utilisation du terme « Siècle d’or » occupe au sein du récit historique occidental une place importante et est fortement liée à la fierté nationale néerlandaise tout en étant associée positivement à des idées de prospérité, de paix, de richesse et de non-culpabilité qui couvrent le fardeau de la réalité historique en niant les côtés négatifs de cette période tels que la pauvreté, la guerre, le travail forcé et la traite des êtres humains.

De plus, van der Molen affirme que le « Siècle d’or » a été présenté trop longtemps depuis la seule perspective des tenants du Pouvoir et que l’utilisation de ce terme limite l’espace de dialogue à propos de cette époque alors que « chaque génération et chaque personne doivent être en état de se former, par elle-même, leur propre conception de l’histoire. Le dialogue à ce propos a besoin d’espace, le nom “Siècle d’or” limite cet espace ».

Il estime que le fait de parler d’« or » ne peut venir que des bénéficiaires du système de l’époque, assoiffés de pouvoir et de richesse, car de nombreux ancêtres des Néerlandais actuels n’ont pas vu à cette époque la couleur de l’or.

Ce changement de ligne est concrétisé, par exemple, par le fait que l’exposition « Hollandais du Siècle d’or » est renommée « Portraits de groupe du XVIIsiècle ».

L’utilisation d’autres termes est également visée et l’expression « fait esclave » remplace désormais le mot « esclave », car l’esclavage doit être présenté de manière évidente comme étant la conséquence d’une action qui a placé la personne dans cet état.

Le musée d’Amsterdam avait débuté, sous la direction du conservateur Imara Limon, il y a trois ans, le programme intitulé en anglais « New Narratives » (Nouveaux récits) afin de rendre, en collaboration avec le public, le musée conforme aux divers avis et également plus inclusif. Les collections, histoires et présentations ont été passées à la loupe de manière critique via des expositions, tours guidés, réunions d’experts, collaborations avec des créateurs et enquêtes scientifiques.

De plus, cette institution muséale est active dans des quartiers de la cité avec des projets participatifs tels que « Femmes de Nieuw-West » et collabore avec la communauté « LGBTI » – en anglais, LGBTI désigne les lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transgenres et intersexes, donc tous ceux qui n’ont pas uniquement des relations hétérosexuelles – pour les conversations historiques mensuelles « Queer » – mot anglais qui désigne l’ensemble des minorités sexuelles et de genres – ainsi que pour une programmation annuelle durant la Gay Pride.

Alors que l’ethnomasochisme a pour conséquence de saper l’existence du peuple néerlandais et des autres populations d’Europe occidentale, le droit des femmes et des minorités est utilisé afin de détruire la famille pendant que les relations humaines au sein du monde du travail sont dégradées par la précarisation et la flexibilisation de l’emploi et l’interchangeabilité des travailleurs. Désormais, les idées ultralibérales mondialistes de la haute-finance internationale, empruntant la voie métapolitique, pénètrent le monde des musées.

Hendrick van Anthonissen : attaque surprise hollandaise contre trois galions portugais dans la baie de Goa en 1639. Tableau de 1653.Hendrick van Anthonissen : attaque surprise hollandaise contre trois galions portugais dans la baie de Goa en 1639 (Tableau de 1653).

Hendrick van Anthonissen : attaque surprise hollandaise contre trois galions portugais dans la baie de Goa en 1639. Tableau de 1653.

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