DĂ©cidĂ©ment les politiques et les journalistes europĂ©ens donnent dans la nuance en dĂ©livrant sans cesse des leçons de dĂ©mocratie
 sous forme d’injures et d’insultes au droit des peuples.

Matteo Salvini.

Matteo Salvini.

Les élections italiennes ont ouvert un boulevard à nos grands démocrates, critiquant le vote « populiste » pour la Ligue du Nord et le M5S présentés ouvertement comme des fascistes sur de nombreux grands médias.

L’improbable alliance qui pourtant a battu en brĂšche la sacro-sainte dichotomie gauche/droite au nom d’intĂ©rĂȘts supĂ©rieurs enfin reconnus, a rĂ©ussi Ă  s’imposer malgrĂ© les rĂ©sistances « dĂ©mocratiques » du PrĂ©sident italien et le dĂ©chaĂźnement de haine de la France notamment.

Une fois l’apocalypse annoncĂ©e, les insultes continuent au quotidien, Ă  la fois contre la dĂ©cision de Matteo Salvini concernant les migrants, mais aussi sur la nature mĂȘme du gouvernement italien (Emmanuel Macron), ce qui sort des rĂšgles du respect de la dĂ©mocratie italienne.

Les injures, le mĂ©pris condescendant, les leçons hautaines, l’arrogance, les slogans outranciers dĂ©bordant de primaritĂ©, pullulent au quotidien. Yannick Jadot, dĂ©putĂ© Ă©cologiste europĂ©en, c’est dire sa lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique irrĂ©prochable, parle sur une grande station de radio, Europe 1, dont on connaĂźt dĂ©jĂ  la rigoureuse objectivitĂ©, du « monstre Salvini » Ă  chaque fois qu’il Ă©voque son nom, sans que le journaliste ne commente ni tempĂšre de tels propos, comme si ce vocabulaire Ă©tait Ă©vident et conforme aux rĂšgles normales de la dĂ©mocratie apaisĂ©e. Si on traitait M. Collomb de « monstre Collomb » les tribunaux ne manqueraient pas de condamner sĂ©vĂšrement de tels propos.

Lega per Salvini Premier

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut et ouvre la porte Ă  tous les excĂšs, que leurs auteurs considĂšrent par ailleurs comme faisant l’objet d’un consensus des Ă©lites intelligentes
 et donc du peuple ! Emmanuel Macron qualifie trĂšs tranquillement de « cynisme et d’irresponsabilitĂ© le gouvernement italien », lui, le petit ange de la politique mondiale, le modĂ©rĂ© surdouĂ© gardien du respect de toutes les valeurs. C’est aussi une indication sur les vĂ©ritables desseins d’Emmanuel Macron en matiĂšre d’immigration entre autres sujets inquiĂ©tants.

Mais faut-il s’étonner encore de la maniĂšre dont les « grandes dĂ©mocraties » traitent leurs partenaires ?

Poutine ? Les injures ne cessent de le qualifier sans vergogne. « Il intervient partout, je veux dire en Europe et aux États-Unis, pour fragiliser nos dĂ©mocraties. Parce qu’il pense que c’est bon pour son pays », dĂ©clare Emmanuel Macron sans sourciller.

Poutine veut « fragiliser nos dĂ©mocraties » selon lui, dans des propos trĂšs graves insinuant des intentions antidĂ©mocratiques de Poutine et mĂȘme des visĂ©es invasives et guerriĂšres peut-ĂȘtre


Orban ? Une sorte de néonazi ridiculisé et insulté.

« Je ne partage rien de ses valeurs » affirme Emmanuel Macron, au nom d’une Europe unie bien sĂ»r qu’il assure vouloir dĂ©velopper sans a priori politique, lui le champion de la tolĂ©rance mĂ©tissĂ©e
 mais sans Orban, sans Beata Szydlo, sans l’Autriche, sans la RĂ©publique tchĂšque, sans l’Italie maintenant dont « il ne partage rien de leurs valeurs ».

Rien, qu’on se le dise. Il rĂȘve d’une Europe dont il serait le chef unique et incontestĂ©, aprĂšs en avoir aboli la dĂ©mocratie rĂ©elle.

Beata Szydlo ? PremiÚre ministre polonaise attaquée elle aussi violemment par Emmanuel Macron.

Trump ? Là, la liste est infinie : raciste, misogyne, complotiste, « le connard laqué » (humour bien sûr), etc.

Faudra-t-il donc s’étonner que la majoritĂ© des peuples europĂ©ens se figent sous les insultes dont ils sont gratifiĂ©s par le grand croisĂ© de la dĂ©mocratie financiĂšre internationale, Emmanuel Macron ? S’il n’est pas toujours l’auteur des injures profĂ©rĂ©es, il en donne l’impulsion en les encourageant.

L’Europe est vraiment en mauvaise posture devant le fossĂ© grandissant qui sĂ©pare une vision macronienne financiaro-dĂ©mocratique et celle de plus en plus de peuples qui en ont peut-ĂȘtre assez d’ĂȘtre injuriĂ©s et insultĂ©s par les Ă©lites qui se permettent tous les excĂšs.

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Son dernier livre paru est "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse" aux Ă©ditions Dualpha.

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