Les EuropĂ©ens devraient s’inspirer de l’expĂ©rience française en matiĂšre d’immigration, afin d’éviter d’en rĂ©pĂ©ter les erreurs idĂ©ologiques fondamentales.

Konk immigation

Les immigrations italiennes et espagnoles de la premiÚre moitié du XXe siÚcle en France ont débouché sur une intégration parfaite au bout de deux générations.

PrĂ©noms francisĂ©s ou français, noms de famille parfois eux-mĂȘmes francisĂ©s ; adoption des rĂšgles du vivre-ensemble français dĂ©clinĂ©es rĂ©gionalement selon les usages locaux ; volontĂ© de parler correctement la langue française en oubliant mĂȘme leur langue d’origine.

Dans certaines familles le dĂ©ni des origines Ă©trangĂšres est mĂȘme souvent constatĂ© au bout de trois gĂ©nĂ©rations. Il en est de mĂȘme des immigrations moins massives toutefois, des Polonais notamment mais aussi d’autres peuples europĂ©ens. Quant Ă  la conservation de quelques habitudes tenant Ă  leurs origines, principalement chez les Italiens, elles ne diffĂšrent pas des Ă©carts qui peuvent exister entre un « chtimi » et un provençal


Ce seul constat tend Ă  prouver qu’il existe bien une communautĂ© europĂ©enne de valeurs et d’identitĂ©s communes permettant un brassage intra-europĂ©en sans rĂ©elle remise en cause des Ă©quilibres sociĂ©taux.

Au contraire, une telle mixité est plutÎt positive et riche en apports à une civilisation européenne confrontée à des porosités internes millénaires.

Ce constat permet aussi d’apporter un argument supplĂ©mentaire Ă  l’idĂ©e d’une Europe des peuples, des rĂ©gions, des diffĂ©rences charnelles, contre celle d’une Europe des nations factices et devenue prĂ©caire et dangereuse aujourd’hui par son morcellement et son incapacitĂ© Ă  reconnaĂźtre une unitĂ© europĂ©enne identitaire. L’Europe des Etats-Nations, mĂȘme moribonds, ne fera jamais une Europe unitaire.

Les immigrations de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, Ă©largies depuis les annĂ©es 70 et invasives depuis les annĂ©es 90, sont d’une tout autre nature sans commune mesure avec les prĂ©cĂ©dentes.

Ce sont des civilisations distinctes et probablement justement fiĂšres de leurs valeurs qui dĂ©ferlent progressivement sur l’Europe et la France en particulier, dont la gĂ©nĂ©rositĂ© et son obsession idĂ©ologique d’ĂȘtre la championne des « droits de l’Homme », en fait un lieu d’accueil privilĂ©giĂ©. Cette immigration-lĂ  ne vient pas par attachement Ă  la France, mais par intĂ©rĂȘt et commoditĂ©.

Cette immigration-lĂ  n’a aucune intention de s’assimiler Ă  la civilisation europĂ©enne, car c’est bien de cela qu’il s’agit, mais de continuer Ă  vivre et se comporter conformĂ©ment Ă  leurs valeurs. Et l’écart des vivre-ensemble et des identitĂ©s est tel que l’on peut se demander si ces immigrĂ©s lĂ  ne sont pas lĂ©gitimes dans leurs choix profonds. Ne s’agit-il pas d’un pari intenable ?

Ce n’est pas dire que les premiers immigrĂ©s des annĂ©es 70 ou 80 n’ont pas fait, pour certains, de rĂ©els efforts d’intĂ©gration. Mais le nombre de plus en plus massif d’immigrĂ©s extra-europĂ©ens dans de plus en plus de zones concentrĂ©es, puis mĂȘme atomisĂ©es et « ruralisĂ©es » aujourd’hui, finit par crĂ©er des retours aux usages des origines. Dans certaines mosquĂ©es, des imams prĂȘchent mĂȘme en quasi toute impunitĂ©, l’islamisation religieuse, comportementale et culturelle de la France comme un objectif avĂ©rĂ©.

Mais surtout on assiste depuis quelques annĂ©es Ă  une dĂ©sintĂ©gration d’un dĂ©but d’assimilation. Des ex-immigrĂ©s de la troisiĂšme ou de la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration font de plus en plus un retour Ă  leurs identitĂ©s originaires, aprĂšs que leur « ancĂȘtre » francisĂ© a fait de louables efforts d’intĂ©gration. Françaises depuis parfois cinquante ans, des familles renouent avec leurs valeurs originelles, redonnant des prĂ©noms maghrĂ©bins ou africains notamment Ă  leurs enfants, renouant avec des valeurs et des comportements de leurs origines, rejetant une civilisation qui n’est pas la leur. Le poids des traditions et d’un passĂ© civilisationnel est trop lourd pour ĂȘtre gommĂ© dĂ©finitivement surtout par des groupes massifs auto-communautarisĂ©s.

À la question de l’immigration permanente se greffe donc celle de la dĂ©sintĂ©gration d’une partie importante de la population censĂ©e ĂȘtre de nationalitĂ© française souvent depuis longtemps, phĂ©nomĂšne qui apparaĂźt peut-ĂȘtre encore plus grave que la premiĂšre question, car il installe au sein mĂȘme de la France et de l’Europe une contre-civilisation lĂ©galisĂ©e par les naturalisations en cascade.

Le vĂ©ritable danger vient aujourd’hui de l’intĂ©rieur et de la part de « Français » qui rejettent de plus en plus les valeurs et l’identitĂ© europĂ©ennes, et qui crĂ©ent ainsi un antagonisme dĂ©libĂ©rĂ© entre « Français ».

Ceux qui accusent et stigmatisent certains d’opposer les Français entre eux au dĂ©triment d’une unitĂ© nationale putative, devraient rĂ©viser leur idĂ©ologie mortifĂšre en constatant que les diviseurs et les ferments de guerre civile ne sont pas ceux qu’ils accusent. Mais ceux qu’ils dĂ©fendent.

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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