14 avril 2026

L’histoire émouvante de Punch, le petit macaque japonais

Par Jill-Manon Bordellay

C’est au zoo d’Ishikawa, qu’une figure se distingue parmi les centaines de macaques japonais : Punch. Ce petit singe est devenu une véritable sensation locale et numérique, attirant les photographes et les amoureux de la nature du monde entier.

Punch est né le 26 juillet 2025 au zoo d’Ishikawa au Japon, où les soigneurs ont dû intervenir pour l’élever au biberon et lui donner la célèbre peluche.

Son histoire a particulièrement touché le public car, après avoir été délaissé par sa mère, il a trouvé du réconfort auprès d’une peluche. Ce doudou, dont la texture rappelait la fourrure maternelle, l’a aidé à surmonter son stress et à se développer normalement durant ses premiers mois de vie.

La peluche est devenue son « objet de transition » indispensable pour surmonter son abandon.

En effet, après avoir été rejeté par sa mère, Punch souffrait d’un manque cruel de contact physique. Pour ce petit macaque, s’agripper à la fourrure maternelle est un besoin instinctif fondamental pour se sentir en sécurité.

Pour compenser cette absence, les soigneurs lui ont offert une peluche en fourrure synthétique rappelant un orang-outan. Ce simple objet a joué un rôle déterminant dans son développement.

Punch passait des heures agrippé à son doudou, comme il l’aurait fait sur le dos de sa mère permettant de favoriser sa croissance.

Cette peluche servait de point d’ancrage émotionnel. Dès qu’il se sentait effrayé ou fatigué par ses interactions avec les autres singes, il retournait se blottir contre elle.

Les images de Punch transportant sa peluche partout avec lui, ou s’endormant serré contre elle, ont fait le tour du monde.

Cette vision à la fois adorable et déchirante a créé un immense élan de sympathie pour le petit orphelin.

À mesure que Punch a gagné en confiance et a commencé à tisser des liens sociaux avec les autres jeunes macaques de la troupe, les soigneurs ont dû l’aider à se détacher de sa peluche.

Ce « sevrage » était essentiel pour qu’il puisse devenir un adulte pleinement intégré au groupe, capable de se défendre et de communiquer sans dépendre d’un objet inanimé.

Donald Winnicott (1896-1971), psychiatre et psychanalyste britannique, a défini le « Handling » comme la manière dont l’adulte porte, manipule et touche le petit. Pour Punch, en étant abandonné, il a été privé de ce contact peau à peau constant, essentiel chez les primates. Le handling permet normalement au bébé de sentir que son corps est une unité.

Sans ces gestes, un individu peut ressentir une « agonie primitive » ou un sentiment de fragmentation. La peluche a ainsi servi de substitut tactile pour offrir une sensation de continuité physique que sa mère ne lui donnait plus.

Au-delà du toucher, le « Holding » est le soutien (physique et psychologique) qui protège le petit de l’anxiété.

En intervenant, les soigneurs ont instauré un « environnement facilitateur ». La peluche a agi comme ce que Winnicott appelle un « objet transitionnel ». C’est le fameux doudou qui permet de faire le pont entre le soi et le monde extérieur, aidant Punch à supporter l’absence de sa mère.

Oui, la science moderne rejoint Winnicott sur ce point. On ne parle pas seulement de survie psychologique, mais bien de survie biologique.

Chez les primates, l’absence de contact maternel (le manque de Handling) fait exploser le taux de cortisol (hormone du stress). Un niveau trop élevé de stress peut affaiblir le système immunitaire et stopper la croissance.

Sans ces soins « maternels » (apportés par les soigneurs et la peluche), Punch aurait pu dépérir malgré une nourriture abondante. C’est ce qu’on appelle parfois le marasme ou l’hospitalisme.

On peut affirmer que pour Punch, les gestes de substitution des soigneurs ont été une véritable « matrice de survie ». Ils ont permis la personnalisation. Sans ce simulacre de présence maternelle, le petit macaque n’aurait probablement pas eu la force psychique nécessaire pour s’alimenter et se battre pour sa vie.

Punch est, en quelque sorte, une démonstration vivante que pour survivre, un individu a autant besoin de soins affectifs structurants que de calories.

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