Dans sa chronique du 1er fĂ©vrier, Richard Dessens fixe parfaitement le cadre dans lequel ce dĂ©bat, jusqu’à prĂ©sent confisquĂ©, devrait intervenir. RĂ©sider dans un pays est une chose. Participer Ă  sa vie politique en est une autre. Se fondre dans sa culture en est une troisiĂšme.

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Les idĂ©ologues qui Ă  leur façon cadenassent le sujet, devraient pourtant avoir Ă  l’esprit une vĂ©ritĂ© Ă©noncĂ©e naguĂšre par l’indĂ©crottable Fustel de Coulanges : « Les hommes sentent dans leur cƓur qu’ils sont un mĂȘme peuple lorsqu’ils ont une communautĂ© d’idĂ©es, d’intĂ©rĂȘts et d’affections, de souvenirs et d’espĂ©rances. »

OĂč mieux que dans l’histoire de France, trouver l’illustration d’un pareil propos ? Peut-ĂȘtre dans celle de l’AlgĂ©rie Française ?

ArrivĂ© au Pouvoir, le trĂšs humaniste NapolĂ©on III se retrouve devant le dossier algĂ©rien comme une poule devant un cure-dent. Comment se dĂ©barrasser au mieux de ce bĂąton merdeux que ses prĂ©dĂ©cesseurs lui ont refilĂ© dans un improbable relais ? DĂšs la chute du Dey d’Alger, la France, par Bourmont interposĂ©, ne s’était-elle pas engagĂ©e, par traitĂ©, Ă  respecter les us et coutumes locaux ?

« L’exercice de la religion mahomĂ©tane restera libre : la libertĂ© des habitants de toutes classes, leur religion, leurs propriĂ©tĂ©s, leur commerce et leur industrie ne recevront aucune atteinte ; leurs femmes seront respectĂ©es. »

Et depuis, l’armĂ©e et plus particuliĂšrement ses « bureaux arabes » y veillent jalousement.

Écoutant les conseils de « spĂ©cialistes », notamment ceux d’IsmaĂżl Urbain, l’empereur caresse l’idĂ©e d’un « Royaume arabe », vassal de l’Empire français, avant d’en venir au gĂ©nĂ©reux senatus consulte du 14 juillet 1865 : « L’indigĂšne musulman est français : nĂ©anmoins, il continue Ă  ĂȘtre rĂ©gi par la loi musulmane. Il peut ĂȘtre admis Ă  servir dans les armĂ©es de terre et de mer. Il peut ĂȘtre appelĂ© Ă  des fonctions et emplois civils en AlgĂ©rie. Il peut SUR SA DEMANDE, ĂȘtre admis Ă  jouir des droits des citoyens français ; dans ce cas, il est rĂ©gi par les lois civiles et politiques de la France. »

Ainsi, Ă  la seule fin de sauvegarder la libertĂ© de conscience de l’IndigĂšne, le gouvernement n’a pas pris de mesure coercitive, mais a adoptĂ© la voie du libre choix individuel. Poussant des cris de porcs frais, les responsables religieux musulmans interdisent immĂ©diatement Ă  leurs ouailles une telle dĂ©marche en l’assimilant Ă  une apostasie. En 1900, seulement 1 151 musulmans auront demandĂ© le bĂ©nĂ©fice de cette disposition qui restera nĂ©anmoins en vigueur jusqu’à l’ordonnance du 7 mars 1944. Celle-ci affirme l’égalitĂ© de tous les habitants tout en maintenant le tant dĂ©criĂ© « statut personnel » qui sauvegarde l’application du droit coranique (famille, propriĂ©tĂ©, organisation judiciaire, administrative
). Et c’est cette discrimination prĂ©tendument imposĂ©e aux « IndigĂšnes » qui, au lendemain de la IIe Guerre mondiale, indigne nos hautes consciences progressistes. Elles dĂ©noncent ce statut de « sous citoyen » du Musulman d’AlgĂ©rie qui pourtant l’a choisi de facto.

En 1870, par le fameux dĂ©cret du 24 octobre, l’israĂ©lite CrĂ©mieux n’avait pas fait de dĂ©tail pour imposer la citoyennetĂ© française Ă  l’ensemble de ses coreligionnaires. Il renvoyait les dispositions du droit mosaĂŻque dans la stricte sphĂšre privĂ©e. Il est vrai que, dans l’instant, certains dignitaires religieux locaux avaient vu d’un Ɠil trĂšs critique pareille disposition et pourtant


On peut aujourd’hui se poser deux questions.

Pourquoi l’intĂ©gration des Juifs d’AlgĂ©rie a-t-elle Ă©tĂ© un incontestable succĂšs ?

Pourquoi, en 2019, plus de cinquante ans aprĂšs la dĂ©colonisation, bon nombre de frĂšres prĂȘcheurs musulmans exigent-ils la restauration d’un « statut personnel » naguĂšre honni, par l’application de la Charia dans le domaine public ? On notera qu’ils ne contestent pas pour autant la pleine citoyennetĂ© française des membres de cette Oumma universelle dont ils se rĂ©clament ardemment ?

Y rĂ©pondre en son Ăąme et conscience, c’est faire sauter le fameux cadenas Ă©voquĂ© plus haut.

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