Il y a un aspect du problĂšme que pose le coronomachin et qui n’est pas du tout explorĂ© par nos mĂ©dias, c’est bien celui du politique et son l’absence dans le concert viralo-pandĂ©mique. Mais, allez-vous me rĂ©torquer, il n’y a que ça, les Macron, Philippe et consorts ne font que dĂ©filer Ă  la tĂ©loche ! On notera Ă  ce sujet l’étourdissant mutisme de l’opposition de droite comme de gauche. Sauf que ces interventions ministĂ©rielles n’ont rien de politique. Ce ne sont que le commentaire d’une ordonnance dressĂ©e par la mĂ©decine pour cause de coromachin dont on ne sait plus d’ailleurs par quel bout le prendre. L’Etat macronien, qui jusqu’alors se contentait de gouverner par simple gestion budgĂ©taire, est totalement dĂ©semparĂ©.

On vous invite, mais n’en faites pas une nĂ©cessitĂ©, Ă  relire Carl Schmitt et son excellent exĂ©gĂšte français, Julien Freund. Pour faire court et rĂ©sumer briĂšvement ce qu’est le politique, on dira que c’est d’abord la mise en acte d’une vision du monde et la dĂ©signation de l’ennemi. Etant entendu que la notion d’ennemi n’a rien de moral. L’ennemi, ce n’est pas l’adversaire, c’est d’abord ce vers quoi on ne veut pas aller, celui que l’on combat. La dĂ©signation de l’ennemi est fondamentale et au cƓur du politique.

Vue du monde avons-nous dit. Celle-ci n’est autre que l’idĂ©e mĂȘme que l’on se fait du pouvoir que l’on exerce au nom d’un peuple pour assurer sa sĂ©curitĂ©, son bien-ĂȘtre, sa prospĂ©ritĂ© et sa pĂ©rennitĂ©. Les rois de France, n’en dĂ©plaise Ă  certains, n’avaient pas d’autres prĂ©occupations. Ils Ă©taient les pĂšres de la nation. Leur grandeur Ă©tait d’abord celle de leur peuple.

RamenĂ© aux circonstances prĂ©sentes, on s’aperçoit bien que nos gouvernants ne font pas de politique depuis l’avĂšnement de la IIIe RĂ©publique qui a enchaĂźnĂ© deux guerres mondiales qui ont dĂ©truit le socle culturel sur lequel nos rĂ©publiques ont posĂ© leur sĂ©ant. L’économie ayant logiquement pris le pouvoir, la dĂ©rive du capitalisme patrimonial en capitalisme financier est venue tout d’un coup buter sur un virus qui affectant la population mondiale entrave la bonne marche d’une mondialisation excessive oĂč l’homme n’est plus qu’une simple variable d’ajustement et de rĂ©gulation des bĂ©nĂ©fices pour l’unique et seul bonheur des actionnaires.

Ce que l’on peut espĂ©rer, sans tomber dans la dĂ©magogie de ceux qui s’imaginent que le SystĂšme va fondamentalement changer, c’est que de nouveau place soit donnĂ©e au retour de l’humain dans les prĂ©occupations majeurs de nos gouvernants et que le curseur, en France mais aussi en Europe, ne soit plus le ministĂšre de l’Economie et des finances. Ce virus aura fait sĂ©rieusement bouger la carte gĂ©opolitique mondiale. EspĂ©rons qu’il permettra aux EuropĂ©ens de prendre conscience qu’une plus grande indĂ©pendance dans tous les domaines est l’unique garantie de notre survie. Pour cela, il faut faire de la politique, redĂ©finir l’idĂ©e que nous nous faisons de l’Europe en tant que puissance et prendre conscience que nous n’avons pas d’amis mais des concurrents – ennemis – qui ne nous veulent pas nĂ©cessairement du bien comme Donald Trump ne cesse de nous le rappeler. Les EuropĂ©ens doivent impĂ©rativement comprendre que leur grandeur d’hier est avant tout le produit de leur race et que s’ils veulent un avenir, ils ont tout intĂ©rĂȘt Ă  la prĂ©server. Qu’on l’aime ou non, c’est ce qu’a compris un homme comme Vladimir Poutine.

Article paru sur le site SynthĂšse nationale.

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A propos de l'auteur

Patrick Parment

Journaliste professionnel, directeur du « Journal du Chaos ». Animateur de l'Ă©mission « Artisans de France » sur TVLibertĂ©s avec Pierre Chabot. A collaborĂ© Ă  « L'islamisation de la France. Fantasme ou rĂ©alitĂ© ? » (Éditions de L'Æncre, 2015). Il vient de publier un « Guide sulfureux du Paris “rĂ©ac & facho” » (Éditions SynthĂšse nationale).

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