Norbert Hofer, à quelques voix prùs


Une fois de plus, comme lors de nos derniĂšres Ă©lections rĂ©gionales, en PACA et dans le Nord-Pas-de-Calais, il s’en sera fallu d’un cheveu.

Et c’est l’écologiste Alexander Van der Bellen qui est sorti du chapeau. L’on voit dĂ©jĂ  les prochains gros titres des gazettes : la dĂ©mocratie est sauvĂ©e en Autriche ! Tandis que les mĂȘmes ne s’émeuvent que de loin qu’elle puisse ĂȘtre Ă  petit feu menacĂ©e en Turquie, façon Ă©trangleur ottoman.

Les mĂȘmes, toujours, qui ont la mĂ©moire bien courte, oublieront Ă©videmment qu’en 1983, le FPÖ, parti de Norbert Hofer, fut intĂ©grĂ© dans la coalition gouvernementale menĂ©e par les sociaux-dĂ©mocrates du SPÖ du chancelier Fred Sinowatz. Tandis que trois ans plus tard, Ă  l’occasion d’autres Ă©lections lĂ©gislatives, le FPÖ faisait son retour au gouvernement, toujours au cĂŽtĂ© du SPÖ, dans le premier cabinet de Franz Vranitzky. « L’extrĂȘme droite » Ă©tait-telle donc Ă  l’époque frĂ©quentable ?