Il y a cent ans s’achevait la premiĂšre phase de la « Guerre civile europĂ©enne » du XXe siĂšcle. Euphoriques aprĂšs tant d’annĂ©es de souffrances, d’efforts et de sacrifices, les survivants ignoraient que la tragĂ©die recommencerait plus d’une vingtaine d’annĂ©es aprĂšs en raison des calamiteux traitĂ©s de paix de 1919 – 1920 voulus par trois incontestables ordures : Georges Clemenceau, Thomas Woodrow Wilson et Lloyd George.

C’est dans le contexte des commĂ©morations de ce centenaire que les Ă©ditions Fayard sortent L’autre siĂšcle (2018, 314 p., 22,50 €), une uchronie dirigĂ©e par Xavier Delacroix. RĂ©unissant Ă©crivains et historiens, l’ouvrage s’interroge sur la suite du conflit si les Allemands avaient gagnĂ© la bataille de la Marne en septembre 1914. On pouvait craindre le pire, car les participants communient avec rĂ©gularitĂ© dans la plus haute des corrections politiques. Or, exceptĂ©es quelques incohĂ©rences narratives et une tendance Ă  vouloir conserver un dĂ©terminisme comportemental anachronique, L’autre siĂšcle constitue une bonne surprise. Les auteurs sortent des sentiers battus et Ă©prouvent presque une nostalgie rĂ©troactive pour un hypothĂ©tique monde issu de la victoire des Empires centraux en 1915.

MalgrĂ© la violence des combats de l’annĂ©e 1914 et les 400 000 morts français souvent dus Ă  l’incompĂ©tence criminelle de gĂ©nĂ©raux français rĂ©publicains, laĂŻques et francs-maçons, le conflit ne provoque pas une vaste saignĂ©e dĂ©mographique si bien que la France garde un tissu rural vivant qui se caractĂ©rise par un bilinguisme effectif entre la langue de MoliĂšre et les patois. Victorieux, le Kaiser Guillaume II organise le continent autour de la Mitteleuropa, matrice d’une Union europĂ©enne plus efficace Ă  venir
 Dans ce monde apaisĂ© dans lequel les Alsaciens – Lorrains ont exprimĂ© par plĂ©biscite leur volontĂ© de rester allemands, le conservatisme aristocratique de Berlin, de Munich, de Vienne et de Budapest se concilie avec la modernitĂ© technique et scientifique.

L’engagĂ© volontaire Adolf Hitler Ă©pouse la niĂšce de son mĂ©decin, le Dr. Edmund Forster, et devient le brillant directeur de l’École des Beaux-Arts de Berlin. Depuis les États-Unis, François Truffaut lance la New Wave cinĂ©matographique. Les auteurs auraient-ils oubliĂ© que le cinĂ©ma français d’avant 1945 Ă©tait le premier au monde ? Pourquoi alors plonger des rĂ©alisateurs français dans la fange d’Hollywood ? On y croise aussi les figures d’Ernst JĂŒnger, de Louis Aragon et de Pierre Drieu La Rochelle. En Orient, le baron von Ungern-Sternberg gouverne la Mongolie et aspire Ă  unir autour de lui tous les peuples sibĂ©riens tandis que le Caucase est dirigĂ© par le « national-communiste » Iossif Djougachvili


Par cette intĂ©ressante uchronie, les treize auteurs prouvent par l’irrĂ©el que John Maynard Keynes et Jacques Bainville avaient pleinement raison de dĂ©noncer les consĂ©quences dĂ©sastreuses de l’illusoire « paix » de 1918. On a tendance Ă  dire que les courageux « Poilus » sont morts pour la libertĂ©. Grossier mensonge ! Un siĂšcle plus tard, on sait que leur sacrifice fut vain, car l’Empire allemand Ă©tait tout aussi libre, sinon plus, que la putride IIIe RĂ©publique française. Il y a dans l’histoire des victoires qu’il aurait fallu perdre.

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Cette chronique hebdomadaire du Village planétaire a été diffusée sur Radio Libertés.

L’autre siùcle de Xavier Delacroix (Fayard, 2018, 314 p., 22,50 €).

L’autre siùcle de Xavier Delacroix (Fayard, 2018, 314 p., 22,50 €).

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