6 décembre 2019

Les périphéries… chair à canon de la mondialisation

Par Richard Dessens

 

Hors des métropoles, point de salut. La « métropolisation » de la France bat son plein, à l’image des « grands » pays européens. L’entassement des populations dans les nouvelles métropoles, pôles d’excellence économique, a suscité un nouvel exode qui vide la ruralité et les villes moyennes de ses entreprises et de ses habitants dont les survivants voient se réduire comme peau de chagrin les services publics et d’utilité publique, les emplois et leur pouvoir d’achat. Il n’y aura bientôt plus qu’internet pour garder un lien avec la civilisation et faire ses achats, à condition que la Poste continue à distribuer le courrier.

Périphéries de São Paulo .

Périphéries de São Paulo .

Les entreprises et ce qui reste de la petite ou moyenne industrie, ferment, jetant dans une précarité de plus en plus dure les perdants de la mondialisation qui ne profite qu’aux grandes concentrations métropolitaines. Et encore… Un néo-prolétariat est en train de se constituer dans ces mégalopoles modernes où s’entassent des travailleurs en CDD, à temps partiel, dans des logements aux tarifs prohibitifs. Fabrique de nouveaux pauvres ici, pauvres oubliés là-bas dans nos campagnes. En outre, la délinquance s’y développe dans un univers glauque où elle est aussi un moyen de vivre pour les plus dépourvus de valeurs et de dignité. Un phénomène comparable aux années 1860 se reproduit.

Tableau noir ? Catastrophisme ? Exagération ? C’est ce que diront nos champions de l’idéologie mondialiste et européiste. Mais pour eux que pèsent dans leur logiciel postmoderne le malheur de la moitié rurale ou semi-rurale de la population et la semi-misère de leurs néoprolétaires métropolisés ? Eux pour lesquels le seul univers qui compte est celui de la Bourse et des actions d’un monde uniformisé auquel on ne peut s’opposer. Le sacro-saint « sens de l’histoire », l’argument commode des progressistes briseurs des peuples, explique tout pour eux de manière absolue. Tant pis pour les faibles, cette chair à canon de leur idéologie.

Faibles non pas en tant que tels, mais parce qu’ils ont, de renoncements en incompréhensions, de crédulité béate en abandon de leur citoyenneté, donné des blancs-seings à des pouvoirs ultra-libéraux depuis des décennies depuis Giscard d’Estaing jusqu’à l’apothéose macronienne. Mitterrand compris.

Les réprouvés de la mondialisation sont des victimes du syndrome de Stockholm, « phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d’empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d’identification et de survie ». Quelle belle identification avec ces millions de Français qui ont voté à 66% pour leur « geôlier » en 2017 et qui sont prêts à recommencer en 2022 !

Après tout, on a bien les dirigeants qu’on mérite… « On a les hommes politiques que l’on mérite », dit le philosophe André Comte-Sponville ; « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite » écrit dès 1857 Joseph de Maistre. Ou encore les politiques ne sont-ils pas que le reflet d’une société fabriquée par les élites et les médias qui en sont les relais ?

Si les peuples continuent à voter dans le même sens, se sacrifiant à leurs bourreaux dans une servitude volontaire « la-boétienne », ancêtre du syndrome de Stockholm, malheur à eux et pourquoi alors vouloir lutter pour leur préserver un idéal de vie auquel ils s’entêtent à renoncer dans les urnes démocratiques. Le suicide des peuples est peut-être respectable comme tout suicide…

Dans ce monde vétuste et sans joie, désenchanté, l’espoir est-il encore permis lorsque la multitude anesthésiée se contente de quelques récriminations catégorielles et dispersées dans le seul espoir de recueillir quelques miettes de la part de leurs généreux geôliers ?

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