La scĂšne se passe Ă  Perpignan lors d’une rĂ©cente manifestation en faveur de l’État palestinien. Parmi la centaine de participants (322,5 selon les organisateurs – il y avait une future maman – et 82, 5 selon la police – un ancien combattant cul de jatte traversait par hasard le lieu du rassemblement), une vieille dame se retrouve aux cĂŽtĂ©s de trois aimables jeunes gens dont elle a tĂŽt fait d’imaginer qu’ils ne sauraient revendiquer la moindre origine scandinave. Nous nous garderons bien Ă©videmment de voir lĂ  l’ombre d’un quelconque dĂ©lit de faciĂšs.

Le quatuor impromptu lie conversation et en vient trĂšs vite Ă  brosser un Ă©tat du monde avant d’en redessiner les contours pour des lendemains meilleurs.

Incidemment s’invite dans le dĂ©bat la question du terrorisme islamique, de ses origines et de ses manifestations, protĂ©iformes, bien sĂ»r, compte tenu des cibles et des États visĂ©s. La pĂ©tulante septuagĂ©naire s’enquiert benoĂźtement de la nationalitĂ© des trois gamins. Ils concĂšdent, non sans une certaine retenue, une citoyennetĂ© française nĂ©anmoins pleine et entiĂšre, aprĂšs avoir insistĂ© sur celle de leurs parents et davantage encore sur celle de leurs grands-parents restĂ©s au bled. Mais quel honnĂȘte citoyen oserait condamner pareille piĂ©tĂ© filiale et un tel respect des origines familiales ?

Un tantinet taquine, reconnaissons-le, la grand-mĂšre demande alors aux garçons quelle serait leur attitude si le gouvernement français, devant une menace pesant sur la sĂ©curitĂ© nationale, en venait Ă  recourir Ă  une mobilisation gĂ©nĂ©rale. Un ange passe
 et repasse, mieux que les Alphajet de la Patrouille de France au-dessus des Champs-ÉlysĂ©es un 14 juillet


Défilé du 14 juillet.

Défilé du 14 juillet.

Mais la mamy est opiniĂątre, c’est lĂ  son moindre dĂ©faut.

— Ma question est pourtant simple et votre rĂ©ponse ne peut l’ĂȘtre que tout autant : vous battriez-vous pour dĂ©fendre la France ?

Deux d’entre eux s’efforcent de taper encore en touche (on est à Perpignan, place-forte du rugby hexagonal) au fallacieux motif qu’il ne s’agit là que d’une hypothùse et que de ce fait


Le troisiĂšme se jette rĂ©solument Ă  l’eau, cherchant ostensiblement Ă  Ă©clabousser l’auditoire de sa dĂ©termination militante.

— Oui, mais Ă  la seule condition que ce soit Ă  l’occasion d’une guerre que la France aurait dĂ©clarĂ©e Ă  IsraĂ«l !

DĂ©claration bravache d’un gosse exalté ? Peut-ĂȘtre


Si j’étais Monsieur Collomb ou Madame Parly et si ce n’est dĂ©jĂ  fait, je m’empresserais de convoquer une poignĂ©e de hauts fonctionnaires de police placardisĂ©s pour excĂšs de zĂšle et un « quarteron » de gĂ©nĂ©raux versĂ©s rĂ©cemment dans le cadre de rĂ©serve (ils ont dĂ©sormais quelques loisirs) pour leur confier un travail de rĂ©flexion prĂ©paratoire au traitement de fond de cette question.

Si pour les imprĂ©voyants elle demeure sans fondement elle n’en est pas moins d’une sournoise actualitĂ©.

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