Parmi les milliers de phrases inouĂŻes profĂ©rĂ©es par le pouvoir politico-mĂ©diatique Ă  longueur de journĂ©e, la derniĂšre entendue laisse Ă©galement pantois. Elle vient de Madame Arlette Chabot, sur LCI, reprĂ©sentante Ă©ternelle, respectable et emblĂ©matique s’il en est de l’objectivitĂ© journalistique indĂ©pendante. Il s’agissait, encore, du rĂŽle, tant dĂ©criĂ© depuis peu aprĂšs avoir Ă©tĂ© encensĂ©, des rĂ©seaux sociaux. Les rĂ©seaux sociaux, dit-elle en substance, sont « admirables » lorsqu’il s’agit d’appuyer les peuples qui luttent contre des dictatures (c’est-Ă -dire les rĂ©gimes opposĂ©s ou diffĂ©rents des valeurs de la France), mais « dĂ©testables » lorsqu’il s’agit de contester l’ordre rĂ©publicain français ou les dogmes europĂ©istes.Medias sociaux

On se demande vraiment si les journalistes rĂ©alisent la portĂ©e de ce qu’ils disent. La cĂ©lĂšbre formule de Montaigne est dĂ©cidĂ©ment toujours et Ă©ternellement d’actualitĂ©, avec ou sans internet : « VĂ©ritĂ© en deçà des PyrĂ©nĂ©es, erreur au-delà »  Non, non, rien n’a changé  pour nos Ă©lites.

Ainsi, il faut comprendre que le rĂŽle des rĂ©seaux sociaux est « dĂ©testable » lorsqu’il n’est pas conforme Ă  la pensĂ©e dominante et donc obligatoire. Il va donc probablement falloir, lĂ  encore, judiciariser la pensĂ©e dominante, aprĂšs ĂȘtre en passe dĂ©jĂ  de judiciariser le vocabulaire. À quand la judiciarisation des rĂȘves ?

On a dĂ©jĂ  au palmarĂšs de la libertĂ© dĂ©mocratique en sa marche inexorable : la condamnation des soupçons complotistes, les fake news, la lutte contre les « contre-informations » et la « dĂ©sinformation » sur internet, l’obligation de respecter un vocabulaire et des expressions validĂ©s par la justice, une justice du « deux poids, deux mesures ». À cet Ă©gard, la condamnation Ă  un an de prison ferme du « boxeur Ă  mains nues », primo-dĂ©linquant, de deux gendarmes surĂ©quipĂ©s mais Ă©gratignĂ©s, est Ă  rapprocher des centaines de « jeunes-issus-de-l’immigration-des-banlieues », multirĂ©cidivistes, qui caillassent Ă  longueur d’annĂ©e et tirent Ă  balles rĂ©elles sur la police en toute impunitĂ©.

Mais maintenant on a en plus des rĂ©seaux sociaux qui doivent se plier au politiquement correct des vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es des Ă©lites politico-mĂ©diatiques. Sinon, « il faut faire quelque chose », crie-t-on indignĂ© et bouleversĂ©, c’est-Ă -dire trouver le moyen d’endiguer, d’interdire, de condamner ceux qui colportent des idĂ©es contraires aux Ă©lites dirigeantes sur les rĂ©seaux sociaux. Et vive la libertĂ© de pensĂ©e, d’expression, de diffusion, de parole. Vive la pluralitĂ© rĂ©elle d’opinions !

Le simplisme des slogans de la haute intelligence sans Ă©gale de nos Ă©lites franco-europĂ©istes peut faire frĂ©mir en attendant un renouvellement des Ă©lites qui tarde encore Ă  s’affirmer.

Y a-t-il en Europe et aux USA un environnement sociĂ©tal, moralisateur, rĂ©pressif, aussi sophistiquĂ© que celui qui se dessine – ou s’intensifie – en France ? La France est-elle vraiment le « pays des libertĂ©s » rĂ©elles ou celui des libertĂ©s proclamĂ©es pour mieux les restreindre ? L’esprit juridique des Français fait qu’aprĂšs avoir Ă©noncĂ© un principe de libertĂ© en une ligne, on Ă©crit dix pages pour y poser cent restrictions qui en vident en pratique le contenu annoncĂ©. Grand classique en vĂ©rité 

Heureusement nous avons des Arlette Chabot, Olivier Duhamel, et tant d’autres pour nous remettre dans le droit chemin de la recta ratio de l’idĂ©ologie imposĂ©e, avec des rĂ©seaux sociaux « admirables » pour dĂ©noncer la dictature de ceux qui ne pensent pas comme il convient ; car ne pas penser comme il convient revient Ă  supporter une « dictature » et l’incarnation du Mal absolu. Ou « dĂ©testables », dans le cas contraire. VoilĂ  une nouvelle expression d’un manichĂ©isme qui ne repose que sur une opposition assumĂ©e entre le Bien absolu (la pensĂ©e dominante droit-de-l’hommienne) et le Mal dĂ©finitif (tous les autres).

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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