On confond dans nos médias subtils néonazisme et théorie de la conspiration, croyant ainsi condamner ceux qui, venus de droite, de gauche, du gaullisme ou du communisme, ne supportent plus ce systÚme et son information.

Au lieu d’écouter les experts, on ferait mieux de s’adresser au monstre directement. Voici ce qu’Hitler Ă©crit de la conspiration et des conspirateurs (Mein Kampf, pp. 253-255) : « Seuls, de tout petits groupements, aprĂšs des annĂ©es de filtrage, pourraient acquĂ©rir le caractĂšre de vĂ©ritables organisations secrĂštes. Mais l’exiguĂŻtĂ© mĂȘme de pareilles formations leur enlĂšverait toute valeur pour le mouvement national-socialiste. »

Le bric-Ă -brac Ă©sotĂ©rique sur ThulĂ© et le nazisme est arrivĂ© aprĂšs la guerre, destinĂ© sans doute Ă  diaboliser intellectuellement l’objet de toutes les haines postmodernes. Mais voici en tout cas ce que veut Hitler : des militants et pas des conspirateurs : « Ce dont nous avions besoin, ce n’étaient pas de cent ou deux cents conspirateurs audacieux, mais de centaines de milliers de militants fanatiques Ă©pris de notre idĂ©al. Il fallait travailler non pas dans des conciliabules secrets, mais par de puissantes dĂ©monstrations de masses, et ce n’était point par le poignard ou le poison ou le revolver que le mouvement pouvait vaincre, c’était seulement par la conquĂȘte de la rue. »

La thĂ©orie de la conspiration vide la rue, remplit les boĂźtes aux lettres, empĂȘche la prise du Pouvoir. C’est pourquoi elle est encouragĂ©e par le Pouvoir qui la met en vedette en mimant la sĂ©vĂ©ritĂ© professorale.

Or : « Nous devions faire comprendre au marxisme que le national-socialisme Ă©tait le maĂźtre futur de la rue, et qu’il serait un jour le maĂźtre de l’État. »

Hitler insiste sur les dĂ©gĂąts moraux de la thĂ©orie et surtout de la pratique de la conspiration : « Le danger des organisations secrĂštes est encore actuellement dans le fait que leurs membres perdent souvent toute notion de la grandeur de leur tĂąche, et qu’ils croient que le sort d’un peuple peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© par un meurtre. »

Opération JFK mal vue, donc


Pour Hitler, le problĂšme est simple : la conspiration est rĂ©servĂ©e aux flemmards et la grandeur rĂ©side dans le mouvement social actif qui a disparu aujourd’hui, du cĂŽtĂ© des partis au Pouvoir comme du cĂŽtĂ© des contestataires.

« Pour prĂ©server aussi le militant de toutes les tentations de nourrir son activitĂ© par de petites conspirations, on devait, dĂšs le dĂ©but, l’initier complĂštement Ă  la grande idĂ©e du mouvement et l’entraĂźner si entiĂšrement Ă  la tĂąche de la dĂ©fense de cette idĂ©e, que son horizon s’élargirait aussitĂŽt
 De cette façon, la lutte contre l’État actuel Ă©tait Ă©levĂ©e au-dessus de l’atmosphĂšre de petits actes de vengeance et d’activitĂ©s de conspirateurs. »

De ce point de vue, on pourra dire que la thĂ©orie de la conspiration, et sa pratique par nos lĂ©gistes n’est pas « fasciste » : avis Ă  nos nuĂ©es d’experts TV donc. Elle reflĂšte nĂ»ment l’involution d’une sociĂ©tĂ© repue, ludique et fatiguĂ©e.

Sur la thĂ©orie de la conspiration, lire Protocoles des sages de Sion : un paradoxe politique, thĂ©orique et pratique : « C’est un faux, c’est pour une trĂšs faible part un plagiat, c’est surtout un extraordinaire ouvrage de politique, thĂ©orique et pratique. Cet ouvrage comprend quatre textes : « RĂ©flexions sur les « Protocoles » des Sages de Sion » de Bernard Plouvier, suivi des Éditions dĂ©finitives des textes intĂ©graux des livres de Serge Nilus (« « Protocoles » des sages de Sion »), Maurice Joly (« Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu »), suivi d’une victoire de Me Éric Delcroix (« L’abrogation de l’article 14 de la loi du 29 juillet 1881 »). Pour en savoir plus,  cliquez ici.

 

Protocoles des sages de Sion : un paradoxe politique, théorique et pratique, présenté par Philippe Randa, éditions Déterna.

Protocoles des sages de Sion : un paradoxe politique, théorique et pratique, présenté par Philippe Randa, éditions Déterna.

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