Toute barbante poupĂ©e Barbie de la tĂ©lĂ© est une bonne marraine pour le candidat officiel de la rĂ©publique ; elle couve Ă  la tĂ©lĂ© son poulain Macron comme un petit garçon le soir du grand dĂ©bat Ă  onze (pourquoi pas trente ?). Et Marine Le Pen, qui n’est pas nĂ©e de la derniĂšre pluie, a rappelĂ© que les chouchous de la tĂ©lĂ© aboyeuse sont « des grands garçons », et qu’ils sont capables de s’exprimer comme des grands, Ă©tant tous « candidats Ă  la prĂ©sidentielle. »

C’est Marine qui avait tort, ne serait-ce que parce qu’elle est « raciste, fasciste  » – et tout ce que la tĂ©lĂ©-PS-oligarque voudra. Elle avait tort parce que Macron est effectivement un petit garçon.

Il a Ă©pousĂ© une prof de vingt ans son aĂźnĂ©e, il ne sait pas se dĂ©fendre Ă  la tĂ©lĂ©, il ne sait pas situer la Guyane. C’est un bon petit diable, il ne faut surtout pas l’effaroucher. Jacques Sapir est bien mĂ©chant d’écorner Ă  chaque chronique le programme famĂ©lique du candidat inique (et non unique).

Macron est tellement un petit garçon qu’en ayant gagnĂ© trois ou dix millions d’euros, il ne lui est pas restĂ© une thune. Ils n’ont pas de compta chez Rothschild ? Pas de conseiller financier, pas d’expert-comptable pour moquer des inspecteurs du fisc socialistes qui persĂ©cutent le reste des Français ?

Macron ne sait pas ce qu’il fait de son argent de poche de banquier d’affaires. Il a peut-ĂȘtre tout donnĂ© aux rĂ©fugiĂ©s qu’il encourage Merkel Ă  faire venir ? Il a peut-ĂȘtre donnĂ© tous ses gains aux victimes des crimes contre l’humanitĂ© de la France coloniale ? Le repentant Macron sait-il qu’une remontĂ©e du Saint-Laurent par Jacques Cartier n’est pas une descente nazie en Pologne ou en Ukraine ? Le sait-il ou pas ? L’antifasciste Bernanos disait dans ses Grands cimetiĂšres qu’on ne compare pas la destruction de l’Éthiopie par Mussolini Ă  l’Ɠuvre de Lyautey : le sait-il seulement Macron ?

Ou, s’il veut accuser quelqu’un, qu’il accuse Guy Mollet Ă  Alger et ses grands ancĂȘtres socialistes ou colonialistes Ă  la Ferry – le civilisateur des « races infĂ©rieures » en Indochine et ailleurs ! Car ce sont bien ces Francs-Maçons rĂ©publicains – dont lui et François Hollande se rĂ©clament tant ! – qui les ont voulues ces si nobles et humanitaires conquĂȘtes, non ?

Mais Macron ne sait rien : Macron est un Ă©colier. Le petit fĂ©ru de Macron-Ă©conomie qui a bradĂ© notre nuclĂ©aire, fait baisser de 20 % notre production industrielle (prĂ©cĂ©dĂ© par Lagarde, Fillon et Sarkozy, c’est un fait !), le petit gars qui a augmentĂ© de 600 milliards la dette française est un krach Ă  l’école des cadres. On ne sortira pas indemnes de l’auberge mondialiste avec un tel croquant.

Et pour qu’on ne m’accuse pas de dĂ©couvrir ce problĂšme, je rappellerai le vieil anarchiste Octave Mirbeau : « Une chose m’étonne prodigieusement, c’est qu’à l’heure scientifique oĂč j’écris, aprĂšs les innombrables expĂ©riences, aprĂšs les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chĂšre France (comme ils disent Ă  la Commission du budget) un Ă©lecteur, un seul Ă©lecteur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente Ă  se dĂ©ranger de ses affaires, de ses rĂȘves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. »

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.