24 février 2018

10e anniversaire de « l’indépendance du Kosovo »

Par Hans Joachim Froh

La Commission européenne a invité lundi le Premier ministre albanais Edi Rama à éviter toute ingérence dans les relations entre la Serbie et le Kosovo et lui a conseillé de se concentrer sur les réformes à réaliser dans une perspective d’intégration de l’Albanie dans l’UE. Le n° 1 albanais s’est rendu le 18 février, à Pristina, à l’occasion du 10e anniversaire de « l’indépendance du Kosovo », et a rappelé à cette occasion – ni plus ni moins – la possibilité de voir un jour son pays et le Kosovo se doter d’« un seul président, en tant que symbole d’unité nationale. »

Kosovo

La prise de position du Premier ministre albanais est jugée, à juste titre, provocatrice pour les Serbes, qui accusent régulièrement Tirana de caresser le projet de bâtir une « Grande Albanie ».

Rappelons que la Serbie ne reconnaît pas l’indépendance de sa province albanaise du Kosovo, terre ayant connu la bataille mythique qui donna naissance à l’actuelle Serbie. Dans sa langue de bois habituelle et son angélisme de bon ton, l’UE, en la personne du porte-parole de Mme Mogherini rappelle que : « L’UE a toujours soutenu les principes de réconciliation et de coopération régionale dans les Balkans occidentaux » et que « Le Conseil européen (instance des chefs d’État et de gouvernement de l’UE) s’est prononcé pour une intégration des pays des Balkans occidentaux et nous continuerons donc à travailler avec ces pays de manière bilatérale dans cette perspective », a-t-elle ajouté.

À l’évidence, l’UE feint d’ignorer la poudrière que sont devenus les Balkans : elle feint tout autant de rappeler les conditions exigées de la FYROM, pour que cette ancienne région yougoslave puisse éventuellement être ensuite candidate à une adhésion à l’UE.

Rappelons que 5 des 28 membres de l’UE (Espagne, Grèce, Roumanie, Slovaquie et Chypre) n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo. Il est vivement regrettable que la France, après avoir trahi son allié historique, la Serbie, ne se soit pas jointe à eux, elle qui ne cesse jamais de parler de l’intangibilité des frontières, en Afrique et ailleurs.

L’UE a engagé des pourparlers d’adhésion avec la Serbie début 2014 et avec le Monténégro en 2012. Quatre autres « pays » des Balkans sont concernés : l’Albanie, l’ancienne République Yougoslave de Macédoine (FYROM), la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Néanmoins, l’actuel président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a récemment prévenu les pays des Balkans qu’ils ne pourront pas rejoindre l’UE avant d’avoir réglé leurs querelles frontalières, rendant hypothétique la perspective d’une première vague d’intégration à l’horizon 2025. Ainsi donc, « qui peut le plus peut le moins » et la technostructure complice de la remise en cause des frontières historiques en Europe, semble vouloir se laver les mains.

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