La lĂ©gende rapporte que lors de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, Sanche le Fort, se voyant dĂ©bordĂ© par les musulmans trois fois plus nombreux, se serait Ă©criĂ© vers l’ÉvĂȘque de TolĂšde qui bataillait Ă  ses cĂŽtĂ©s : « ÉvĂȘque, voici le moment de mourir ! »

Et l’ÉvĂȘque aurait rĂ©pondu : « Non Sire ! Voici l’instant de Vaincre ! »

Alors le Roi de Navarre, retrouvant de nouvelles forces, entraĂźna ses Navarrais dans une telle charge, qu’il parvint jusqu’à la tente de l’Émir, protĂ©gĂ© dit-on, par des chaĂźnes d’or qu’il brisa de sa lourde hache ! L’Émir s’enfuit prĂ©cipitamment, dĂ©courageant par le fait ses troupes, et abandonnant sur place son turban brochĂ© d’une magnifique Ă©meraude. C’est elle qui, aujourd’hui, figure sur le blason rouge de Navarre, au centre des chaĂźnes d’or brisĂ©es par Sanche.

Les rois ne sont plus, et les Ă©vĂȘques ont beaucoup changĂ© depuis. Les Coraniques eux sont restĂ©s les mĂȘmes. Et l’annĂ©e Ă©tant celle de la misĂ©ricorde, il semble bien que le Pape ait dĂ©clarĂ© qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas. Et de me rappeler ce que disait Paul VI des fumĂ©es de Satan qui avaient obscurci les dĂ©bats du Concile ; elles ont donc pu obscurcir l’entendement de notre Pape, qui aurait dit : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique ! »

Moi, il me semble que si un catholique avait Ă©gorgĂ© un Iman de la façon dont un Coranique vient d’égorger le PĂšre Hamel, ça se saurait !

La violence est insĂ©parable de la guerre. Et Saint Thomas a dissertĂ© sur la « juste guerre ». De mĂȘme, un policier qui abat un forcenĂ© commet un acte violent : mais mettre sur le mĂȘme plan la violence du policier avec celle de l’assassin procĂšde d’une grave aliĂ©nation mentale. Et si, lors de la Messe, sont reprises les paroles du Centurion, qui tĂ©moignait d’une foi que notre Seigneur n’avait point trouvĂ©e dans tout IsraĂ«l, il me semble que c’est un signe qui devrait faire rĂ©flĂ©chir l’autoritĂ© Romaine : si toute violence Ă©tait condamnable, comment Notre Seigneur aurait-il louĂ© Ă  ce point un homme que le mĂ©tier exposait Ă  la violence ?

La victoire de Las Navas de Tolosa fut attribuĂ©e Ă  l’intervention de Notre Dame de Rocamadour qui s’est montrĂ©e souvent Vierge guerriĂšre, comme lors de la bataille de la Marne, oĂč les tĂ©moignages allemands sont formels. Mais de mĂȘme que l’Église de jadis prĂ©fĂ©ra l’argent britannique Ă  Jeanne d’Arc, l’Église d’aujourd’hui gomme soigneusement le miracle s’il contrevient aux modes de l’époque dont elle s’accommode. Le pape François s’accommode du Coran ; moi pas. Je ne sais pas lire comme le Pape entre les lignes.

Il est vrai que Jean-Paul II avait donnĂ© l’exemple, en embrassant le livre meurtrier. Mais il en Ă©tait Ă  l’ñge ou la loi de l’Église interdit aux Ă©vĂȘques d’exercer ; craignant les mĂ©faits de la sĂ©nilitĂ©. Et le Pape est Ă©vĂȘque de Rome ! Il est vrai que le journaliste qui a fait connaĂźtre les propos ahurissants du Pape a soulignĂ© sa fatigue aprĂšs cinq journĂ©es d’activitĂ©s intenses en Pologne. Ceci pourrait expliquer cela, mais cela ne change pas la gravitĂ© du propos qui conforte l’islamisme, en assurant aux musulmans qu’ils ne font que rendre aux ChrĂ©tiens la monnaie de leur piĂšce.

Marie Octave Filiola († 1976), miraculeusement convertie au Tiers Ordre Franciscain, et sur laquelle, bien sĂ»r, on a fait silence, a rĂ©vĂ©lĂ© de la part de Notre Seigneur que les yeux de Paul VI s’étaient ouverts trop tard, et elle commentait ensuite : « J’aperçois la menace d’un schisme. Il me semble que l’on cherche Ă  couper la Sainte Église en deux. Avec angoisse, j’évoque l’éventualitĂ© d’une Ă©glise, dĂ©chirĂ©e qui aurait deux Papes : un saint et un faux ! »

Cette vision inquiĂ©tante est corroborĂ©e par de multiples autres dĂ©clarations d’ñmes mystiques, comme celle d’Éliane Caille, ou encore AmĂ©lia de Bruxelles, dont les messages de 1972 Ă  1979 furent autorisĂ©s par l’évĂȘque du lieu, bien qu’ils dĂ©peignissent la trahison des cardinaux romains.

Quant Ă  SƓur Marie de la divine misĂ©ricorde, elle aurait reçu de Notre Seigneur des messages, dont cet extrait : « Certains de mes serviteurs sacrĂ©s se sont tellement Ă©loignĂ©s que beaucoup ne croient plus Ă  mon second avĂšnement. Les prĂȘtres et les cardinaux qui croient, sont poussĂ©s sus le cotĂ© et forcĂ©s au silence [
] BientĂŽt, ils devront prendre garde [
] car ils seront obligĂ©s de proclamer les enseignements d’un menteur, dont l’ñme ne vient pas de la lumiĂšre : un grand nombre d’hommes tomberont sous le charme d’un faux Pape  »

J’ai rassemblĂ© dans mon livre Fils d’Homme, je t’ai fait sentinelle (Ă©ditions de L’Æncre) des dizaines et dizaines de prophĂ©ties semblables. Elles ne font que corroborer le terrible message de la Vierge Marie Ă  la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siĂšge de l’AntĂ©christ ! »

Sans doute, Saint Paul Ă©crivait : « Nous ne prophĂ©tisons qu’en partie  », mais il a Ă©crit aussi : « Ne mĂ©prisez pas les prophĂ©ties, mais examinez toutes choses et retenez ce qui est bon ! »

J’ai cherchĂ© ce qui Ă©tait « bon » dans le message du Pape François. Je cherche encore sans trouver. Peut-ĂȘtre suis-je un centurion dĂ©formĂ© par la violence dont j’ai usĂ©, quand les armes Ă  la main, je dĂ©fendais l’évĂȘchĂ© de Faz-Diem, contre l’armĂ©e communiste, mais je pense que si le pape François eut Ă©tĂ© le Pape de cette Ă©poque, il aurait dĂ©montrĂ© que les communistes ne sont pas communistes, et que Marx Ă©tait un homme de paix et de misĂ©ricorde.

Il ne m’eĂ»t pas convaincu, car moi je n’ai pas lu le Coran entre les lignes avec des lunettes roses ! Et je crains mĂȘme qu’un jour, aprĂšs que Monseigneur Lustiger eut expliquĂ© Ă  la chrĂ©tientĂ© que ce n’était nullement les Juifs qui avaient condamnĂ© le Christ, mais les Romains, l’on n’en vienne Ă  rĂ©interprĂ©ter les Évangiles, et Ă  nous assurer que Notre Seigneur n’avait agitĂ© qu’un Ă©ventail pour rafraĂźchir les vendeurs du temple


La bataille de Las Navas de Tolosa ne fut possible que par la persĂ©vĂ©rance du Pape Boniface III qui alla jusqu’à menacer d’excommunication les princes qui ne participeraient pas Ă  la libĂ©ration de l’Espagne. Les Coraniques laissĂšrent 60 000 morts sur le terrain, mais ils ne doutĂšrent pas que 432 000 vierges les attendaient au paradis d’Allah. Je ne pense pas que ce soit ce dĂ©tail qui ait motivĂ© la sympathie de notre Pape pour la religion musulmane, mais le fait est lĂ  qu’il en a parlĂ© en bien, autant que j’en pense du mal.

Je sais ce que je risque ! Mais bah ! Jeanne d’Arc aussi a Ă©tĂ© excommuniĂ©e
 un moment.

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