Richelieu mourut trop tĂŽt pour assister Ă  la bataille de Rocroi (1643), premiĂšre victoire d’une sĂ©rie qui allait mener aux traitĂ©s de Westphalie et des PyrĂ©nĂ©es.

Avant de mourir Ă  son tour, le roi avait instituĂ© un conseil de rĂ©gence afin d’écarter des affaires la reine et le duc d’OrlĂ©ans. Mais Anne d’Autriche fit casser cette dĂ©cision par le parlement, qui la nomma rĂ©gente. Et elle nomma Ă  son tour principal ministre le cardinal Mazarin, homme de confiance des derniĂšres annĂ©es de Richelieu (aprĂšs le pĂšre Joseph). Choix judicieux, parce qu’il Ă©tait le seul Ă  tenir les fils des nĂ©gociations diplomatiques en cours. Mais aussi parce qu’il devait tout Ă  la faveur de la reine et serait donc tout entier dĂ©vouĂ© Ă  la cause royale.

Or, Ă  la mort de Richelieu, ceux qu’il avait malmenĂ©s (c’est-Ă -dire tout le monde) relevĂšrent la tĂȘte, Ă  commencer la noblesse : c’est ce qu’on a appelĂ© la « cabale des importants ». On tĂącha de les dĂ©sarmer par des largesses, comme on l’avait fait en 1610, mais le trĂ©sor Ă©tait plus que vide. La gloire n’a pas de prix, mais elle n’est pas gratuite : les recettes avaient Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©es avec quatre ans d’avance ! Particelli, Italien arrivĂ© dans le sillage de Mazarin, inventa des taxes nouvelles, retarda le paiement des rentes et de ce qu’on devait aux fournisseurs et aux fonctionnaires.

Mais, sourds et aveugles aux avantages de la gloire, les sujets ainsi lĂ©sĂ©s eurent le toupet d’en montrer quelque humeur, notamment les Parisiens, particuliĂšrement visĂ©s. En 1649, Mazarin et Particelli annoncĂšrent qu’on cesserait de payer pendant quatre ans les magistrats des cours souveraines (cour des comptes, cour des aides et grand conseil), en Ă©change d’une reconduction pour neuf ans de l’hĂ©rĂ©ditĂ© des charges (laquelle avait Ă©tĂ© concĂ©dĂ©e moyennant le paiement
 d’un autre impĂŽt, la paulette).

Par prudence, ils n’étendirent pas cette mesure aux membres du parlement. Ceux-ci n’en prirent pas moins la dĂ©fense des autres magistrats. InspirĂ©s par l’exemple du parlement anglais, alors en rĂ©volte contre Charles Ier Stuart, ils se posĂšrent en reprĂ©sentants de la nation, une sorte de commission permanente des Ă©tats gĂ©nĂ©raux qu’on ne rĂ©unissait plus.

Ils n’étaient, il est vrai, qu’une cour de justice, tandis que les deux chambres du parlement anglais formaient une assemblĂ©e reprĂ©sentant toutes les Ă©lites du royaume. Certes. Mais le parlement anglais Ă©tait Ă  l’origine, lui aussi, une cour de justice. Rien n’interdisait d’envisager en France une Ă©volution similaire. Le parlement appela donc les cours souveraines Ă  dĂ©libĂ©rer ensemble de la rĂ©forme des institutions. La rĂ©gente interdit cette assemblĂ©e, qui eut lieu quand mĂȘme et adopta en juin 1648 vingt-sept articles Ă©nonçant les droits de la nation, inspirĂ©s de la Grande Charte anglaise.

Le parlement n’était certes pas, ou pas encore, une assemblĂ©e reprĂ©sentative, mais, il semble que ses revendications ne laissaient pas la population indiffĂ©rente, puisqu’elle prit parti pour lui. La reine avait fait mine d’accepter ses demandes, mais, deux mois plus tard, Ă  la faveur de la victoire de Lens, elle fit arrĂȘter les chefs de l’opposition, notamment Broussel. AussitĂŽt, des barricades s’élevĂšrent dans Paris et la rĂ©gente s’inclina de nouveau (aoĂ»t 1648). Qui allait sauver la monarchie ?

Les chroniques de Pierre de Laubier sur l’« Abominable histoire de France » sont diffusĂ©es chaque semaine dans l’émission « SynthĂšse » sur Radio LibertĂ©s.

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