Pendant la rĂ©volte des Gilets jaunes, l’essayiste non-conformiste Michel Drac se demandait sur sa chaĂźne YouTube si l’hyper-classe qui tire les ficelles du gouvernement de l’Hexagone reculerait ou bien contre-attaquerait au lendemain de cette Ă©preuve remarquable. On connaĂźt maintenant la rĂ©ponse. AprĂšs la sĂ©quence conflictuelle de l’hiver 2019 – 2020 due Ă  la cession des retraites aux fonds de placement appelĂ©e « rĂ©forme des retraites », la caste cosmopolite profite de la pandĂ©mie du coronavirus pour passer Ă  la vitesse supĂ©rieure.

Se vengeant de ces contestations inouĂŻes et de l’inquiĂ©tude qu’elle a suscitĂ©e, la clique globaliste propage grĂące aux mĂ©dias centraux un discours d’effroi propice Ă  sidĂ©rer les esprits les moins prĂ©parĂ©s. Elle rĂ©partit les tĂąches. Il revient ainsi au gouvernement hexagonal de jouer la thĂ©Ăątrocratie, ce qui est facile quand le locataire de l’ÉlysĂ©e a suivi au lycĂ©e des cours de thĂ©Ăątre. Cette notion platonicienne dĂ©signe la mise en scĂšne du pouvoir Ă  travers les visites officielles, le dĂ©corum, les rĂ©ceptions, les rendez-vous, la parole publique sur les conseils avisĂ©s – ou supposĂ©s tels – des communicants. Ces scĂ©naristes gouvernementaux offrent un rĂ©cit mĂ©diatique plus ou moins convaincant. La thĂ©Ăątrocratie ne se confond pas avec la « sociĂ©tĂ© du spectacle » de Guy Debord.

Entre des injonctions contradictoires, des interventions prĂ©sidentielles pseudo-martiales, longues et filandreuses, et un rĂ©el amateurisme, les membres de ce gouvernement ont trĂšs mal appris leur rĂŽle. Sur scĂšne, ils mĂ©riteraient de recevoir des tomates et des Ɠufs pourris. Cela n’empĂȘche pas la si bien nommĂ©e Sibeth Ndiaye, secrĂ©taire d’État Ă  la DĂ©sinformation, de se concerter avec CĂ©dric O, secrĂ©taire d’État Ă  la Censure numĂ©rique et un certain Adrien Taquet, probable secrĂ©taire d’État Ă  la Fiction ministĂ©rielle, pour affronter d’hypothĂ©tiques fausses nouvelles venues d’Internet et d’au-delĂ .

Si la thĂ©Ăątrocratie a vite atteint ses limites, la phobocratie s’épanouit au contraire pleinement Ă  l’échelle communale. Dieu de la Peur dans la mythologie grecque, Phobos accompagne toujours ArĂšs, le dieu de la Guerre. Pour la circonstance, Phobos le devance. De nombreux maires ont Ă©dictĂ© ces derniĂšres semaines des arrĂȘtĂ©s liberticides au nom de la lutte contre la propagation du virus. L’Enfer est toujours pavĂ© de bonnes intentions.

Le 20 mars, la municipalitĂ© de Biarritz punit la station assise de plus de deux minutes, car il ne faut pas flĂąner. Idole d’une certaine droite rĂ©trograde et ringarde, le maire de BĂ©ziers fait enlever tous les bancs publics. À Carpentras, on risque une amende en cas de non-respect de la distance minimale d’un mĂštre. La ville de Saint-Étienne proscrit entre 9 h et 21 h toutes les activitĂ©s physiques, dont la course Ă  pied, sur l’espace public. Le 26 mars, le maire de Sanary-sur-Mer empĂȘche les habitants de s’éloigner de leur domicile de plus de dix mĂštres et d’acheter Ă  l’unitĂ© une baguette ou le journal. À la sortie de certains (hyper- ou super-) marchĂ©s, policiers et gendarmes inspectent les achats de la population. Le 2 avril, la mairie de Marcq-en-BarƓul prohibe sous peine de 68 € d’amende d’éternuer sans se protĂ©ger le visage. Et combien en cas de pet ? À Morlaix, sous prĂ©texte de permettre au personnel de santĂ© de service nocturne de dormir en journĂ©e, il ne faut pas dĂ©broussailler, ni tondre sa pelouse de 9 h Ă  15 h, ce qui est normal, mais aussi de bricoler. Qu’entend-on par bricolage ? Repeindre une piĂšce entre-t-elle dans le champ de la contravention ? Comment le prouver depuis la rue quand on se trouve enfermĂ© au dernier Ă©tage ?

PrĂšs d’Angers, la commune d’AvrillĂ© refuse l’accĂšs aux jardins familiaux et prive des familles d’une alimentation de substitution. Certaines prĂ©fectures autorisent nĂ©anmoins l’accĂšs Ă  ces jardins qui ne seront pas d’agrĂ©ment. À Royans et Ă  Sceaux, les maires ont exigĂ© que leurs administrĂ©s sortent le visage couvert d’un tissu alors que les masques sanitaires manquent cruellement en raison de l’incurie patente des autoritĂ©s françaises. Or, la RĂ©publique ne se vit-elle pas le visage dĂ©couvert ? Les musulmanes en tchador n’ont-elles pas anticipĂ© une prophylaxie bienvenue ? Le maire de « Sot » ne commanderait-il pas directement aux Talibans un milliard de burqas avec un niqab intĂ©grĂ© ? Cela risquerait, il est vrai, de contrarier leur sacro-sainte laĂŻcitĂ©.

Le summum revient cependant aux Sables-d’Olonnes, Ă  Chamonix et Ă  SĂšte oĂč se manifeste ouvertement le « rejet de l’autre ». Les discriminations fleurissent en ce printemps 2020 ! Les communes vendĂ©enne et alpine empĂȘchent la location de courte durĂ©e (d’une nuit Ă  deux semaines) ainsi que de « toute nouvelle occupation de rĂ©sidence secondaire » (les propriĂ©taires devraient rĂ©pondre par une grĂšve massive des impĂŽts locaux) au motif – incroyable – « d’éviter les mouvements de population intra-communal ou extra-territorial ». On s’en souviendra quand il faudra enfin juguler cette autre pandĂ©mie qu’est l’immigration extra-europĂ©enne. La municipalitĂ© de SĂšte va encore plus loin : elle fait bloquer toutes les voies d’accĂšs et refuse Ă  quiconque, y compris les ambulances, d’entrer dans la ville. Serait-ce le dĂ©but d’une sĂ©cession ?

Maints de ces arrĂȘtĂ©s, jamais pris en Seine–Saint-Denis multiculturaliste (est-ce un hasard ?), ont Ă©tĂ© suspendus, retirĂ©s, voire annulĂ©s, suite Ă  une intervention prĂ©fectorale ou au jugement de tribunaux administratifs. Il est toutefois intĂ©ressant de savoir que ces maires qui font la guerre contre le peuple albo-europĂ©en, appartiennent en gĂ©nĂ©ral Ă  la faction centriste des RĂ©publicains, Ă  l’UDI et au MoDem, soit quelques « cas sociaux » collectifs de la vie politique française. Pour sa part, la sociĂ©taliste Anne Hidalgo, mairesse de Paris, propose de remettre aux rescapĂ©s du covid-19 un certificat d’immunitĂ©. Qu’aurait-on entendu si cette suggestion avait concernĂ© les sidaĂŻques


Potentats municipaux pour six annĂ©es, les maires jouent sciemment sur la peur diffuse fomentĂ©e par les mĂ©dias aux ordres. « À l’instar de PĂ©guy, note RĂ©mi SouliĂ© dans Pour saluer Pierre Boutang (Pierre-Guillaume de Roux, 2016, p. 55), [Pierre Boutang] aimait [
] distinguer, pour les opposer, les “craties”, dĂ©testables (dĂ©mocratie, ploutocratie
) aux “archies” (monarchie, anarchie
). » Phobocratie municipale et thĂ©Ăątrocratie hexagonale concourent ensemble Ă  la mutation de ce jeu d’ombre bien installĂ©, la dĂ©mocratie, en deimocratie, le gouvernement des anxiolytiques et de l’épouvante.

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Pour saluer Pierre Boutang (Pierre-Guillaume de Roux)

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