À la veille des Ă©lections europĂ©ennes

"Que d’efforts pour afficher des professions de foi que personne ne lira !"

Alors que le scrutin du 26 mai devrait ĂȘtre l’occasion d’une communion de peuples au corps glorieux d’une institution prĂ©tendument rĂ©demptrice, tel un vol de gerfauts hors du charnier natal (merci JosĂ©-Maria pour cet emprunt), un nuage de volatiles frappĂ©s de psittacisme s’est ab... Lire la suite

Jeux de mots, jeux de vieillots ? Voire


"Changer le sens des mots, c’est dĂ©placer les meubles dans la maison d’un aveugle"

Vous commencez Ă  me connaĂźtre, non ? Aux yeux des plus lucides, je suis un « vieux con ». C’est incontestable, et, qui plus est, je le revendique, au point d’avoir crĂ©Ă© une association, celle des « Cons XO ». « XO » ! « Extra old », comme le cognac, c’est-Ă -dire au-delĂ  du « hors... Lire la suite

L’Action française est morte ! Vive le roi (quand mĂȘme) !

"Davantage qu’une page qui se tourne, un changement d’ùre"

Triste dĂ©but d’annĂ©e pour la presse française. Avec couronne (mortuaire, celle-lĂ ), mais sans fanfare, l’on annonçait la fin de parution de L’Action française, l’un des plus vieux journaux de France (1908) avec Le Figaro (1826) et L’HumanitĂ© (1904). (suite…)... Lire la suite

Une langue trop bien pendue

"Aujourd’hui, tĂ©lĂ©vision oblige, un chef d’État doit impĂ©rativement plaire"

En 1549 Joachim du Bellay publiait sa « Deffence et illustration de la langue françoyse », dix ans aprĂšs la promulgation de l’ordonnance de Villers-Cotteret qui imposait le français comme langue du droit et de l’administration française. (suite…)... Lire la suite

Le changement, parlons-en

"Ce changement qui tendrait presque à devenir le mouvement perpétuel
"

Signe des temps, il n’est pas une journĂ©e sans que, Ă  l’appui de sa chronique, un journaliste n’emprunte Ă  Giuseppe Tomasi de Lampedusa et Ă  son GuĂ©pard cette formule devenue « culte » : « Tout changer pour que rien ne bouge. » Ne croyez surtout pas que l’intervention du prĂ©si... Lire la suite

Pour une pratique gouvernementale de bon sens

"Ce n’est pas une raison parce que rien ne marche droit pour que tout aille de travers"

  Messieurs Macron et Philippe originaires, paraĂźt-il, de partis politiques opposĂ©s, ont ceci de commun : leur jeunesse et leur sourire. Leur jeunesse me laisse croire que quelques conseils d’anciens, Ă  dĂ©faut de les aider ne sauraient leur nuire. Leur Ă©ternel sourire m’i... Lire la suite

De la politesse

"« Un usage, hors d’usage ? »"

En des temps lointains, un certain Jean Giraudoux, mort en 1944 faut-il le prĂ©ciser, Ă©mettait une remarque un tantinet pessimiste : « Les nations, comme les hommes, meurent d’imperceptibles impolitesses. C’est Ă  leur façon d’éternuer ou d’éculer leurs talons que se reconnaissent ... Lire la suite

Aboulique ! Aboulique vous-mĂȘme !

" Il n’y a pas de problĂšme qu’une absence de dĂ©cision ne parvienne Ă  rĂ©soudre. "

À un extraterrestre qui se dĂ©sespĂ©rait de l’aboulie de la classe politique, un parlementaire europĂ©en rĂ©pondit qu’il ne voyait pas en quoi le cumul des mandats pouvait ĂȘtre associĂ© Ă  un appĂ©tit du pouvoir dĂšs lors que, dans leur immense majoritĂ©, les citoyens refusaient de brigue... Lire la suite

La vérité si je mens

"On ne ment jamais autant qu’avant les Ă©lections, pendant la guerre et aprĂšs la chasse"

  Si la vĂ©ritĂ©, dans notre monde relativiste, a trouvĂ© des raisons supplĂ©mentaires de rester bien Ă  l’abri au fond de son puits, il se trouve que, depuis quelques mois, son frĂšre adultĂ©rin le mensonge lui a redonnĂ© curieusement quelques raisons d’espĂ©rer. ConfrontĂ©e Ă  ce ... Lire la suite

La philosophie au secours d’une Europe qui peine

"Quand les philosophes s’emmĂȘlent"

Dans un rĂ©cent article des Cahiers philosophiques, FrĂ©dĂ©ric Allemand propose que, dans un moment oĂč est critiquĂ©e l’Union europĂ©enne pour sa faible lĂ©gitimitĂ©, soit privilĂ©giĂ©e une redĂ©couverte de son sens philosophique originel : la restauration de l’homme dans toute sa dignitĂ©.... Lire la suite