La montĂ©e de l’islamisme Ă  travers l’Europe ne laisse pas inertes les services de police des diffĂ©rents États qui la dĂ©composent. Contrairement Ă  ce que peuvent penser certains de nos concitoyens, ils sont parfaitement informĂ©s de ce qui se trame un peu partout. Les fiches alimentĂ©es par des services d’information efficaces s’accumulent sans qu’elles puissent rĂ©ellement ĂȘtre exploitĂ©es du fait des contraintes imposĂ©es, par le droit local en particulier, par les droits de l’homme en gĂ©nĂ©ral. Les informations circulent, mais Ă  quoi bon puisque, tant que « le radicalisé » n’est pas passĂ© Ă  l’acte, il est innocent.

Quelques hauts responsables aussi frustrĂ©s qu’impuissants en viennent Ă  farfouiller dans les poubelles de l’histoire pour retrouver quelques prĂ©cĂ©dents particuliĂšrement instructifs
 Chut ! Des oreilles malveillantes peuvent nous entendre


« Mais oui, mais c’est bien sĂ»r ! » comme le clamait un commissaire cĂ©lĂšbre : « L’Europe, c’est l’AlgĂ©rie des annĂ©es 50 ! »

La Une du Journal d'Alger au lendemain de la Toussaint rouge.

La Une du Journal d’Alger au lendemain de la Toussaint rouge.

Comment ont Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©s les rĂ©seaux des poseurs de bombe de la Zone Autonome d’Alger de Yacef Saadi ? Comment ont Ă©tĂ© anĂ©anties les filiĂšres de trafiquants d’armes qui alimentaient les maquis de l’ArmĂ©e de LibĂ©ration Nationale ou ses unitĂ©s cantonnĂ©es au Maroc et en Tunisie ?

Comment la 10e Division de Parachutistes avait-elle pu gagner la Bataille d’Alger ? Impuissant Ă  rĂ©gler le problĂšme selon les procĂ©dures de droit applicables en temps de paix, malgrĂ© les informations qui s’accumulaient dans les commissariats, le gouvernement avait usĂ© sournoisement d’un trĂšs inattendu coup de Massu. Il faisait de ce brave gĂ©nĂ©ral un prĂ©fet de police tout Ă  fait prĂ©sentable, avant de lui confier les pleins pouvoirs en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. On connaĂźt la suite.

Si pour la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure le dispositif s’avĂ©rait efficace, qu’en Ă©tait-il de la sĂ©curitĂ© extĂ©rieure ? Comment contourner cette impunitĂ© de facto dont bĂ©nĂ©ficiaient les trafiquants commanditĂ©s par des puissances Ă©trangĂšres ? Les rĂšgles de droit international ne pouvaient ĂȘtre bafouĂ©es ouvertement, d’autant que l’ONU commençait Ă  loucher dans les gamelles françaises pour voir ce qui s’y mitonnait.

Curieusement on assista Ă  l’émergence d’une organisation occulte qu’on s’empressa de baptiser « Main-Rouge ». Elle frappait dans toute l’Afrique du Nord, voire en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie, vĂ©ritables nids de trafiquants d’armes et de rĂ©seaux de soutien financier. De temps Ă  autre un navire chargĂ© d’armes coulait, victime d’une regrettable explosion.

L’un des membres « bienfaiteurs » de cette tĂ©nĂ©breuse organisation, Bob Maloubier, un ancien rĂ©sistant, agent du Service Action du Service de Documentation ExtĂ©rieure et Contre-Espionnage (le sulfureux SDECE), rappelle non sans malice, ce que fut son action : « Chaque fois qu’il y avait quelque chose on disait : c’est la Main rouge ! Et la Main rouge n’existait pas du tout ! Ça couvrait le service. »

Comme le dira tout au long de sa vie, un adepte farouche de la takya politicienne, ce vieux retors de Grand Charles : il n’y a pas d’omelette sans casser des Ɠufs. Encore faut-il s‘accorder sur leur nombre (les harkis l’apprendront Ă  leurs dĂ©pens).

L’histoire qui aime bien s‘accorder çà et lĂ  un petit moment de dĂ©tente, nous offre un curieux dĂ©tour qui ne manque pas de piquant. Certes, il s’agissait alors d’extirper le terrorisme comme n’importe quelle tumeur maligne, mais tout de mĂȘme !

DĂšs l’automne 1961 et compte tenu des pourparlers entrepris avec le Gouvernement Provisoire de la RĂ©publique AlgĂ©rienne (GPRA), la police mĂ©tropolitaine, (notamment celle de la Seine) reçut l’ordre de lever le pied dans la chasse aux hommes de la wilaya VII, quand bien mĂȘme flinguaient-ils Ă  tout-va des commissariats de quartiers et des policiers tant europĂ©ens que musulmans, avant de mutiler ou d’abattre par centaines leurs coreligionnaires qui refusaient de payer l’impĂŽt patriotique ou qui fricotaient avec le MNA.

Alors que leurs armoires dĂ©bordaient de fiches concernant collecteurs et tueurs, des officiers de police, outrĂ©s, fournirent les informations Ă  l’ORO (Organisation-Renseignement-OpĂ©ration) de l’OAS. Ses commandos se firent alors un devoir d’effectuer des descentes punitives dans les cafĂ©s nord-africains oĂč siĂ©geaient les tribunaux du FLN.

Et les annĂ©es passĂšrent. Alors ministre de l’intĂ©rieur, Charles Pasqua qui avait frĂ©quentĂ© bon nombre des officines Ă©voquĂ©es ci-dessus, ne voyait qu’un moyen pour dissiper les sombres nuages qui commençaient Ă  s’amonceler au-dessus de nos tĂȘtes : terroriser les terroristes. Pourquoi pas ! Mais comment ? Aujourd’hui le problĂšme qui n’a fait que se compliquer (Schengen oblige) reste entier d’autant qu’il affecte notre continent dans son ensemble.

Allons Angela, rĂ©flĂ©chissez. Comment effrayer des djihadistes qui, jusqu’à prĂ©sent, se rĂ©jouissent de ne voir en l’Allemagne qu’un gigantesque « Open Club Med » ?

Et vous chĂšre Theresa, comment foutre les jetons Ă  des Anglais de fortune pour lesquels le multiculturalisme n’est qu’une façade permettant de masquer le bĂ©tonnage d’un communautarisme pur et dur ?

Quant Ă  vous, brillant Emmanuel, humaniste convaincu, quand et comment rendrez-vous verts de trouille ces adeptes de la takya originelle, la vraie ? Ils usent et abusent de la tolĂ©rance comme d’un bouclier, pour poursuivre le travail de sape de ce que vous appelez les sacro-saints principes de la rĂ©publique ?

Souvenez-vous des paroles de ce grand rĂ©publicain qu’on ne manque pas d’honorer, encore de nos jours, Georges Clemenceau (surnommĂ© d’ailleurs le Tigre, pas le Minet) : « La tolĂ©rance ? Il y a des maisons pour cela ! »

Au nom de cette fausse tolĂ©rance, parce qu’unilatĂ©rale, n’institutionnalisons-nous pas un bordel sauvage fermĂ© Ă  tout contrĂŽle prophylactique. Et la vĂ©role de se rĂ©pandre à travers le pays


Vous, grand adepte des LumiĂšres, craignez que quelques confrĂ©ries d’imams particuliĂšrement radicalisĂ©s, ne viennent les souffler en imposant ce couvre-feu islamiste qui plonge dĂ©jĂ  dans les tĂ©nĂšbres quelques contrĂ©es de notre planĂšte.

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