4 novembre 2026

Commentaire sur la procréation et la dénatalité

Par Robert Marleau

(article, à prendre au second degré, écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)

Au Québec comme dans bien des pays occidentaux, on vit présentement une crise de la dénatalité qui met en danger notre survie nationale. Nos gouvernements veulent compenser la baisse de la natalité par une immigration massive, le Québec et le Canada n’y font pas exception. C’est une solution suicidaire, surtout quand on sait que cette immigration est bien souvent composée de gens qui sont complètement étrangers à la civilisation occidentale et à ses valeurs.

Les causes de cette dénatalité sont multiples, mais une des principales est le fait que les couples font de moins en moins d’enfants, quand ils n’en font pas du tout dans bien des cas. Dans les valeurs traditionnelles promues par le catholicisme et les autres religions chrétiennes, le mariage doit être réalisé entre un homme et une femme dans le but de procréer et de fonder une famille. C’est le but premier de l’institution du mariage par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est un des sacrements les importants de l’Église catholique. Ce n’est pas la sexualité, même si le plaisir sexuel a aussi son importance, ni la volonté de faire des voyages ou d’acheter une maison qui sont les motifs principaux pour former un couple.

Par contre, de nos jours, le mariage est de moins en moins populaire et il est remplacé dans bien des cas par les unions de fait. Sans compter la redéfinition du mariage en incluant le mariage pour les couples de même sexe. La vie conjugale est de plus en plus guidée par la recherche du plaisir et de différents avantages matériels. Fonder une famille n’est plus une priorité pour une bonne partie des couples hétérosexuels. Parfois ils se contentent d’un seul enfant et préfèrent dépenser pour des voyages, un chalet et deux voitures neuves qu’ils changent régulièrement. Le matérialisme, dans le sens de l’amour ardent et démesuré des biens matériels, est devenu une véritable religion dans le monde occidental.  L’enfant unique est aussi relié au phénomènes de l’enfant-roi, gâté pourri, surprotégé, comblé de biens matériels et pas préparé du tout aux frustrations et aux épreuves de la vie.

L’avortement est bien sûr un facteur non négligeable, avec tous ces futurs bébés dont ont interrompt l’existence pour toutes sortes de raisons. On peut penser que la vie de la mère n’était aucunement en danger dans bien des cas. Certains avancent le phénomène LGBTQIA comme une cause de la dénatalité, et il est vrai que les couples de même sexe ne participent pas à la procréation du moins pas directement. Mais c’est une très petite minorité de la population, les estimations les plus généreuses parlent de 10% et c’est fort probablement moins. L’incidence reste donc marginale sur la baisse de la natalité. En revanche, les personnes hétérosexuelles qui refusent de faire des enfants ont une responsabilité beaucoup plus élevée dans cette dénatalité. Le mode de vie de bien des hétérosexuels n’est pas tellement différent de celui des homosexuels, notamment sur le plan du libertinage. D’ailleurs la sexualité débridée n’est pas l’apanage des personnes homosexuelles, dont certaines vivent en relation stable, alors que des personnes hétérosexuelles sont vautrées dans la débauche. Leur hédonisme absolu pourrait nous mener progressivement à l’extinction

Le libertinage s’est généralisé en Occident suite aux événements de mai 68 et de tout le mouvement pour la libération sexuelle qui a marqué les années 60. Ceci coïncidait, au moins dans le cas du Québec, avec l’affaiblissement du pouvoir de l’Église catholique et la montée de l’humanisme laïc et athée dans la plupart des pays occidentaux. Cet humanisme qui revendique l’affranchissement des humains de tout dogme à caractère religieux, incluant bien entendu une sexualité plus « libre ». Le célèbre dicton « Faites l’amour pas la guerre » a pris ton son sens et est devenu un véritable mode de vie pour bien des gens avides de plaisir. Le sexe en tant que passeport vers la « liberté »! La multiplication des maladies transmissibles sexuellement dans les années 70 et 80 est venue jeter une douche froide sur cet esprit libertin.

Il est important ici de mentionner que le libertinage n’est pas apparu dans les années 60, ni même au XXe siècle. Il a longtemps été l’apanage des classes dominantes, notamment à la Cour de France à partir du XVIe siècle. Les monarques Louis XIV et Louis XV, entres autres, avaient la réputation d’accumuler les maîtresses que l’on désignait pudiquement sous le vocable de favorites. Le marquis de Sade a acquis sa renommée au XVIIIe siècle en faisant la promotion d’une sexualité débridée et débauchée dans ses ouvrages. La révolution sexuelle de la deuxième moitié du XXe siècle n’a fait que « démocratiser » en quelque sorte le libertinage et la sexualité dite « libre ». Il ne s’agit pas bien sûr de justifier cette révolution mais de remettre les pendules à l’heure, notamment sur l’hypocrisie des classes dominantes qui n’ont jamais vraiment donné l’exemple, sauf à de rares exceptions. Il y a même eu un pape débauché au XVe siècle, le tristement célèbre Alexandre VI ou Pape Borgia. Les familles nombreuses ont presque toujours été l’apanage des classes laborieuses incluant les agriculteurs.

Comment antidote au libertinage et à la débauche, la doctrine morale catholique, et chrétienne par extension, a toujours fait la promotion de la chasteté. Un terme qui ne doit pas être réduit à la question de l’abstinence sexuelle. La chasteté c’est une maîtrise de soi, c’est en quelque sorte la sexualité selon le plan de Dieu. La sexualité se trouve ainsi canalisée à l’intérieur de certaines limites, le mariage hétérosexuel monogame, et est orientée vers la fécondité. C’est une vision qui va à l’encontre radicalement de l’hédonisme actuel marqué par une quête de jouissance sans entraves. Pour les nationalistes il ne s’agit pas nécessairement d’adhérer à la morale chrétienne, mais elle peut être une source d’inspiration peu importe notre orientation sexuelle. Un juste retour du balancier s’impose face à l’hypersexualisation qui nous submerge et qui est un obstacle à notre régénération nationale.

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