« Il est temps aussi de mettre au débat
l’abattage rituel d’une cruautĂ© abominable
ou les sévices subis par les animaux de laboratoire »

Entretien avec Marie-Simone Poublon, auteur du livre Les oiseaux de la colĂšre aux Éditions Dualpha, prĂ©face de Philippe Milliau, PrĂ©sident de TVLibertĂ©s

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

 

Vous dĂ©noncez dans votre ouvrage l’injustice vĂ©cue par ce vieil homme de 70 ans, Giuseppe qui vit Ă  Paris, chassĂ© de son domicile par la mairie pour avoir nourri des pigeons. Comment vous est venue l’idĂ©e d’écrire ce livre ? De quelle injustice parlez-vous ?

Je crois qu’il est important de dĂ©fendre de bonnes causes et celle-ci en est une. Au-delĂ  de l’histoire de Giuseppe, c’est Ă  cette sociĂ©tĂ© liberticide que je m’adresse.

Il y a, dans cette histoire, plusieurs injustices. Il est vrai que la loi interdit de nourrir les pigeons. La premiĂšre injustice est la sanction judiciaire disproportionnĂ©e subie par cet homme ĂągĂ© et malade que la mairie socialiste a mis volontairement Ă  la rue alors que nos trottoirs sont remplis de pauvres gens sans toit. La seconde rĂ©side dans l’absence de lois qui dĂ©fendent le droit des animaux Ă  vivre parmi nous et le devoir des ĂȘtres humains de les protĂ©ger. Quant Ă  la troisiĂšme, elle est plus insidieuse. Il s’agit de dĂ©noncer notre aveuglement quant au vocabulaire employĂ© par les socialistes depuis plusieurs annĂ©es, notamment pour parler de la gĂ©nĂ©rositĂ© et du social.

Maraude du 5 novembre 2015 – Paris De gauche Ă  droite : Thierry AURIAT, coordinateur national de l’Action Sociale Populaire (ASP) CĂ©line GUILLEMOND, membre du Conseil d’Administration de L’ASP Philippe MILLAU, PrĂ©sident de TVLibertĂ©s Pasteur BLANCHARD, PrĂ©sident de l’ASP Catherine BLANCHARD, vice-prĂ©sidente de l’ASP Marie-Simone POUBLON, auteur

Maraude du 5 novembre 2015 – Paris
De gauche à droite :
Thierry AURIAT, coordinateur national de l’Action Sociale Populaire (ASP)
CĂ©line GUILLEMOND, membre du Conseil d’Administration de L’ASP
Philippe MILLAU, Président de TVLibertés
Pasteur BLANCHARD, PrĂ©sident de l’ASP
Catherine BLANCHARD, vice-prĂ©sidente de l’ASP
Marie-Simone POUBLON, auteur

Vous parlez dans votre livre de la cause animale, mais il semblerait que cette cause n’intĂ©resse vĂ©ritablement que peu de monde et en tout cas, pas la politique europĂ©enne, ni mĂȘme française ?

Vous avez raison pour la France, mais pas complĂštement pour l’Europe qui en parle dans son Programme des Nations Unies pour l’Environnement, mais c’est trĂšs insuffisant. N’oubliez pas que nous sommes en pleine rupture des Ă©quilibres, qu’ils soient Ă©conomiques, sociaux ou environnementaux. C’est une nouvelle Ăšre qui s’annonce et si le virage n’est pas correctement pris, nous sommes appelĂ©s Ă  disparaĂźtre.

Ne parle-t-on pas du dĂ©veloppement durable en Europe ? Ce concept fait son chemin dans tous les pays du monde, plus ou moins bien. En Europe, c’est au grĂ© des directives et des transcriptions dans les lois du pays en question qu’avancent les idĂ©es. Nous sommes contraints Ă  de plus en plus d’efforts sans qu’ils soient vĂ©ritablement lisibles depuis 65 ans, et ce, parce que la finance domine sur les autres Ă©quilibres. Nous avons assistĂ© au premier accord universel mondial sur le rĂ©chauffement climatique sous l’égide de l’ONU en dĂ©cembre 2015 Ă  l’issue de la COP 21. À suivre


Mais pour les animaux, oĂč sont-ils inscrits dans ces Ă©quilibres ? Pour ma part, j’aimerais les voir dans la constitution française Ă  leur plus haut niveau de droit naturel. Peut-ĂȘtre une rĂ©vision de la charte environnementale de 2005 oĂč serait Ă©crit en grosse lettre le mot « animal » et en lĂ©gifĂ©rant sur le droit Ă  vivre de toutes les espĂšces sur cette planĂšte. La France s’est endormie, alors que des pays europĂ©ens ont lĂ©gifĂ©rĂ© sur le statut des animaux plus rapidement que nous, en l’inscrivant dans leur constitution.

Il est temps aussi de mettre au dĂ©bat l’abattage rituel d’une cruautĂ© abominable ou les sĂ©vices subis par les animaux de laboratoire.

Le second volet de votre livre conduit Ă  une rĂ©flexion sur la politique et le vol d’un certain vocabulaire par les socialistes d’aujourd’hui et leurs complices. Pouvez-vous en dire plus ?        

En effet, si l’on y prend garde nous pourrions penser que seule l’idĂ©ologie socialiste dĂ©fend la justice sociale. Cet aveuglement, et Giuseppe en est l’exemple mĂȘme, est prĂ©judiciable au bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. Rappelons que le cƓur est universel que vous soyez de gauche ou de droite. À l’exemple du Pasteur Blanchard, la gĂ©nĂ©rositĂ© n’a pas de camp politique. Il faut simplement avoir le courage de le dire et de contrer les socialistes qui gardent prĂ©cieusement leur prĂ© carrĂ© pour des raisons Ă©lectorales et bassement politiques.

Aujourd’hui, les migrants arrivent de toute part. Leurs droits sont reconnus avant ceux de « nos » pauvres et pour avoir fait des maraudes, je peux vous dire que la misĂšre existe bien. Giuseppe a travaillĂ© et payĂ© ses impĂŽts toute sa vie. C’est un italien qui a contribuĂ© Ă  la prospĂ©ritĂ© de la France. Quelle est la contrepartie demandĂ©e aux populations migrantes qui s’installent dans notre pays ? Aucune. Les oiseaux de la colĂšre est un livre militant qui dĂ©nonce l’injustice Ă  nos portes dont est victime cet homme ĂągĂ©, mais aussi comment nous, Français et europĂ©ens, sommes les victimes d’une pensĂ©e unique dangereuse oĂč la pauvretĂ© et les guerres ne pourront que gagner du terrain.

Les oiseaux de la colĂšre, Marie-Simone Poublon, Éditions Dualpha, collection « VĂ©ritĂ©s pour l’Histoire », dirigĂ©e par Philippe Randa, 210 pages, 21 euros. Pour commander ce livre via internet, cliquez ici.