Auteur : Pierre de Laubier

Actuellement professeur d’histoire dans des collèges libres, Pierre de Laubier est l’auteur de "L’Aristoloche", journal instructif et satirique paraissant quand il veut, et il rédige les blogues Chronique de l’école privée… de liberté et "L’Abominable histoire de France", ce dernier tiré de ses chroniques radiophoniques sur "Radio Libertés" où il est un chroniqueur de l’émission "Synthèse", animée par Roland Hélie et Philippe Randa.
22 mai 2019

L’État, c’est moi

L’histoire de France présente toujours les ennemis du roi et, en l’occurrence, ceux de Richelieu, comme des traîtres. On oublie toujours que les « complots » (car toute opposition est séditieuse) ont parfois d’autres motifs que l’intérêt, la bêtise et la méchanceté. Trois « qualités » dont les souverains ne sont, du reste, pas exempts.

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5 mai 2019

La Fronde, c’est canon

Qui allait sauver le roi ? Le prince de Condé. Tant que les armées étaient occupées aux frontières, la fronde parlementaire avait pu triompher. Mais après la signature du traité de Westphalie (1648), elles cessèrent de semer le désordre à l’extérieur, et purent revenir le semer à l’intérieur.

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2 mai 2019

Le parlement parle

Richelieu mourut trop tôt pour assister à la bataille de Rocroi (1643), première victoire d’une série qui allait mener aux traités de Westphalie et des Pyrénées.

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15 avril 2019

Poètes… vos papiers !

Philippe IV le Bel, Louis XI, François Ier, Louis XIII – ou, plus exactement, Richelieu, marquent les étapes de ce qu’on appelle la « naissance de la France moderne », caractérisée par la centralisation du pouvoir au détriment des corps intermédiaires, le principal étant la noblesse.

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11 avril 2019

Chassez le naturel !

Faire la guerre aux Habsbourg a été, pour la monarchie française et pour la république après elle, un réflexe spasmodique. Mais les gouvernants aiment donner une noble apparence à leurs obsessions et à leurs ambitions. C’est ainsi que Richelieu conçut la théorie des frontières naturelles.

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2 avril 2019

L’important, c’est de participer

  Richelieu avait bien conscience que couper les têtes qui dépassent et pendre les contribuables récalcitrants ne suffit pas à assurer la gloire d’un souverain, qui repose moins sur l’activité des bourreaux que sur celle des soldats. Or, le dernier point de son programme était de « mettre le nom du roi au point où il devrait être parmi les nations étrangères. »

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25 mars 2019

Je ne veux voir qu’une tête

Le second point du programme de Richelieu était de « rabaisser l’orgueil des grands ». Il ne faisait que suivre l’exemple de ses prédécesseurs. Sous les derniers Valois, les princes du sang avaient pris le pas sur les pairs de France. Et Henri IV, en légitimant ses bâtards, leur avait donné, à eux aussi, le pas sur les pairs. Tout pouvoir, toute dignité qui ne procédait pas […]

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15 janvier 2019

Le cardinal botté

Voici un point d’histoire par trop négligé : pourquoi Richelieu portait-il la moustache ? Parce qu’à l’origine, il n’était pas destiné à l’état ecclésiastique. Il ne l’embrassa que parce que son frère aîné se fit capucin, dédaignant le siège épiscopal de Luçon que le roi réservait à sa famille. Plus tard, ce même frère (prénommé Alphonse) refusera la pourpre cardinalice que son frère, qui disposait de quelque […]

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6 janvier 2019

Le rouge est mis

Pendant qu’on passait la serpillière dans la cour du Louvre éclaboussée du sang de Concini, il y en avait un qui était bien embêté, c’était Richelieu.

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26 décembre 2018

Marie de Médicis, une maman sera toujours une maman !

Charles d’Albert, artisan de la chute de Concini, s’en fit attribuer l’immense fortune (rien ne se perd) et devint duc de Luynes. Il fut toutefois loin d’être un nouveau Concini : il n’avait même pas de voix prépondérante au conseil du roi. Au contraire, Louis XIII y rappela les anciens conseillers de son père, qu’on surnommait « les barbons ». Mais son avidité à accaparer les places et […]

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