par Emmanuel Leroy.

Emmanuel Leroy.

Emmanuel Leroy.

 

Avant de rĂ©pondre Ă  cette question, faisons l’état des lieux de l’agenda de la mondialisation et tentons d’y voir plus clair dans le maelström planĂ©taire qui a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© depuis le vote du Brexit et l’élection de Donald Trump.

En guise de prĂ©ambule et d’avertissement, je prĂ©viens tout de suite le lecteur qu’il s’agit d’un article profondĂ©ment anticonformiste susceptible de modifier un Ă©tat de conscience habituĂ© Ă  ingĂ©rer quotidiennement sa dose de dĂ©sinformation massive des mĂ©dias de grand chemin selon l’excellente formule utilisĂ©e par Slobodan Despot et son trĂšs dĂ©capant site de rĂ©information.

Pour bien comprendre ce qui se passe et ne pas se laisser abuser par les tireurs de ficelle, il convient d’avoir une vision de la longue histoire et de ne pas oublier l’essentiel : la mondialisation est la volontĂ© de domination de l’ensemble de l’humanitĂ© par une toute petite oligarchie de quelques milliers de personnes ayant adhĂ©rĂ© Ă  l’idĂ©ologie anglo-saxonne. Cette idĂ©ologie est en place depuis des siĂšcles et a pris naissance dans l’Angleterre ElisabĂ©thaine Ă  la fin du XVIe siĂšcle. D’une certaine maniĂšre, on peut dire que l’oligarchie anglo-saxonne se veut l’hĂ©ritiĂšre de l’empire de Rome, et comme elle, souhaite l’asservissement du monde. La diffĂ©rence essentielle entre ces deux impĂ©rialismes rĂ©side dans le fait que Rome affichait clairement sa volontĂ© de domination sur les autres peuples alors que les Anglo-saxons tentent d’avancer masquĂ©s sous la banniĂšre du libĂ©ralisme et des droits de l’homme, et ma foi, y rĂ©ussissent assez bien si l’on en juge par le nombre de gens totalement inconscients de la rĂ©alitĂ© de cette vision du monde conquĂ©rante.

Cela posĂ©, et en prenant les deux derniers prĂ©sidents de la RĂ©publique française (Nicolas Sarkozy et François Hollande), les deux derniers prĂ©sidents de la BCE (Jean-Claude Trichet et Mario Draghi), les deux derniers directeurs français du FMI (Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn) ou les deux derniers prĂ©sidents de la Commission europĂ©enne (JosĂ© Barroso et Jean-Claude Juncker), aucune de ces personnalitĂ©s n’est anglo-saxonne et pourtant toutes ont jouĂ© ou jouent encore la carte de la mondialisation, c’est-Ă -dire la disparition progressive des frontiĂšres et des nations, pour parvenir au but de contrĂŽle intĂ©gral de l’humanitĂ© par cette Ă©lite autoproclamĂ©e.

Comment un Français, un Italien, un Portugais ou un Luxembourgeois deviennent-ils « anglo-saxons » ? Tout simplement comme un IbĂšre ou un Numide devenait « Romain » aprĂšs avoir fait allĂ©geance aux valeurs que promouvait la Ville Ă©ternelle. Il n’est donc pas nĂ©cessaire d’ĂȘtre nĂ© Ă  Londres ou Ă  Baltimore pour ĂȘtre adoubĂ© par ceux qui se considĂšrent comme les maĂźtres du monde. En revanche, il est prĂ©fĂ©rable, mais non obligatoire, d’ĂȘtre passĂ© par les grandes Ă©coles et les universitĂ©s ad hoc
 pour ĂȘtre vraiment reconnu par les donneurs d’ordres.

Comme le savent parfaitement tous ceux qui aspirent Ă  la domination, et comme on l’enseigne aussi dans toutes les bonnes Ă©coles de renseignement, il n’existe que trois moteurs principaux pour manipuler un homme : l’idĂ©ologie, le sexe et l’argent.

Pour l’idĂ©ologie, c’est assez simple Ă  comprendre, il suffit de repĂ©rer parmi les jeunes gens brillants, ceux qui adhĂšrent sans rĂ©serve Ă  la pensĂ©e dominante, puis de les orienter vers les bonnes Ă©coles françaises (Sciences-po, HEC, ENA,
) , puis anglo-saxonnes (London School of economics, Oxford, Harvard, Stanford ou encore Yale
) et aprĂšs un Ă©ventuel petit stage complĂ©mentaire Ă  la French American Foundation, on obtient de parfaits petits soldats de l’idĂ©ologie dominante comme une Christine Lagarde ou un François Hollande.

Bien Ă©videmment, ce genre de cursus peut se faire plus naturellement encore par tradition familiale – il est des familles qui roulent pour le SystĂšme depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations et qui connaissent parfaitement les codes et les filiĂšres pour faire rĂ©ussir leur progĂ©niture – et la transmission par hĂ©ritage familial prĂ©sente l’avantage de se faire aisĂ©ment, mais prĂ©sente aussi l’inconvĂ©nient de manquer de puissance de rĂ©torsion en cas de nĂ©cessitĂ© de pression. D’oĂč la prĂ©fĂ©rence donnĂ©e aux deux autres moyens de contrĂŽle des agents du SystĂšme lorsque les hautes autoritĂ©s exigent de leurs commis des actes ignominieux ou contre-nature (dĂ©claration de guerre, avortement, mariage pour tous, euthanasie,
).

Pour le sexe, là c’est un peu plus tordu et les recrues que l’on fait dans ce domaine-là sont un peu moins glamour qu’un Emmanuel Macron moyen, quoique


Ici on rentre vraiment dans la face obscure des hommes. Les bonnes centrales de renseignement savent depuis la nuit des temps que les appĂąts d’une jolie femme, ou d’un jeune homme, peuvent aider Ă  fournir une profusion de renseignements et que cela peut ĂȘtre un objet de chantage formidable pour ceux qui ne souhaitent pas que s’ébruitent leurs turpitudes sexuelles. Mais quand les hommes, et cela concerne aussi les femmes, s’abĂźment dans la sexualitĂ© dĂ©bridĂ©e, les limites qu’ils peuvent atteindre ont Ă©tĂ© dĂ©finies il y a bien longtemps par les Grecs dans le dualisme Eros/Thanatos.

De fait, l’affaire du Pizzagate dans laquelle semble s’ĂȘtre vautrĂ© le clan Clinton, dĂ©montre Ă  l’envi jusqu’oĂč peut pousser l’hubris quand elle s’empare des Ăąmes. Mais pour ceux qui douteraient de la validitĂ© de cette piste, je leur suggĂšre de dĂ©couvrir dondevamos, courageux petit blog qui s’acharne depuis des annĂ©es Ă  dĂ©noncer les rĂ©seaux pĂ©do-criminels et leurs ramifications dans les hautes sphĂšres de la sociĂ©tĂ© occidentale.

Si vous croyez qu’un Dutroux ou un Fourniret Ă©taient des criminels isolĂ©s, vous vous trompez. Ils n’étaient que les rabatteurs et les pourvoyeurs de victimes Ă  leurs maĂźtres et commanditaires. Et quelle meilleure arme de chantage imaginer que la vidĂ©o d’un homme politique en train d’abuser (et plus encore
) d’un(e) mineur(e) dans un lieu Ă©trange.

Pour mĂ©moire, je vous invite Ă  regarder ici ce court extrait du dernier film de Stanley Kubrick Eyes Wide Shut. Si vous pensez que ce film n’est dĂ» qu’à la fantaisie et Ă  l’imagination de l’artiste, vous avez le droit de le croire, moi je crois plutĂŽt qu’il s’agit lĂ  d’un documentaire, et encore assez Ă©dulcorĂ©, sur certains milieux particuliĂšrement influents. Vous avez ici une analyse de qualitĂ© excellemment traduite sur ce que ce film Ă©sotĂ©rique rĂ©vĂšle.

L’argent, plus que le sexe encore, est le moyen le plus sĂ»r de s’attacher les Ăąmes faibles et il est utilisĂ© aussi pour cela depuis son invention. Si l’on en croit la rĂ©vĂ©lation de Philippe de Villiers au sujet de François Fillon et de son aveu sur le Bilderberg quand l’ancien Premier ministre rĂ©vĂšle que ce sont « eux qui gouvernent » que nous avoue-t-il sinon qu’il est lui-mĂȘme gouvernĂ© par ceux que François Hollande, sans doute la seule fois de sa vie politique oĂč il fut bon et vrai, avait appelĂ© la Haute finance. Quand on connaĂźt les liens qui unissent le candidat de la « droite » avec l’oligarque Marc Ladreit de LacharriĂšre ou avec Henri de Castries, on comprend mieux comment fonctionne le SystĂšme et comment ce dernier s’attache la fidĂ©litĂ© de ceux qu’il a corrompus.

Pour avoir une idĂ©e plus prĂ©cise du degrĂ© profond de corruption qui atteint notre pays je vous suggĂšre de lire cet excellent papier – une fois n’est pas coutume – d’un journal vespĂ©ral sur la cartographie de la corruption privĂ©e et publique en France.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.