Ce sont les duettistes sanguinaires « LĂ©nine » et « Staline » qui ont fait croire que le « marxisme, ce sont les soviets plus l’électricité ». En rĂ©alitĂ©, l’An 1914, quand l’Europe se lance dans une fort belle tentative de suicide, la Russie est devenue un trĂšs puissant pays industriel.

L'empereur Nicolas II présentant une icÎne à la dévotion de ses soldats.

L’empereur Nicolas II prĂ©sentant une icĂŽne Ă  la dĂ©votion de ses soldats.

Contrairement Ă  ce qu’a fait croire l’ineffable propagande marxiste, l’économie russe d’avant la Grande Guerre est performante, mĂȘme si elle n’est pas encore adaptĂ©e Ă  la fourniture de l’énorme marchĂ© intĂ©rieur. Il existe mĂȘme une lĂ©gislation sociale trĂšs avancĂ©e, hĂ©las rarement appliquĂ©e. Si les Russes acceptent des fonds Ă©trangers (en 1905, les agences moscovites du CrĂ©dit Lyonnais emploient 400 personnes, in Morin, 1983), ils pratiquent l’autarcie Ă©conomique, mettant un maximum d’obstacles Ă  l’implantation dans l’Empire d’industriels Ă©trangers (Grunwald, 1975), et les industriels allemands sont les plus haĂŻs (mĂȘme source). Trois ouvriers russes sur quatre Ɠuvrent pour des entreprises de plus de 100 ouvriers et employĂ©s. L’industrialisation russe a Ă©tĂ© d’emblĂ©e de type moderne, soit trĂšs concentrĂ©e (Liebman, 1967), mais dans une orientation protectionniste.

De 1880 Ă  1914, la Russie Ă  l’Ouest des Monts Oural s’est trĂšs rapidement industrialisĂ©e (Grunwald, 1975 ; Clark, 2013). La production industrielle croĂźt d’environ 5 %/an et la production agricole de 2 %/an durant les 25 annĂ©es prĂ©cĂ©dant la guerre. La production nationale croĂźt plus rapidement qu’en France et en Grande-Bretagne, mais nettement moins vite qu’aux USA et dans le Reich (Aron, 1977).

AprĂšs la Grande Guerre et sa continuation en guerre civile et les massacres immondes perpĂ©trĂ©s par les bolcheviques, aprĂšs la dĂ©sorganisation totale de l’économie par le crĂ©tinisme marxiste, il faudra attendre la fin des annĂ©es 1920 pour en revenir aux chiffres de production des derniĂšres annĂ©es du tsarisme (Aron, 1977).

L’extraction miniĂšre et pĂ©troliĂšre a explosĂ© entre 1890 et 1914. Les Monts Oural fournissent 80 % du platine mis sur le marchĂ© (Morin, 1983). On extrait annuellement, de 1910 Ă  1913, entre 34 et 36 millions de tonnes (T) de charbon. La production de fonte est de 5 millions T, celle de l’acier de 4,5 Ă  4,7 millions T (Mende, 1955 ; Gaillard, 1998). L’extraction de pĂ©trole est de 9 Ă  10 millions T/an (Gaillard, 1998), dans le Caucase, oĂč se font une concurrence acharnĂ©e le trust Bnito des Rothschild, dirigĂ© localement par Marcus Samuel, et la filiale Asiatic Petroleum Cy de la Royal Dutch Shell d’Henry Deterding, jusqu’à ce que l’agitation antijuive des Caucasiens (dirigĂ©s en 1903 par Joseph Dougashvili, bientĂŽt surnommĂ© « Staline » par « LĂ©nine ») entraĂźne la cession, en 1909-1910, de 80 % des parts des Rothschild au trust anglo-nĂ©erlandais, moins typĂ© ethniquement (Yergin, 1993).

La dĂ©convenue des Rothschild se surajoute aux autres griefs des financiers juifs Ă  l’encontre du rĂ©gime tsariste, singuliĂšrement ceux de la Banque Kuhn-Loeb de New York, oĂč Ɠuvre Jacob Schiff, et ceux de la Banque Warburg de Hambourg, oĂč l’on sert de relais entre les cousins humanistes de la City et de Wall Street et les rĂ©volutionnaires juifs de Russie, via diverses banques juives de SuĂšde. Le groupe Rothschild a investi beaucoup de capitaux en Russie, Ă  partir de 1892 (Lottman, 1995 ; Ferguson, 1998-2).

L’industrie textile est concentrĂ©e Ă  Moscou et Ă  Saint-PĂ©tersbourg (Gaillard, 1998). 80 % du personnel, misĂ©reux car sous-payĂ©, des usines textiles sont des femmes, mais les 600 000 mineurs et mĂ©tallurgistes sont tous des hommes (Troyat, 1959), contrairement Ă  ce que l’on verra sous le rĂ©gime communiste, oĂč la femme sera traitĂ©e en bĂȘte de somme. Moscou est aussi un grand centre mĂ©tallurgique. Seuls les ouvriers trĂšs spĂ©cialisĂ©s sont aussi payĂ©s que leurs homologues français (Liebman, 1967).

Le terrain plat de la Russie est favorable Ă  un tracĂ© fort simple des voies ferrĂ©es, avec une quasi-absence de ponts et de viaducs ; ceci ajoutĂ© au trĂšs faible coĂ»t du charbon et de la main-d’Ɠuvre fait des chemins de fer russes une entreprise trĂšs rentable (Morin, 1983). L’étĂ© 14, l’Empire est sillonnĂ© d’environ 60 000 km de voies ferrĂ©es (Mourousy, 1992) et l’on compte environ 20 000 locomotives en Ă©tat de marche (Liebman, 1967).

Le commerce d’exportation se fait surtout par voie maritime et c’est lĂ  qu’entre en jeu la question de la libre circulation des navires dans les DĂ©troits unissant Mer Noire et MĂ©diterranĂ©e, soit du Nord au Sud : le Bosphore et les Dardanelles, oĂč les Turcs ont installĂ© une puissante artillerie de chez Krupp. 90 % des exportations de blĂ© et de mĂ©taux d’Ukraine passent par cette voie, de mĂȘme qu’une grande partie des importations (McMeekin, 2011).

L’Empire russe est alors le plus gros exportateur de cĂ©rĂ©ales de la planĂšte (Mende, 1955), alors que la grotesque agriculture soviĂ©tique transformera l’URSS en importateur de grains. L’alliance germano-turque met en pĂ©ril le commerce extĂ©rieur russe. En outre, le rapport de force en Baltique est Ă©galement trĂšs dĂ©favorable aux Russes, qui exportent vers le Danemark du beurre de SibĂ©rie, revendu ensuite sous l’estampille « beurre danois », (Morin, 1983), en plus des cuirs, des peaux et du bois de construction.

Le rĂ©armement russe, aprĂšs le dĂ©sastre de la guerre russo-japonaise, est aussi bien liĂ© Ă  des considĂ©rations de commerce extĂ©rieur qu’à une politique de prestige, visant Ă  laver l’affront de la dĂ©faite de 1905 (Alan Taylor, 1971, soutient que les motivations commerciales sont les plus fortes
 c’est un avis de Britannique !).

Les prix Ă  la consommation, comme partout ailleurs, ont beaucoup augmentĂ© de 1900 Ă  la guerre. Les salaires rĂ©els n’ont pas progressĂ©. En 1900, ils Ă©quivalaient en moyenne Ă  35 % des salaires ouvriers français, sauf chez les mĂ©caniciens spĂ©cialisĂ©s, bien payĂ©s (Kovalevsky, 1900). Faut-il s’étonner que le taux d’illĂ©gitimitĂ© soit le plus Ă©levĂ© d’Europe, atteignant 9 % des naissances et touchant essentiellement la population ouvriĂšre, misĂ©reuse autant que dĂ©racinĂ©e (Troyat, 1959) ? Tout ouvrier doit avoir un passeport intĂ©rieur. Les pĂ©nalitĂ©s pour fautes professionnelles alimentent dans chaque entreprise une caisse de secours mutuel (Kovalevsky, 1900).

Il existe une lĂ©gislation sociale trĂšs avancĂ©e, mais elle est trĂšs mal appliquĂ©e ; en outre, elle ne saurait remplacer des salaires dĂ©cents. La loi du 26 aoĂ»t 1866 exige des entreprises qu’elles assurent des soins gratuits Ă  leurs ouvriers et un logement Ă  bon marchĂ©. Depuis la loi du 1er juillet 1882, le travail des moins de 12 ans est interdit et la journĂ©e de travail des 12-15 ans est limitĂ©e Ă  8 heures. La loi du 3 juillet 1886 interdit le travail de nuit des femmes et des moins de 18 ans et abolit le paiement en nature des ouvriers. La loi du 2 juin 1897 limite Ă  11 h 30 la durĂ©e quotidienne du travail des adultes, mais il existe environ 90 jours fĂ©riĂ©s par an, pour cause religieuse (Kovalevsky, 1900, qui indique toutes ces dates en calendrier grĂ©gorien). La loi du 1er janvier 1904 rĂ©git l’indemnisation des accidents du travail.

En 1906, annĂ©e oĂč on limite Ă  10 heures la durĂ©e quotidienne du travail des adultes, les syndicats sont autorisĂ©s. En pratique, ils ne sont qu’un refuge commode pour les activistes qui s’occupent davantage de menĂ©es subversives que d’amĂ©liorer le sort des pauvres. À compter de 1903, deux grĂšves sur trois ont un caractĂšre politique et non Ă©conomique ; pour la seule annĂ©e 1905, aprĂšs le massacre de janvier, on dĂ©nombre 13 392 mouvements de grĂšve (Mousset, 1945).

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