« Bien qu’il fĂ»t un homme d’action,
Oswald Mosley fut aussi un homme de réflexion
et beaucoup de ses idĂ©es restent d’une actualitĂ© brĂ»lante.
Au niveau Ă©conomique, sa critique du libre-Ă©changisme
et de la mondialisation
semble aujourd’hui quasi prophĂ©tique »

En quoi Mosley reste-t-il pertinent en 2018 ?

Outre le fait que, comme le pensait François Duprat, nous nous devons de connaĂźtre l’histoire du nationalisme, de ses Ă©checs et rĂ©ussites, pour pouvoir apprendre des erreurs et succĂšs passĂ©s, l’étude de Mosley et de ses politiques est extrĂȘmement importante.

Tout d’abord, bien qu’il fĂ»t un homme d’action, il fut aussi un homme de rĂ©flexion et beaucoup de ses idĂ©es restent d’une actualitĂ© brĂ»lante. Au niveau Ă©conomique, sa critique du libre-Ă©changisme et de la mondialisation semble aujourd’hui quasi prophĂ©tique. Mais il n’a pas fait que prĂ©voir les problĂšmes qui allaient surgir, il a offert des pistes de sortie et ceux qui s’opposent au mondialisme y verront des solutions concrĂštes pour se sortir de l’impasse actuelle. On peut facilement imaginer que, s’il n’avait pas revĂȘtu la chemise noire avant la guerre, il serait devenu l’un des penseurs les plus influents en matiĂšre d’économie, Ă  l’instar de son ami John Maynard Keynes.

Au niveau gĂ©opolitique aussi, particuliĂšrement dans les derniĂšres dĂ©cennies de sa vie, il se dĂ©marqua en mettant en avant une Europe unie dans un monde multipolaire. En ce sens, il prĂ©cĂšde l’eurasiste Alexandre Douguine, et contrairement Ă  des penseurs comme Jean Thiriart, il ne sombra pas dans la vision d’une Europe jacobine qui aurait niĂ© les identitĂ©s rĂ©gionales ou mĂȘme nationales. Avec l’échec de l’Europe de Bruxelles, l’alternative qu’il prĂ©sente reste tout Ă  fait pertinente.

Contrairement Ă  ce que l’on entend parfois, Mosley Ă©tait loin d’ĂȘtre un marginal


Tout Ă  fait ! Mosley Ă©tait un aristocrate fort apprĂ©ciĂ© de la haute sociĂ©tĂ© et il se maria d’abord avec Cynthia Curzon, dont le pĂšre Lord Curzon Ă©tait un homme important, ayant notamment Ă©tĂ© vice-roi des Indes. Lors du mariage, nombre d’aristocrates furent prĂ©sents, y compris le couple royal belge. Dans ses premiĂšres annĂ©es en politique, il Ă©tait une vĂ©ritable vedette de par son Ă©loquence, sa rigueur et l’originalitĂ© de sa pensĂ©e. Tant au Parti conservateur que plus tard au Parti travailliste, il Ă©tait pressenti pour un jour gouverner le Royaume-Uni. Mais, il prĂ©fĂ©ra dĂ©fendre ses convictions, plutĂŽt que de se compromettre, risquant et sacrifiant sa carriĂšre politicienne qui, aux dires de tous les historiens sĂ©rieux, l’aurait menĂ© Ă  de grandes responsabilitĂ©s.

Il faut ajouter que mĂȘme lorsqu’il quitta les partis dits respectables pour fonder la British Union of Fascists, il continua Ă  jouir du respect d’une partie de la haute sociĂ©tĂ© britannique et d’une partie de l’intelligentsia.

On connaüt le Mosley de l’avant-guerre, mais qu’en est-il du Mosley de l’aprùs-guerre ?

C’est bien lĂ  un des drames de la vie de Mosley qui considĂ©rait que la pĂ©riode de l’aprĂšs-guerre fut sa pĂ©riode la plus fĂ©conde et aussi, faut-il le mentionner, la plus longue. AprĂšs la guerre, durant laquelle il put lire et Ă©tudier Ă  cause de son internement, il dĂ©veloppa l’idĂ©e d’une « Nation Europe » basĂ©e sur un socialisme europĂ©en qui n’a rien Ă  voir avec celui promu par les SoviĂ©tiques ou mĂȘme les Travaillistes. Il dĂ©veloppa aussi une critique constructive de l’Ɠuvre nietzschĂ©enne, jetant les bases d’une pensĂ©e europĂ©enne, inspirĂ©e autant par Goethe que par les philosophes grecs, dans laquelle la volontĂ© d’accomplir devient l’ambition ultime de l’homme.

Dans le domaine plus concret et terre Ă  terre, il fut Ă©galement l’un des premiers politiciens Ă  proposer la remigration et Ă  entrevoir les dĂ©fis dĂ©mographiques et sociaux liĂ©s Ă  une immigration de masse qui ne faisait Ă  l’époque que dĂ©buter.

Oswald Mosley. L’Union fasciste britannique, Cahier d’Histoire du nationalisme (n°14), Remi Tremblay, 180 pages, 20 €.

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