Une extrĂȘme prudence toute naturelle, quelque peu renforcĂ©e par la frĂ©quentation du « mainstream » mĂ©diatique (j’adore utiliser ce terme, il vous classe un homme) m’inclinerait Ă  ne pas frĂ©quenter des individus douteux comme par exemple Finkielkraut, Houellebecq ou encore Zemmour, sans parler bien sĂ»r du sulfureux Camus, Renaud dois-je prĂ©ciser, qui paraĂźt-il aurait piquĂ© Ă  BarrĂšs le terme conceptuel de « Grand remplacement ».

Grand Remplacement Clichy sous bois

De mĂȘme me serait-il plus profitable de cĂŽtoyer HervĂ© Le Bras que de flirter avec MichĂšle Tribalat, au motif presque inavouable que l’avenir de la dĂ©mographie europĂ©enne m’intĂ©resse.

J’ose l’avouer, tout ce qui pourrait laisser deviner Ă  mon entourage une quelconque complaisance Ă  l’endroit des rĂ©visionnistes, des conspirationnistes, des complotistes, et autres illusionnistes, est scrupuleusement banni de mes conversations. On ne sait jamais


Cela ne m’empĂȘche toutefois pas de lire et de ruminer les textes de grands anciens dont personne aujourd’hui ne saurait contester l’honorabilitĂ©.

Tenez, comment Pierre MendĂšs-France, dont chaque ville de France devrait au moins honorer la mĂ©moire par une statue Ă©questre ou au moins un buste en pied, oserait-il rĂ©itĂ©rer cette curieuse confidence faite le 10 dĂ©cembre 1959 au journaliste Bernard Lefort : « Si l’on suivait Bidault et Soustelle, il y aurait 25 millions de musulmans français dans la mĂ©tropole. Merci Ă  de Gaulle s’il peut Ă©viter cela. »

Le GĂ©nĂ©ral, parlons-en. Il est aujourd’hui de bon ton de se rĂ©fĂ©rer Ă  lui, Ă  quelque parti politique qu’on appartienne, et d’aller avant chaque Ă©lection prĂ©sidentielle faire un petit tour Ă  Colombey-les-Deux-Eglises que, justement, l’hĂŽte de la Boisserie ne voulait pas voir devenir « Colombey les deux MosquĂ©es ».

N’est-ce pas lui qui confiait Ă  Raymond Tournoux son mĂ©prisable sentiment sur l’islam, les Arabes et leur prĂ©sence en France : « Il y a cinquante ans il aurait fallu dĂ©truire l’islam. Aujourd’hui, comment Ă©teindre le fanatisme. » Ou encore : « C’est une fiction de considĂ©rer ces gens-lĂ  comme des Français pareils aux autres. Il s’agit en rĂ©alitĂ© d’une masse Ă©trangĂšre. Il conviendra d’examiner les conditions de leur prĂ©sence sur notre sol. »

Les termes mĂȘmes utilisĂ©s par le chef de l’État pour expliciter le fond de sa pensĂ©e auprĂšs d’Alain Peyrefitte, le 5 mars 1959, devraient ouvrir aujourd’hui plus qu’une polĂ©mique, un procĂšs en bonne et due forme : « Il ne faut pas se payer de mots ! C’est trĂšs bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte Ă  toutes les races, et qu’elle a une vocation universelle. Mais Ă  condition qu’ils restent une petite minoritĂ©. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand mĂȘme un peuple europĂ©en de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrĂ©tienne. »

Je serais la Croix de Lorraine dominant Colombey, je tremblerais sur mon socle, d’autant qu’aujourd’hui la mode est à exiger le retrait de celles surmontant les statues des places publiques et autres portails de cimetiùres


Cher lecteur, ces propos restent bien Ă©videmment entre nous. N’en faites surtout pas Ă©tat. Je le confesse je suis prudent je l’ai dĂ©jĂ  dit, mais aussi un peu lĂąche. Comprenez-moi, je ne voudrais surtout pas que


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