27 avril 2018

Les Turcs n’auront pas leurs meetings politiques en Autriche

Par Hans Joachim Froh

 

Le plus jeune chef de gouvernement du continent européen, âgé de 31 ans, le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, opposé à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, ne donne pas dans l’ambiguïté, contrairement à Emmanuel Macron : il est déterminé et a rappelé le 20 avril son intention d’empêcher les responsables politiques turcs de faire campagne en Autriche avant les élections de juin en Turquie. Les conservateurs de M. Kurz et leurs alliés du parti anti-islam FPÖ plaident pour une rupture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Depuis des années déjà, « le pouvoir turc, sous Erdogan, tente d’instrumentaliser les communautés d’origine turque en Europe », a déclaré le chancelier Kurz ce même jour et d’ajouter : « Les événements de la campagne électorale turque en Autriche sont indésirables et nous ne les autoriserons donc plus ».

Le Grand mamamouchi d’Ankara a récemment convoqué des élections présidentielles et législatives anticipées pour le 24 juin, soit 18 mois avant la date prévue ; il brigue un nouveau mandat aux pouvoirs considérablement renforcés, mandat qui verra la disparition de la fonction de Premier ministre, ce scrutin marquant l’entrée en vigueur de la plupart des mesures visant à renforcer les prérogatives du chef de l’État, adoptées lors d’un référendum constitutionnel en avril 2017.

Rappelons que lors de la campagne pour ce référendum, les ministres turcs avaient souhaité partir à la conquête du soutien de la diaspora turque dans les pays où cette communauté est fortement implantée, comme l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas.

Ces pays avaient cependant interdit plusieurs meetings prévus sur leur territoire provoquant de fortes tensions avec le pouvoir turc. M. Erdogan, avec la finesse et le sens de la mesure que l’on lui connaît, avait alors comparé le gouvernement allemand au régime nazi. Rappelons aussi qu’à l’occasion de ce référendum, le vote en faveur d’Erdogan resta minoritaire en Turquie et ne devint majoritaire que grâce au vote de la diaspora turque, nationaliste, car elle vit à l’étranger et est « bichonnée » par le pouvoir turc.

Depuis, en Autriche, avec un appui massif du peuple autrichien, une loi a été adoptée et elle donne au gouvernement plus de marge de manœuvre afin d’interdire les rassemblements politiques de responsables étrangers.

Le chancelier a dit ce même 20 avril vouloir éviter d’importer en Autriche « l’atmosphère incendiaire » prévalant selon lui en Turquie. Environ 360 000 personnes d’origine turque vivent en Autriche, dont 117 000 ont la nationalité turque.

À l’instar du courageux chancelier autrichien, il est temps que l’Europe se réveille d’une trop longue torpeur : comment peut-on en effet parler avec un personnage aussi névrotique, démagogique et changeant, dont les troupes bombardent nos alliés kurdes dans la lutte contre Daesh ?

Comment peut-on fermer les yeux sur ses soutiens à divers groupes de l’état islamique, alors que sa famille longtemps, fit du commerce pétrolier avec ces bandes barbares ? Comment peut-on ne pas clore définitivement toutes les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, comme le réclame le jeune chancelier autrichien conservateur, alors que le Sultan d’Istamboul occupe toujours militairement un des pays de l’UE et détient de manière illégale deux militaires grecs, qu’il envisagerait de rendre, en échange de la restitution de 8 officiers turcs réfugiés en Grèce, après la tentative de « coup d’État ».

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