Le monde entier connaĂźt Boris Johnson (Bojo ou Beau Jo, c’est selon !) comme homme politique provocateur, Ă©crivain, journaliste, producteur d’une sĂ©rie documentaire tĂ©lĂ©visĂ©e, orateur de talent et « descendant imaginaire » de Winston Churchill !

 Boris Johnson.

Boris Johnson.

Boris, Maire de Londres ne prit la nationalitĂ© britannique qu’en 2016 et reste pour tous un Yankee de cƓur. Loin de nous l’idĂ©e de le comparer Ă  son maĂźtre Ă  penser Donald Trump avec lequel il s’est un tantinet fĂąchĂ© depuis peu Ă  cause d’un partenariat stratĂ©gique avec le chinois Huawei (fĂącherie qui ne sera pas Ă  mon sens durable !).

Pour ceux qui le croisent, il est un boute-en-train au franc-parler remarquable, capable de tout sur fond de jovialitĂ©, rĂ©bellion et provocation. Pour le Parlement europĂ©en, il n’est qu’un mauvais sujet. Celui qui ne veut que les avantages sans les inconvĂ©nients.

Il n’empĂȘche que le meneur du Brexit a rĂ©ussi son pari : sortir de l’Europe en usant de toute sa dĂ©termination et de sa tactique politicienne pour arriver Ă  ses fins. C’est sans doute pour cela qu’on lui reconnaĂźt volontiers (mĂȘme si ce n’est pas vrai) une filiation avec Sir Winston ! (En fait Bojo a une rĂ©elle filiation lointaine avec le roi George II couronnĂ© en 1727).

Bojo est un poids lourd de la scĂšne politique anglaise ayant su s’attirer les hommages d’une Margaret Thatcher dont on connaĂźt le surnom de « Dame de fer » pour ses articles journalistiques. Il provoquait dĂ©jĂ  le Parlement europĂ©en et son prĂ©sident Jacques Delors sur les travers des institutions europĂ©ennes en 1990 (rappelons qu’il Ă©tait correspondant pour l’Europe Ă  Bruxelles Ă  cette Ă©poque).

Bojo devient cĂ©lĂšbre pour sa rĂ©sistance Ă  l’Europe et dĂ©finitivement eurosceptique non sans un humour qui lui vaut cette comparaison avec les sautes d’humour de Churchill ! Il gagne grĂące Ă  sa cĂ©lĂ©ritĂ© qui le rend populaire auprĂšs des conservateurs britanniques. DĂ©jĂ  rĂ©fractaire aux ordres de Bruxelles, il compara dĂšs les annĂ©es 2005, l’union europĂ©enne Ă  l’empire romain dans son livre « the dream of Rome ».

En 2019, il fut le grand gagnant des Ă©lections Ă  la tĂȘte du parti conservateur pour mener le Brexit malgrĂ© les difficultĂ©s procĂ©durales et financiĂšres que cela reprĂ©sente. MalgrĂ© l’opposition marquante au sein de son parti, le rĂ©fĂ©rendum citoyen lui donnera raison. Il avait pourtant affirmĂ© en 2016 que son pays « fera toujours partie de l’Europe ».

Oui en effet, mais pas la mĂȘme Europe. Ce qu’il veut c’est une Europe Ă©conomique sans le pouvoir institutionnel du Parlement europĂ©en sur le Royaume-Uni ! Ses propos controversĂ©s ont mis l’accent sur l’institution la jugeant ainsi infantile et immature. Il entendait bien redevenir libre !

Comment ne pas donner raison à Boris Johnson ?

Son objectif, remettre de l’ordre et de la libertĂ© dans ses actions sans se charger du lourd poids de la migration imposĂ©e par Bruxelles. VoilĂ  qui fait de lui un ĂȘtre plein de bon sens car n’oublions pas que l’insulaire n’aime pas l’envahisseur !

Bojo apporte une forme de « protectionnisme patriotique » aux Britanniques. Fini les rĂšgles fiscales et douaniĂšres imposĂ©es par Bruxelles, tout comme une pseudo-Ă©thique humaniste ou environnementaliste. La sortie de l’Union europĂ©enne permettra de voter des lois pour les Britanniques. Adieu aux diktats des faiblesses Ă©conomiques de l’Europe !

D’ailleurs le premier pied de nez aux europĂ©istes est effectivement cet accord avec le chinois Huawei pour le rĂ©seau 5G du pays (1). Avec l’Europe il n’aurait pu faire ce clin d’Ɠil Ă  la zone Asie sans se fĂącher avec « les Grands ». Le voilĂ  aux prises avec les jaloux qui le traitent d’enfant gĂątĂ© et qu’il repousse Ă  coups de pied aux fesses.

Bojo est sans aucun doute l’homme de la situation comprenant qu’il fallait se libĂ©rer du joug de l’Europe.

Il semblerait qu’il soit aussi un homme de stratĂšgie tout comme peuvent l’ĂȘtre les PrĂ©sidents russe Poutine et amĂ©ricain Trump. Les Britanniques ne savent sans doute pas encore que leur premier ministre est habile quant Ă  ses relations extĂ©rieures avec les États-Unis et, ce qui reste encore Ă  confirmer, avec la Russie. Russie avec laquelle il est, pour le moment, toujours « en froid » suite Ă  l’affaire Skripal en 2018. De mĂ©moire, nous n’avions pas vu autant de valses de diplomates expulsĂ©s dans les deux pays. Depuis nombre de dossiers politiques les opposent mais le dialogue Ă©conomique reste ouvert.

Malgré les dossiers et affaires sensibles, pour Boris Johnson le Président russe Vladimir Poutine souhaite « un dialogue constructif » avec le premier ministre anglais.

Alors que l’Europe est constituĂ©e de vingt-sept pays, le PrĂ©sident Vladimir Poutine parle lui de « continent » europĂ©en. VoilĂ  Bojo courtisĂ© par un stratĂšge d’envergure qui a dĂ©jĂ  largement entamĂ© des nĂ©gociations avec les Chinois. Vladimir Poutine aurait-il des vues Ă©conomiques sur l’Europe des vingt-sept ? Chercherait-il des alliances ? Pressentirait-il surtout un renversement de la tendance politique pour ouvrir la voie du dialogue avec d’autres conservateurs ?

Par ailleurs Boris Johnson craindra-t-il de se fĂącher avec l’ennemi historique de la Russie, les États-Unis ? Les deux puissances n’ayant vraiment pas intĂ©rĂȘt Ă  cet Ă©tat d’hostilitĂ© permanente, Bojo leur offre un nouveau souffle, une deuxiĂšme voie vers le dialogue.

À n’en pas douter, un dialogue constructif entre les deux pays va en gĂȘner plus d’un.

Les capacitĂ©s de nĂ©gociateurs de Boris Johnson sont immenses. La livre sterling a pris son envol Ă  l’annonce du Brexit et les investisseurs attendent impatiemment la croissance. Les conservateurs ayant Ă©crasĂ© les travaillistes permettront Ă  Bojo de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour que sa politique intĂ©rieure puisse respirer (notamment dans les domaines de la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et les infrastructures de transport) avec ce que cela engendrera de dette et de dĂ©ficit pour le pays. Il est prĂȘt Ă  tout assumer.

Résultats attendus pour le 31 décembre 2020 !

 

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