La mode est au « coming out ». La presse attend avec délectation de pouvoir montrer que les modÚles de la société sont homosexuels. Il y a normalité et surtout normalisation.

Puisque la normalisation est actée, la presse mondialiste est passée à la vitesse supérieure. Le magazine Vogue, le 14 janvier, présente la nouvelle égérie de la haute couture. Il (elle) se nomme Oslo Grace (écriture inclusive appropriée).

androgyne

Il (elle) n’est ni homme, ni femme. Le nouveau (nouvelle) top-modĂšle est d’origine « neutrale » (comme dirait Jean-Claude Van Damme). Elle (il) est plutĂŽt grise (x), comme l’eurent proposĂ© Les Inconnus dans un sketch, ni blanc, ni noir, ni rien du tout, du reste. MĂȘme son nom ne permet pas de l’identifier. Il (elle) n’a pas d’identitĂ©.

Mais le ton humoristique est dĂ©placĂ© car il est bien question de l’arme du politiquement correct pour imposer le cadre sociĂ©tal universaliste. Il s’agit d’un modĂšle et prĂ©cisĂ©ment du « top model ». Les crĂ©ateurs se l’arrachent. « Il est Ă  l’aube d’une grande et longue carriĂšre », nous dit-on.

Si la politique migratoire s’attaque de front Ă  l’identitĂ© d’un peuple, la perte d’identitĂ© individuelle rĂ©duit d’autant plus les dĂ©fenses collectives. Il y a synergie et acception de ce qui est prĂ©sentĂ© comme une Ă©volution naturelle et inĂ©luctable face Ă  la tradition rĂ©actionnaire.

Aux États-Unis, la question des toilettes publiques n’a rien d’une plaisanterie. Il est question des droits individuels. En France, quarante millions de citoyens auraient pu refuser le mariage homosexuel. La loi serait passĂ©e car il est question de droits individuels. L’ordre moral est proclamĂ© supĂ©rieur au principe dĂ©mocratique. Ce n’est pas si rĂ©cent puisque l’abolition de la peine de mort en 1981 s’est inscrite sur ce modĂšle quand 65 % de la population y Ă©tait opposĂ©e. C’est sur le principe de prĂ©valence de la morale que Robert Badinter avait prĂ©sentĂ© son projet de loi.

C’est le mĂȘme principe qui a vu la signature du TraitĂ© de Lisbonne suite au rejet par les EuropĂ©ens, par voie de rĂ©fĂ©rendum, de la Constitution europĂ©enne. Ce que le peuple refuse lui est imposĂ©. C’est pour son Bien. C’est la dĂ©mocratie.

Aujourd’hui, quand un Canadien, pĂšre de sept enfants, s’identifie Ă  une jeune chinoise de six ans, il n’est pas priĂ© de consulter un psychiatre. La Justice l’autorise Ă  s’inscrire dans une Ă©cole primaire. Il n’y a pas trouble de la personnalitĂ©. Il y a relativisme.

De maniÚre anodine, nous pourrons relever à chaque instant une information qui étayera le phénomÚne. Dans le journal Le Monde du 9 mai 2016 : Pour le Défenseur des droits, Jacques Toubon, « la France discrimine ses étrangers ».

Fondamentalement, la signification du titre, que l’intĂ©ressĂ© a lui-mĂȘme transmis aux agences de presse, est qu’il ne peut y avoir de diffĂ©rence entre un Français et un Ă©tranger, puisque la discrimination est la mise en Ă©vidence d’une diffĂ©rence.

C’est sur cette base que notre sociĂ©tĂ© ne permet ni de discriminer, ni d’amalgamer. Dans ce cadre gĂ©nĂ©ral, la morale est le dĂ©terminant pour qualifier l’un ou l’autre. Ce n’est pas la loi. Heureusement, la France discrimine ses Ă©trangers. Ils voteraient aux Ă©lections si tel n’était pas le cas.

DĂ©jĂ , aux États-Unis et au Canada, la justice a tranchĂ©. L’affaire « J.K. » est symptomatique et elle fait surtout jurisprudence. Un juge a ordonnĂ© qu’une jeune fille de 11 ans suive un traitement hormonal car elle veut ĂȘtre un garçon, selon sa mĂšre, et qu’elle soit confiĂ©e Ă  une organisation LGBT, ce que refusait le pĂšre. Les droits individuels concernent dĂ©sormais les enfants. Si un adulte peut lĂ©gitimement s’identifier Ă  un enfant, un enfant doit pouvoir s’identifier Ă  un adulte responsable. Quand les droits sont un absolu, il n’y a plus aucune responsabilitĂ©. Alors l’Ordre Mondial peut jouer son rĂŽle rĂ©gulateur.

Nous pouvons revenir Ă  l’actualitĂ© « people » et de la mode. Angelina Jolie est ambassadrice de l’ONU pour diffĂ©rentes causes. Son dĂ©vouement pour l’humanitaire pourra ĂȘtre qualifiĂ© d’irrĂ©prochable. Le couple Angelina Jolie et Brad Pitt, avec leurs multiples adoptions, fait figure de ce que doit ĂȘtre une famille. Le divorce en fait naturellement partie. Entre deux adoptions, le couple est Ă©galement parent d’enfants naturels. En particulier, Shiloh Nouvel naĂźt en 2006.

Les parents dĂ©cident, dĂšs 2006, que la petite Shiloh sera de nationalitĂ© namibienne. Alors qu’elle est ĂągĂ©e de 2 ans, selon RTL, Brad Pitt, invitĂ© sur le plateau d’Oprah Winfrey, rĂ©vĂ©lait que Shiloh prĂ©fĂ©rait les prĂ©noms « John ou Peter » au sien. Le couple a immĂ©diatement acceptĂ© le choix de l’enfant.

Bref, aujourd’hui et Ă  l’ñge de 11 ans, elle dĂ©bute un traitement hormonal pour ĂȘtre transgenre, d’aprĂšs le journal Gala. « Ni Brad ni moi ne voulons lui dire comment agir ou se sentir. Elle doit trouver sa place » accordait, dĂ©jĂ , la mĂšre au journal Vanity Fair en 2010. La petite fille a alors 4 ans. Les droits individuels sont portĂ©s Ă  leur paroxysme et s’accompagnent d’une dĂ©responsabilisation. Le principe est parfaitement acceptĂ©. Il devient un modĂšle.

Si la majoritĂ© des commentaires sur Internet s’accordent Ă  dire que la petite fille est un peu jeune ou les parents un peu lĂ©gers, son droit individuel n’est jamais mis en cause. Si personne ne semble se demander comment nous en sommes arrivĂ©s lĂ , surtout personne ne se demande pourquoi.

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A propos de l'auteur

Gilles Falavigna

Gilles Falavigna est un essayiste français nĂ© en 1960. Il propose des informations et leur analyse sur les sujets gĂ©opolitiques, Ă©conomiques, sociologiques. Il est l'auteur de plusieurs livres aux Ă©ditions Dualpha et L'Æncre. Dernier ouvrage paru : "GĂ©opolitique de la conspiration contre les peuples".

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