19 février 2018

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?

Par Gilles Falavigna

 

Le 11 décembre 2017, Vladimir Poutine annonçait que les troupes russes allaient se retirer de Syrie. Deux mois plus tard, qu’en est-il ? Le premier mois de 2018 a été d’une intensité diplomatique exceptionnelle.

Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine.

Selon Debkafile, un site israélien spécialisé dans les affaires militaires du Moyen-Orient et particulièrement bien informé, il y aurait eu, depuis l’annonce de Poutine, une rotation des troupes russes. Surtout, Debkafile, fait part de la restructuration de sites militaires russes faisant face aux bases américaines installées au nord de la Syrie, leur empêchant tout déploiement vers le sud.

Outre les implantations russes historiques de Latakieh et de Tartous, des nouvelles bases, à Tiyas, Hama et Heyrat seraient déjà fonctionnelles. Les troupes russes ne se retirent pas. Tout au contraire, les Forces Spéciales Spetsnaz seraient désormais plus nombreuses sur le terrain.

L’aéroport de Palmyre qui est également consolidé par les Russes, permettra le déploiement des milices chi’ites irakiennes, prêtes à déferler, si on en croit les déclarations de Qassem Souleymani, leur commandant.

Si Daesh n’est plus une opposition de taille en Syrie, leur principal opposant sur le terrain, les Kurdes subissent les attaques turques d’une extrême violence. Elles feraient saliver d’envie les esprits hallucinés de Daesh. Les Jihadistes turcs ont exhibé Barin Kobané, une combattante kurde capturée, dénudée, seins et parties génitales arrachés. Allah ouakbar ! C’est un petit rappel pour se souvenir que la Turquie a été un des principaux pourvoyeurs de l’État Islamique.

Bref, en parallèle, les troupes aguerries et pourvues d’un sentiment de réussite géostratégique du Hezbollah peuvent rentrer au Liban. Le cocktail est « détonnant » pour avoir envie d’en découdre. Déjà, les forces Radwan, les commandos du Hezbollah, ont investi les villages frontaliers d’Israël.

En face, Tsahal est constitué de troupes jeunes. La seconde guerre du Liban date de 12 ans. Cela fait fort longtemps que le danger n’a pas été aussi grand. Peut-être ne l’a-t-il jamais été depuis 1948.

Lors d’une interview, le 15 janvier au journal libanais Almayadeen, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah affirme que la faiblesse de Tsahal, réside en ses troupes à l’esprit confortablement occidentalisé. La victoire arabo-musulmane, ne fait pour lui aucun doute. Sa vision est un conflit généralisé à toutes les frontières d’Israël. Le Hezbollah et l’Iran, grands financeurs et pourvoyeurs du Hamas sont en droit d’attendre un retour, fut-il sunnite. L’argent n’a pas d’odeur. La mise au pas du Hamas de ces dernières semaines par le Hezbollah le rappelle. Ce n’est pas un hasard, non plus, si cette période a vu Daesh tenter de prendre également la main sur Gaza.

Selon le porte-parole de Tsahal, de grandes manœuvres commenceront conjointement avec les troupes américaines début février. Les exercices simuleront une guerre sur plusieurs fronts avec des attaques de milliers de missiles sur des zones civiles. Sur ce point, que les bases russes en Syrie, face aux bases américaines, soient fonctionnelles et désormais opérationnelles n’a rien d’anodin.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, prévient : « Lors du prochain conflit nous ne ferons pas de différence entre le Hezbollah et le reste du Liban. »

Les menaces se font désormais au grand jour et c’est une nouveauté en Israël, pays qui vénère ses services secrets comme des princes.

Le 29 janvier, Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou. La visite s’est poursuivie par la réception à Jérusalem de grands dignitaires russes de la sécurité et de la défense. L’objectif évident des Israéliens est de convaincre Moscou de « lâcher » Téhéran.

La population israélienne est largement préparée à la guerre qui semble imminente.

Le plateau du Golan sépare le Liban de la Syrie. Il est donc parfaitement compréhensible que ce territoire soit considéré comme non-négociable par Israël. Par contre, pour qui connaît un peu Israël, il est évident que le point de vue d’Hassan Nasrallah est du registre incantatoire. La force d’Israël est tout au contraire dans la détermination de son peuple.

La question, finalement, se limite à déterminer si Israël devra gérer les inévitables provocations par des réponses proportionnées ou si le conflit sera préventif.

Pendant ce temps, la France se prépare au grand pardon pour ses ressortissants jihadistes et à leur rapatriement. Ils seront priés, sans doute, de ne pas importer le conflit. Nous n’avons pas la volonté des Israéliens. Nous sommes bercés d’illusions.

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