D’origine allemande, Georges, FĂ©lix de Wimpffen (1744-1814) est officier au service de la France et se fait naturaliser sujet du roi. Il participe Ă  la campagne de Corse de 1768, puis au siĂšge de Gibraltar durant la guerre d’indĂ©pendance amĂ©ricaine.

En 1788, il est promu marĂ©chal de camp (gĂ©nĂ©ral de brigade). Bien que franc-maçon, il n’appartient pas Ă  la coterie orlĂ©aniste lorsqu’il siĂšge aux États GĂ©nĂ©raux, Ă©lu de la noblesse : il est de sentiment « monarchien » (partisan d’une monarchie constitutionnelle).

En 1792, il commande la place de Thionville, lorsqu’elle est assiĂ©gĂ©e, du 24 aoĂ»t au 18 octobre, par les Prussiens. Il est promu divisionnaire et commande, en avril-mai 1793, l’armĂ©e des CĂŽtes de Cherbourg, avec le comte Joseph de Puisaye comme chef d’état-major.

TrĂšs irritĂ© par la mise Ă  mort du roi, il accepte de diriger les forces rĂ©publicaines « fĂ©dĂ©ralistes » (soit anti-parisiennes) de Normandie, qui, trĂšs mal entraĂźnĂ©es et peu motivĂ©es, se dĂ©bandent sans combattre entre Vernon et BrĂ©court, le 13 juillet 1793. Il reprend ses troupes en main et remporte une petite victoire, le lendemain, Ă  Pacy-sur-Eure (et nombre d’auteurs confondent les deux combats), mais il se retrouve bientĂŽt presque sans hommes et passe en Grande-Bretagne.

Il rentre en France en 1800 et NapolĂ©on le nomme Inspecteur gĂ©nĂ©ral des haras en juillet 1806. Il est crĂ©Ă© baron d’Empire en 1809, sans avoir participĂ© aux campagnes impĂ©riales.

 

Ce portrait est le dernier de la sĂ©rie que Bernard Plouvier a consacrĂ© aux EuropĂ©ens dans la RĂ©volution française ; aux lecteurs passionnĂ©s par cette Ă©poque de l’histoire nationale, EuroLibertĂ©s conseille vivement son Dictionnaire de la RĂ©volution française, paru aux Éditions Dualpha. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Dictionnaire de la RĂ©volution française, paru aux Éditions Dualpha.

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