par Francis Bergeron.

LePS français se cherche son Mitterrand du XXIe siĂšcle, et il ne peut offrir, pour l’heure, Ă  ses (derniers) militants que les guĂšre excitantes figures de Luc Carvournas et Emmanuel Maurel, Ă  peu prĂšs aussi inconnus l’un que l’autre, Olivier Faure, Ă  peine moins inconnu, et StĂ©phane Le Foll, qui a le charisme d’un gardien de cimetiĂšre, de cimetiĂšre socialiste, bien entendu. Ces quatre inconnus ou mĂ©connus auront dĂ©battu jusqu’au congrĂšs d’Aubervilliers sur leur programme, car c’est ce congrĂšs qui, dans un mois, doit dĂ©signer le numĂ©ro un du parti. Les primaires de la gauche n’ont apparemment pas servi de leçon Ă  ces indĂ©crottables passĂ©istes, et ils retentent Ă  toute petite Ă©chelle le spectacle qui leur avait si peu rĂ©ussi, Ă  l’occasion des prĂ©sidentielles de 2017. BenoĂźt Hamon avait Ă©mergĂ©, Ă  l’époque, de ces primaires, mais il a, depuis lors, dĂ©jĂ  quittĂ© le parti.

© dessin Chard.

© dessin Chard.

MĂȘme les observateurs politiques les plus complaisants, mĂȘme les journalistes de France Info, par exemple, anticipent l’échec de ce processus censĂ© relancer la gauche française.

Mais cette gauche, qui est en mal de vrais chefs, est aussi en mal d’unitĂ©. MĂ©lenchon et ses insoumis patinent, BenoĂźt Hamon se marginalise chaque jour en peu plus. Les Ă©cologistes ont disparu. Le PC poursuit une trop longue agonie. Et s’il y a des socialistes de conviction au sein de LREM, alors leur vocation est Ă  l’évidence d’avaler des couleuvres. Sur la base des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives de 2017, la gauche française, toutes tendances confondues, se situe Ă  prĂ©sent, et de façon stabilisĂ©e, bien en deçà de la barre des 30 %.

Mais que dire alors de la gauche italienne ? Alors que le pays avait vĂ©cu, de 1945 jusqu’à la chute du mur de Berlin et au-delĂ , avec un PC hĂ©gĂ©monique et revendiquant rĂ©guliĂšrement le pouvoir, les Ă©lections de dimanche en Italie nous montrent une gauche sociale-dĂ©mocrate, celle du Parti dĂ©mocrate, rĂ©trĂ©cie Ă  moins de 19 %. Quant aux « vrais communistes », Ă  l’extrĂȘme gauche, ils ont disparu.

En Allemagne, le SPD n’est plus qu’une force d’appoint pour madame Merkel qui, elle, en revanche, s’est plutĂŽt gauchisĂ©e. Ne parlons pas des gauches hongroises, tchĂšques, polonaises, autrichiennes, baltes ou balkaniques. Elles n’existent pas ou n’existent plus.

Des passerelles de plus en plus nombreuses

Le poids politique de la gauche en Europe est Ă  peu prĂšs revenu Ă  ce qu’il Ă©tait, il a
 un siĂšcle et demi. Et il n’y a pas de raison pour que cela cesse.

Le jeu des alliances, dans beaucoup de pays europĂ©ens, crĂ©e des passerelles de plus en plus nombreuses, Ă  droite. Des porositĂ©s, Ă©crirait Le Monde (pour les dĂ©noncer). La France fait figure d’exception : la droite nationale ne progresse plus sur le terrain politique, et la droite dite de gouvernement (expression qui n’a plus guĂšre de sens aujourd’hui) n’ose pas transgresser certains tabous dĂ©cidĂ©s par la gauche, ce qui la condamne Ă  ne plus vraiment exister, se cherchant pĂ©niblement une identitĂ© au travers d’un laborieux antimacronisme.

Notre classe politique n’a pas encore compris que le monde a changĂ©, que nous sommes cernĂ©s, Ă  prĂ©sent, de pays transgresseurs, tandis que la Russie et les Etats-Unis ont mis Ă  leur tĂȘte des prĂ©sidents transgressifs en eux-mĂȘmes. Oui, les temps ont changĂ©, et nous, Français (ou plutĂŽt nos mĂ©dias), restons les derniers de toute l’Europe Ă  ne pas en ĂȘtre conscients.

 Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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