par Éric Delcroix
Charlie Hebdo, livraison du 21 aoĂ»t, page 3, dans un Ă©ditorial signĂ© Riss, exprimant son indiffĂ©rence au sort des djihadistes soi-disant français qui risquent la peine de mort en Syrie ou en Irak, a trouvĂ© le moyen d’insulter la mĂ©moire de Brasillach.

Selon l’éditorialiste, « La peine de mort en temps de guerre prononcĂ©e contre les serviteurs d’un rĂ©gime de terreur n’a rien Ă  voir avec la peine de mort en temps de paix prononcĂ©e contre les criminels de droit commun. Car en temps de paix, parce que prĂ©cisĂ©ment rĂšgne la paix, la violence doit ĂȘtre prohibĂ©e ».
Rien de neuf sous le soleil, Riss reprend pour le compte de son pĂ©riodique l’antienne soviĂ©tique selon laquelle les criminels politiques devaient ĂȘtre maltraitĂ©s sans pitiĂ© et Ă©liminĂ©s, Ă  l’inverse des criminels de droit commun, par hypothĂšse victimes, de la SociĂ©tĂ© (cf. Rousseau). A l’inverse, la France du XIXe siĂšcle s’était efforcĂ©e de rĂ©server la peine de mort aux seuls criminels de droit commun, doctrine qui a commencĂ© Ă  se dissoudre avec la condamnation Ă  mort et l’exĂ©cution de Gorgulov, l’assassin du prĂ©sident Paul Doumer (1932). Contre l’OAS, Edmond Michelet, ce chrĂ©tien confit en dĂ©votion, avait fait rĂ©tablir la peine de mort pour atteinte Ă  la sĂ»retĂ© intĂ©rieure de l’État, mettant dĂ©finitivement fin Ă  cette doctrine fort civilisĂ©e, mĂȘme si le mode d’exĂ©cution diffĂ©rait encore : aux politiques la fusillade, aux droits communs la guillotine.
À cette aune, l’assassin et vraisemblable violeur de la petite MaĂ©lis, s’il est confondu, ne saurait ĂȘtre considĂ©rĂ© aussi impitoyablement qu’un Brasillach ou que n’importe quel Salaud, selon le seul concept philosophique dĂ» Ă  Sartre

Cela dit, quand est-on en temps de guerre ? À tout moment. Pour la Terreur (1792 – 1794), c’était la guerre contre la tyrannie ; pour les djihadistes, c’est en permanence, jusqu’au triomphe dĂ©finitif et mondial de l’islam. La guerre, selon Clausewitz, ce n’est jamais que la politique par d’autres moyens. Le procureur Jackson, au grand procĂšs de Nuremberg, avait dĂ©clarĂ© qu’aprĂšs la capitulation du 8 mai 1945, « Les alliĂ©s sont encore techniquement en Ă©tat de guerre contre l’Allemagne … » (26 juillet 1946). De nos jours, d’ailleurs, les guerres ne se dĂ©clarent mĂȘme plus…
Paradoxalement, en se fĂ©licitant de l’exĂ©cution de Brasillach, pour crime d’opinion, Riss lĂ©gitime les frĂšres Kouachi, qui l’ont gravement blessĂ© lors du massacre du 7 janvier 2015, lĂ  aussi pour crime d’opinion (blasphĂšme).
D’un point de vue hostile Ă  tout dĂ©lit ou crime d’opinion, il n’y a pas, n’en dĂ©plaise Ă  Riss, d’  « idĂ©ologie mortifĂšre ». En revanche, il y a trop de gens qui cĂšdent Ă  la passion, Ă  l’hybris. Et c’est ainsi que  l’excitation antifasciste, Ă  l’instar de l’islamisme, rend fou : « Le dĂ©lire de mentir et croire s’attrape comme la gale » (CĂ©line). Ce n’est pas autrement que l’on accĂšde Ă  la VĂ©ritĂ©, le Bien, si mortifĂšres…
Article paru  sur les sites NSP et SynthÚse nationale.
Affiche Robert Brasillach

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