Auteur : Aristide Leucate

Journaliste et essayiste, apporte régulièrement sa contribution à la presse d’information et d’opinion, de L’Action française 2000 à Boulevard Voltaire. Conjuguant militantisme et réflexion politiques, il exerce des responsabilités au sein d’un parti politique national. Il est l’auteur de trois essais (Détournement d’héritages, préface de Pierre Hillard et La souveraineté dans la nation, préface de Philippe Randa). et Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen (Préface de Pierre Le Vigan).
29 septembre 2018

Georges Bernanos contre la conjuration des imbéciles

« Roi ne puis, Rebelle ne daigne, Enragé suis ». Telle pourrait être la devise de Georges Bernanos, « anarchrist » – selon un mot-valise aussi réputé que bien inspiré –, intransigeant sur l’essentiel, fidèle à une attitude, la sienne, éloignée des compromissions mesquines, incorruptible aux tentations du gros argent qu’il dédaigne (dût-il en souffrir, surtout sa famille), imputrescible aux modes du temps.

10 septembre 2018

Le Grand Épuisement français et européen : réalité ou intox ?

« Si je constate, affligé et impuissant, la grande fatigue de mes contemporains, je n’y souscris guère, néanmoins, à titre personnel » Entretien avec Aristide Leucate, auteur du Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen (Éd. Dualpha) Propos recueillis par Fabrice Dutilleul. Votre Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen s’inscrit, semble-t-il, dans la poursuite de votre Détournement d’héritages (L’Æncre, 2013)… Pourquoi un dictionnaire ? La forme du […]

17 août 2018

Management de la sauvagerie (IV)

L’auteur de Management de la sauvagerie s’appuie sur plusieurs prédicateurs dont la renommée en islam est incontestée. Ainsi, fait-il référence au Palestinien Abd Allah Azzam, mort dans un attentat en 1989 et connu sous le qualificatif d’« imam du Djihad » tant il exhortait les musulmans à prendre les armes, tout comme Ibn Hajar, ouléma mort en 1449 spécialisé dans la science des hadiths et qui considérait […]

10 août 2018

Management de la sauvagerie (III)

Concernant le reste des États, dont ceux de l’Occident, l’étape de l’humiliation et du découragement est une clé théorique d’explication de la méthode poursuivie par le groupe État islamique (EI) : éreinter nerveusement, harasser psychologiquement, épuiser politiquement les peuples et les gouvernants de ces États de façon à susciter un état de catatonie générale où se mêleraient peur panique et improvisation désordonnée propices à l’émergence de […]

4 août 2018

Management de la sauvagerie (II)

Pour reprendre une formule connue, le management de la sauvagerie repose sur le principe « ordo ab chaos ». En ce sens, Management de la sauvagerie d’Abu Bakr Naji (1) s’offre à lire comme un véritable traité stratégique d’ingénierie sociale au sens où l’entend Lucien Cerise, soit, « un travail de programmation et de conditionnement des comportements, ou plutôt de reprogrammation et de reconditionnement » d’un donné social.

27 juillet 2018

Management de la sauvagerie (I)

  Il est devenu courant, depuis quelques années, de psychiatriser les agissements des islamistes d’importation – c’est-à-dire ceux abondamment déversés par les courants migratoires encouragés et entretenus par les États européens – non pas pour les stigmatiser mais, au contraire, pour les excuser et justifier aux yeux d’une opinion publique méfiante, des comportements de nature criminelle qui encourraient, en situation normale, un procès suivi d’une […]

20 juillet 2018

Le fascisme, une vieille idée neuve ? (II)

D’inspiration plus hitlérienne que mussolinienne[1], leur « fascisme sans chef », comme le souligne Paul Sérant, dépassait pourtant ces deux sources, non pas sous la forme d’une synthèse artificielle et bancale, mais sous les rets vifs d’une révolte incandescente contre la médiocrité crasse de leur époque. Les « cathédrales de lumière » des nuits walpurgiennes de Nuremberg les ont éblouis, leur faisant entrevoir, pour certains, la promesse démiurgique d’une […]

13 juillet 2018

Le fascisme, une vieille idée neuve ?

Il y eut la Renaissance. Il y eut la Révolution. Il y a, désormais, le fascisme et le communisme. Le XXe siècle aura façonné, pour longtemps, le nouveau visage de l’histoire des idées en lui donnant, tel Janus, une apparence binaire. C’est bien simple, les idées du Mal sont portées par le fascisme, celles du Bien par le communisme. L’affaire est entendue.

23 juin 2018

Europa et Thanatos (IV)

Finalement bien peu sont disposés à renoncer à ce mode de vie devenu la norme dans les démocraties libérales marchandes, quelles que soient les catégories sociologiques envisagées – y compris chez les plus pauvres dont le désir consumériste est doublement stimulé par le crédit et la publicité. Et si l’immigration de masse peut permettre de conserver et de perpétuer ce mode de vie « en garantissant […]